SANO : quand le théâtre devient vecteur de dialogue


Rédigé par - Angers, le Mardi 15 Mai 2012 à 08:05


Les créations théâtrales qui réunissent des Israéliens et Palestiniens sont plutôt rares. SÃNÕ, est une création sur le thème de l'identité qui réunit de jeunes angevins et finlandais auxquels sont associés en images des jeunes Israéliens et jeunes Palestiniens. Elle est menée à partir de rencontre entre les élèves du lycée David d’Angers et leurs camarades de Tel-Aviv et Kuopio sur des images de Ramallah.



adolescents palestiniens à coté du mur érigé par l'état israélien (photo Médecins du Monde)
adolescents palestiniens à coté du mur érigé par l'état israélien (photo Médecins du Monde)
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Pays voisins et déchirés par un conflit qui n’en finit pas, Israël et Palestine peuvent parfois trouver un terrain d’entente pour mener à bien un projet culturel, en collaboration avec d’autres pays. La paix est possible surtout si chacun accepte, à un moment ou un autre, de prendre du recul et de se pencher sur son identité. Le théâtre peut contribuer au rapprochement entre ces deux nations, SÃNÕ la création du lycée David d’Angers emmenée par le metteur en scène Ludovic Kefendal et la professeure de lettres Chantal Riou, en apporte la preuve.

Soutenus par la ville d’Angers dans le cadre de l’opération « Angers Israël Palestine » et la LICRA 49 (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) des lycéens de l’atelier théâtre SÃNÕ du lycée David d’Angers vont partir vers Israël pour travailler avec des jeunes d'un lycée artistique de Tel-Aviv et rencontrer des jeunes d'un théâtre de Ramallah.

« Je tiens à saluer l'engagement et la ténacité de tous les participants qui prouvent, une fois encore, que la culture et la création artistique sont des vecteurs essentiels pour le dialogue et le vivre ensemble », déclare sur son site web la présidente de la LICRA 49.

SÃNÕ est la phonétique de « 100 noms » mais aussi de « Sans nom » et qui veut dire en finnois « dire, parler ». Dans un projet au cours duquel vont se croiser, se découvrir, se rencontrer un peu plus d’une soixantaine de personnes, présentes ou non sur scène, chacun se présente avec un nom et un prénom qui déjà porte en eux nombre d’histoires, cherchant à construire, écrire et présenter une histoire à partir de ces histoires contenues dans ces noms et prénoms.

Le nom comme bagage, fardeau pour les uns, fierté pour les autres. Le nom qui rattache à une parentèle, qui attache et emprisonne le regard d’autrui. Un prénom qui porte ou des croyances, ou des rêves ou l’amour et l’espoir que des parents lèguent à leurs enfants

Ce bagage se remplira, se modifiera et prendra des formes variées tout au long du processus du projet. Il portera en lui des témoignages, d’autres histoires, objets, photos, vidéos aussi des rencontres qui se seront établies entre les lycéens et les collégiens de chaque pays concerné par ce projet.

Les lycéens formeront des binômes avec des collégiens dont ils seront les messagers, les relais dans une relation qui s’établira avec d’autres collégiens de chaque pays participant.

Pour ce projet Ludovic Kerfendal est accompagné d’artistes venant de chacun des pays impliqués non seulement pour donner aux élèves participants la possibilité de créer avec d’autres artistes, mais encore de se frotter lui même à des pratiques artistiques qui lui sont étrangères.

Trois représentations sont prévues à la salle Claude Chabrol, route de pruniers, à Angers

- Mercredi 16 mai à 15h00 (matinée scolaire)
- Mercredi 16 mai à 20h00
- Dimanche 20 mai à 20h00

Prix des places : scolaires 4 € / adultes 8 € (prix de soutien 12 €)




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Abu le 15/05/2012 11:45 | Alerter
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Encore une exploitation pitoyable de l'image des palestiniens à des fins politiques naïves. . .
La Licra s'y mêle, c'est bien la preuve du caractère pernicieux de cette démarche.
Qu'aurait-on dit si au début des années 40, en plein conflit, ces lycéens avaient fait un projet angevin Judéo-Nazi ?

"la culture et la création artistique sont des vecteurs essentiels pour le dialogue et le vivre ensemble", déclare sur son site web la présidente de la LICRA 49." OUI d'accord, mais elle oublie de dire...

2.Posté par Moché le 19/05/2012 13:52 | Alerter
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mon cher Abu
Tout d'abord mon premier souhait pour toi en tant que frère parmi les hommes c'est que ni toi ni tes parents ni tes enfants ne connaissent ce qu'a été réellement le régime nazi, ni les chambres a gaz. car toi et toute ta descendance en serez traumatisés à jamais.

Comparer l’état d’Israël a un régime nazi alors que deux millions et demi de palestiniens vivent mieux que toutes les populations de la région, droits sociaux,accé à des postes tel que seconds au gouvernement, députés qui ...

3.Posté par ludovic Kerfendal le 19/05/2012 16:09 | Alerter
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Monsieur,

Je suis Ludovic Kerfendal, metteur en scène de Sano, et tiens à vous faire part de l'étonnement qui est le mien en prenant connaissance de votre article. J’y découvre un certain nombre d’erreurs et regrette qu’à aucun moment vous n'ayez cherché à me contacter, ni qui que ce soit impliqué dans ce projet, pour entendre ce qu'il en était de son déroulement, de son avancée. Cela est d’autant plus ennuyeux que pour moi ce projet ne saurait être en rien la preuve de la possibilité d’un rap...

4.Posté par Yannick Sourisseau le 19/05/2012 17:15 | Alerter
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Monsieur Kerfendal, je vous remercie de votre intervention et je comprend votre étonnement. Le présent sujet a été élaboré a partir d'un communiqué adressé à la presse locale par la Mairie d'Angers afin d'informer sur la présentation de votre pièce dans une salle Angevine. Ayant suffisamment d'éléments pour présenter le sujet nous n'avons pas jugé utile de vous contacter, d'ailleurs vos coordonnées ne nous ont pas été communiquées. Il s'agissait pour nous d'une simple présentation afin d'inci...








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