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San Carol, artiste type ambigu


Rédigé par - Le Mardi 12 Avril 2016 à 08:00


En deux albums et à peine un lustre d'ancienneté, San Carol -le projet porté par Maxime Dobosz- a su imposer un style singulier, prenant garde à éviter les sentiers battus... et ceux qu'on s'attend à le voir battre. Il sera mercredi soir sur la scène des Inouïs du Printemps de Bourges, et vient de sortir un album de remixes "peu catholiques" de son "Humain trop Humain".



Maxime Dobosz, ici à Exit Music for a Drink, défendra San Carol sur la scène des Inouïs du Printemps de Bourges, demain soir (mercredi).
Maxime Dobosz, ici à Exit Music for a Drink, défendra San Carol sur la scène des Inouïs du Printemps de Bourges, demain soir (mercredi).
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Bourges. Son Printemps. Son tremplin Inouïs, aire d'accueil quasi-institutionnalisée sur l'autoroute du succès musical. Voilà bien un lieu où l'on n'imaginait pas forcément retrouver le San Carol de Maxime Dobosz, adepte du contrepied et des chemins de traverse.
Le 13 avril, il y défend pourtant son univers, avec ses camarades de jeu : sélectionné parmi les quelque 190 impétrants des Pays de la Loire, l'Angevin s'est fait peu à peu à cette idée, "heureux d'avoir conquis un jury difficile et de travailler avec des gens sérieux." Une date qui tombe au milieu du gué, un peu plus d'un an après la sortie de son deuxième album, "Humain trop humain" et alors que le 3e s'enregistre au fil de l'eau.

Ça, c'est pour l'actualité chaude. Pour le reste, il s'agit de prendre un peu de temps, et de profondeur, pour tenter de croquer le bonhomme. Le sourire accroché aux lèvres, derrière une barbe fournie, on retrouve Maxime dans l'un de ses repaires angevins : Exit Music for a Drink, là même où il se nourrit de vinyles, de sons et de musiques à n'en plus finir. "Je m'y suis mis tard, à partir de la seconde, puis sérieusement à mon entrée en fac", indique-t-il. En quelques années seulement -le jeune homme n'a "que" 25 ans- Maxime s'est constitué une culture musicale remarquable, qui permet de mieux appréhender sa propre création.

Des références écoutés et intégrés, comme autant "d'éléments de comparaison" à ce qui naît d'un esprit à tout le moins fécond. "Je suis un piètre guitariste, c'est pire au clavier, mais je sens les choses quand je compose. Et je ne sors jamais un morceau sans en être satisfait", souligne Maxime, qui relève lui-même le trait commun à son travail sur le projet San Carol depuis sa genèse : "S'il doit y avoir une évidence, c'est l'aboutissement, la qualité des morceaux, dans leur diversité."
"San Carol est une des facettes de ce que je peux faire, le côté un peu extravagant de ma personnalité, même si le projet change petit à petit d'orientation. Mais le propos lui, ne change pas : c'est celui de l'ambiguïté" 

Présomptueux, le garçon ? On promet le contraire. Objectif, tout simplement, si l'on en juge par les critiques qui ont accompagné la sortie de "La Main Invisible" -sous l'égide de l'un de ses "pères spirituels", Yan Hart-Lemonnier (de feu Ego Twister Records)- ou de "Humain trop Humain"(Gonzaï). Bref, le talent de Dobosz ne fait guère débat ; ce qui anime les discussions à son endroit, c'est le côté déroutant du personnage. Dans quelle case le contenir ? L'électro pop, le shoegaze, le rock indé ? "Je ne veux pas être là où l'on m'attend", commente Maxime dans un sourire, mais sans concession. "San Carol est une des facettes de ce que je peux faire, le côté un peu extravagant de ma personnalité, même si le projet change petit à petit d'orientation. Mais le propos lui, ne change pas : c'est celui de l'ambiguïté."

Le voici, ce mot qui trame l'histoire "stressante" de San Carol, depuis que Maxime Dobosz a quitté Le Mans pour Angers, avec l'ambition "de créer un disque, quelque chose d'enfin abouti". Ambigu, donc. Dans son désir d'élargir son auditoire et de "jouer dans de belles salles" tout en refusant de "suivre la mode" : le 3e album s'annonce ainsi "plus efficace". Dans son attention "aux critiques, celles qui comptent" (Gonzaï, Magic, new Noise NDLR), tout en assumant à 200 % le chemin tortueux qu'il emprunte. Dans sa volonté de voir où il peut emmener San Carol et son avatar scénique -"la bonne formule, ce sont les potes de VedeTT plus moi"- tout en continuant à bosser à... la Sécurité sociale : "J'aime bien être dans un travail qui me rythme".

Les mains dans réel et l'esprit entier tourné vers la musique (un projet collectif devrait bientôt sortir du bois), Maxime Dobosz trace ainsi son sillon, jusqu'aux ambitions ultimes : "vivre en étant producteur, ce serait le pied", et composer "un jour, un album important". Donc déroutant.

Son Facebook, c'est ici .
San Carol fait partie de l'Equipe Espoirs Chabada Angers 2016 , dont Angers Mag est partenaire.





Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur











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