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Mercredi 22 Octobre 2014







Sans-abris : le nouveau cri d'alarme de l'Abri de la Providence


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Le 19/10/2012 - 07:27 / modifié le 19/10/2012 - 07:27


L'espace accueil de l'Abri de la Providence lance un nouveau cri d'alarme. Depuis plusieurs mois, la situation des sans-abris ne cesse d'empirer à Angers. De nombreuses familles sont obligées de dormir dans la rue par manque d'hébergement. Jean-François Fribault, directeur de la structure d'accueil angevine en appelle aux pouvoirs publics et aux bailleurs sociaux. Entretien.



Jean-François Fribault, directeur de l'association Abri de la Providence
Jean-François Fribault, directeur de l'association Abri de la Providence
L’équipe de la plateforme d’accueil pour demandeurs d’asile d’Angers « Espace Accueil » est sur les dents. Depuis plusieurs mois, la situation devient de plus en plus préoccupante concernant l’accueil et l’hébergement des primo arrivants notamment à Angers et plus largement dans le département de Maine-et-Loire. "En effet, nous comptons actuellement une dizaine de familles avec enfants en bas âge, quelques couples et personnes seules à la rue. Cette situation dure depuis cet été, sans discontinuer", explique Jean-François Fribault, directeur de l'Abri de la Providence à Angers.

Pouvez-vous nous détailler la situation des sans-abris à Angers ?
"Nous constatons qu'en l’absence d’un accueil de jour et de nuit, une dizaine de familles investissent nos locaux pourtant inadaptés dès l’ouverture et jusqu’à la fermeture pour dormir, se réchauffer, changer les enfants, faire chauffer leur nourriture et les biberons, se laver. Elles sont totalement épuisées physiquement et moralement, les enfants tombent malades les uns après les autres et voient leur état de santé s’aggraver de jour en jour. Nous tentons de faire face à ces situations critiques au quotidien. Je peux vous donner plusieurs exemples concrets, comme cette mère seule qui n’est pas en mesure d’apporter des soins à sa fille de 16 mois, faute de conditions de vie appropriées ou cette maman désespérée qui a voulu laisser dans nos locaux son enfant de 2 ans handicapé pour qu’'il puisse être hébergé ou encore ce père seul avec sa fille de 14 ans qui nous a demandé à ce qu’au moins celle-ci puisse être hébergée. C'est dramatique.".

D'où proviennent ces familles ?
"Après avoir accueilli des Soudanais, Erythréens et Somaliens les années passées, nous sommes désormais face à une nouvelle population de migrants. Depuis plusieurs mois, les familles qui viennent frapper à notre porte proviennent essentiellement d'Europe de l'est : des Albanais, des Georgiens, des Russes..."

Comment analysez-vous cette situation critique ?
"Nous sommes face à un phénomène assez nouveau là encore, puisque nous avions jusqu'alors à gérer des personnes seules. Aujourd'hui, le 115 est totalement débordé face à cet afflux de familles. Le Samu social n'a aucune solution à leur apporter. Et l’absence de perspective d’hébergement cumulée à une demande de fermeture de places d’hébergement de la part des pouvoirs publics, ne fait qu’accentuer le désarroi des familles et des professionnels qui les accompagnent. La plupart des familles dorment aujourd’hui à la gare d’Angers et sont mises dehors quotidiennement par les forces de l’ordre aux horaires de fermeture. Elles se réfugient néanmoins aux abords de la gare (porches, abri bus, parcs) où elles sont évidemment très vulnérables. De fait, leurs discours nous semble inquiétant puisqu’elles nous font part de propositions de prostitution, d’insultes racistes, d’humiliations."

Quelles sont selon vous les solutions à apporter rapidement ?
"Malgré les annonces de la ministre Cécile Duflot (elle vient d'annoncer un plan de renforcement du plan hivernal en faveur des sans-abris, Ndlr.), il faut que les pouvoirs publics, les associations et les bailleurs sociaux de Maine-et-Loire se mettent rapidement autour de la table afin d'apporter des solutions concrètes à ces familles. Angers dispose d'hébergements aujourd'hui occupés par des personnes "statutaires". Celles-ci résident dans ces logements depuis plusieurs mois, et il nous est difficile, voir délicat de les (re)mettre à la rue. Le système est donc complètement bloqué ! Nous manquons cruellement de logements. Nous préconisons donc qu'un comité de pilotage, doté de moyens financiers à la hauteur de la situation, soit mis en place dans les plus brefs délais afin de débloquer cette situation. Et ce avant la période hivernale qui risque d'être dramatique pour ces dizaines de familles. Il y a urgence, des nouveaux logements doivent s'ouvrir à l'échelle du département et nous devons bénéficier de chambres d'hôtel afin de répondre temporairement à ces nouvelles demandes".









1.Posté par berranger le 19/10/2012 08:58 | Alerter
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une chaîne sans fin.
déjà en pleine crise économique pour de nombreux français on va accueillir le reste du monde c'est cool.
c'est vrai que pour tous ses sans papier cela doit leurs fairent drôles d'avoir le rsa la cmu demain le prime de noël.
on va en profiter pour augmenter les impôts alors que nous sommes déjà en grande difficultés nous mêmes la solidarité c'est bien mais elle à des limites.

2.Posté par MAGNINY bruno le 22/10/2012 12:17 | Alerter
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Bon jour,

si nous voulons que personne ne souffre gravement en Europe de la faim ou du froid, celà vaut pour tous :
pour les migrants aujourd'hui, pour nous citoyens demain, pour moi et pour M. BERRANGER.

Les droits de tous et nos libertés une seule et même chose.

Qui peut se regarder tranquillement dans la glace avec des femmes et des enfants jeunes sous la pluie devant la gare?















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