Sans-abris, le plan hivernal activé


Rédigé par Rédaction Angers Mag Info - Le 31/10/2012 - 18:41 / modifié le 31/10/2012 - 20:44


Le plan hivernal d'accueil est activé ce 1er novembre partout en France. En Maine-et-Loire, de nouvelles places d'hébergement vont se libérer pour les sans-abris dont, d'ici quelques jours, un gymnase spécialement réquisitionné à Angers. Tous les acteurs de l'urgence sociale sont désormais en alerte.



Sans-abris, le plan hivernal activé
Le 1er novembre, jour de la Toussaint, marque aussi chaque année l'activation du niveau 1 du plan hivernal. En Maine-et-Loire, ce niveau prévoit jusqu'au 31 mars le renforcement des capacités d'hébergement de sans-abris, ouvertes en permanence durant cette période, et la mobilisation de moyens supplémentaires de veille sociale pour, notamment, soutenir les équipes du 115 et du SAMU social.

Il enclenche aussi, de facto, l'arrêt des mesures d'expulsion locative, dont certaines, malheureusement, se sont concrétisées ce mercredi, dans l'urgence.

Après les alertes des acteurs de l'urgence sociale sur l'engorgement du dispositif d'accueil des sans-abris à Angers, après les consignes passées aussi par la ministre du logement Cécile Duflot sur la nécessaire mobilisation de moyens supplémentaires d'hébergement, la question était de savoir quelles réponses l'Etat allait proposer.

Discrète, la préfecture de Maine-et-Loire s'est contentée ce soir d'annoncer la recherche "de dispositifs complémentaires et sommaires d'hébergement provisoire", renvoyant pour plus de précisions au 16 novembre, jour où se réuniront à la préfecture, tous ceux qui participent à ce plan hivernal.

Un gymnase militaire réquisitionné

Mais l'information est parvenue jusqu'à Angers Mag. Ce dispositif complémentaire va se traduire, dès la semaine prochaine, par l'ouverture aux sans-abris d'un gymnase de l'armée, spécialement réquisitionné, rue du Général Bizot, dans le quartier de la gare à Angers.

"On ne sait pas encore comment ça va être organisé, mais oui, c'est l'information qui nous est parvenue" confirme Pascal Bonnet, chef de service à l'Abri de la Providence. Plutôt une bonne nouvelle pour la structure associative qui fait face depuis plusieurs mois, de nouveau, à une arrivée importante de familles de migrants, sans solution d'hébergement.

Reste cependant à savoir quels publics seront accueillis rue Bizot., dans quelles conditions, et de quelle façon les acteurs associatifs seront impliqués dans leur accompagnement. "Je n'accepte pas que, dans notre pays, on sépare les enfants des parents lorsque ces derniers n'ont pas les moyens de se loger" avait expliqué Cécile Duflot il y a quelques jours, dans un entretien au journal La Croix.



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