Séance critique : "Le lendemain" de Magnus Von Horn


Rédigé par Florence VASCA - Angers, le Dimanche 12 Juin 2016 à 09:00


Dans Séance critique, deux fois par mois, Florence Vasca nous fait partager son regard sur un film à l'affiche. Aujourd'hui, le premier film du réalisateur suédois Magnus Von Horn, "Le lendemain".



Ulrik Munther, héros du film (Copyright Zentropa).
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Remarqué à la Quinzaine des réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes, « Le lendemain » est le premier long métrage du cinéaste suédois Magnus Von Horn. Celui-ci installe l'intrigue avec lenteur dans une atmosphère pesante. Au gré d'indices distillés çà et là, il amène le spectateur à découvrir la nature du délit commis par le jeune héros.

Pour autant, le film ne s'encombre pas de psychologie des personnages.  A travers le quotidien ordinaire d'une vie à la ferme, il s'attache à dépeindre les dommages collatéraux vécus dans une cellule familiale exclusivement masculine; composée d'un père dépassé (qu'on suppose veuf), de deux fils et d'un grand-père devenu encombrant.
"Le portrait poignant d'un adolescent, résistant passif face à l'adversité
Avec une économie d'effets et beaucoup de rigueur, le réalisateur réussit à exprimer l'incommunicabilité entre le père et le fils grâce à l'utilisation de nombreux hors-champs et un vrai sens du détail. Les longs silences comme les plans fixes apportent un climat particulier au film. La tension qui est palpable dès le début de l'histoire atteint son paroxysme lors d'une scène de « passage à tabac » et la confrontation avec la mère de la victime; des plans qui ne sont pas sans rappeler le film poignant de Thomas Vinterberg, "La chasse".

Le réalisateur nous parle du droit à la seconde chance, de rédemption et du poids de la société. Sans chercher à minimiser la gravité des actes commis (l'assassin devient à son tour victime de la vindicte populaire), il fait juste un constat sans aucun manichéisme. En confiant le rôle principal à une star suédoise de la chanson pour teen-agers (Ulrik Multher), il réussit le portrait poignant d'un adolescent, résistant passif face à l'adversité. L'absence de morceaux musicaux dans la bande-son contribue à l'austérité du film. 

En décidant finalement d'affronter son passé et faisant le deuil d'un pardon impossible, une lueur d'espoir semble pourtant  poindre à l'horizon avec l'arrivée des beaux jours. Magnus Von Horn nous offre un premier film très maîtrisé, intense et malgré sa supposée froideur bien plus humain qu'il n'y paraît.












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