"Sécurisation de l'emploi", la gauche du PS fait entendre sa voix en Pays-de-la-Loire


Rédigé par Rédaction Angers Mag Info - Angers, le 07/03/2013 - 16:30 / modifié le 07/03/2013 - 17:06


Au lendemain de la présentation en conseil des ministres du projet de loi dit de "sécurisation de l'emploi", l'aile gauche du PS fait entendre sa voix en Pays-de-la-Loire. Une voix dissonante qui encourage les parlementaires de la région à ne pas le voter les yeux fermés.



Angers, mardi 5 mars. A l'appel notamment de la CGT et de Force Ouvrière, un millier de personnes ont manifesté contre le projet de sécurisation de l'emploi.
Angers, mardi 5 mars. A l'appel notamment de la CGT et de Force Ouvrière, un millier de personnes ont manifesté contre le projet de sécurisation de l'emploi.
Représenté à Angers par l'économiste David Cayla, Maintenant la Gauche, l'aile gauche du Parti Socialiste s'invite dans le débat autour du projet de loi dit de "sécurisation de l'emploi", présenté mercredi par le ministre de l'économie Michel Sapin.

C'est ce même projet qu'ont dénoncé mardi dans les rues d'Angers notamment, plusieurs organisations syndicales (CGT, FO, Sud et FSU) opposés à sa mise en œuvre, estimant qu'il faisait la part trop belle au patronat et remettait en cause le droit du travail.

Ces organisations ont fait savoir qu'elles allaient désormais se tourner vers les parlementaires de la région pour livrer leurs arguments et les encourager à le remettre en cause.

Formulé autrement, c'est un peu le sens de la prise de position des représentants régionaux de Maintenant la Gauche, pour qui l'Accord national interprofessionnel (ANI), co-signé en février par le Medef et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-SGC), dont est très fidèlement inspiré le projet, n'avait pas vocation à être retranscris "en l'état".

"S'il est du devoir des socialistes d'encourager la démocratie sociale, si nous reconnaissons que le dialogue avec les forces sociales est toujours utile à l'élaboration des lois, nous ne pensons pas que nos parlementaires aient l’obligation de retranscrire « en l’état » l’ANI dans la loi comme l’exige le Medef. Les parlementaires incarnent la représentation nationale, ils doivent jouer tout leur rôle"
défendent-ils, dans un communiqué.

"Quel que soit le degré de représentativité des syndicats et des forces patronales, un accord entre eux n'est pas nécessairement l'incarnation de l'intérêt général. La démocratie sociale est certes importante, mais elle ne peut se substituer à la démocratie citoyenne" écrivent les représentants de Maintenant la Gauche, encourageant les parlementaires à se montrer "vigilants" et à ne pas s'interdire "toute perspective de rééquilibrage".

Visés, les nouvelles procédures de licenciement collectifs et les accords dits de « maintien dans l'emploi » qui, pour Maintenant la Gauche, "ressemblent fort aux « accords compétitivité-emploi » voulus par N. Sarkozy".


















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