Septembre : la séculaire foire Saint-Maurice de Brissac


Rédigé par Catherine NEDELEC - Angers, le 24/09/2011 - 22:21 / modifié le 25/09/2011 - 08:28


Le succès ne se dément pas. Voilà 560 ans que la foire Saint-Maurice de Brissac Quincé attire de nombreux visiteurs qui pour certains, viennent comme autrefois, acheter leurs provisions pour l’hiver : ail, échalote, jambon, saucisson et même l’oie, que l’on servira rôtie à Noël.



Pour le comité des fêtes de Brissac, la réussite de la foire passe aussi par la dégustation
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Il faisait frais en ce début de journée mais le soleil radieux a rapidement réchauffé les rues de Brissac, totalement investies par les étals, en ce jour tant attendu de la Saint-Maurice. Caroline et Claude sont membres du Comité des fêtes depuis suffisamment longtemps pour être un peu la mémoire de l’évènement de ces dernières décennies. « Il y a encore 30 ans, on y achetait beaucoup de chevaux et de vaches, d' outils pour les vendanges, et bien sûr, quantité d’aulx, d’échalotes et même l’oie que l’on finissait d’engraisser pour Noël ».

Cette tradition remonterait au règne de Charles VII. Carrefour de routes commerciales à une époque où l’on circulait beaucoup plus difficilement, Brissac était le lieu idéal pour la foire Saint-Maurice, une petite ville où convergeaient, chaque année, des centaines de familles rurales de la province d’Anjou. Les années, les siècles ont passé et la tradition a perduré pour le plus grand plaisir des habitués. « On y déguste la bernache et le vin nouveau. Autrefois, les restaurateurs servaient de l’oie rôtie que les promeneurs pouvaient déguster ».

Cette année encore, 250 exposants ont présenté une marchandise hétéroclite faite de vêtements, de chaussures, d’ustensiles de cuisine ou de gadgets. Les aulx et échalotes étant largement mises à l’honneur, histoire de nous rappeler qu’il n’y a pas encore si longtemps, on vivait au rythme des saisons. Septembre sonnait la fin de la récolte des alliacés.



















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