Badges et textiles



Publicité associative
Festival d'Anjou

Shakespeare et Familie Flöz, plebiscités


Par - le 5 Juillet 2009 à 11:39

Lors de la présentation du Festival d’Anjou, Nicolas Briançon avait annoncé que plusieurs pièces du dramaturge anglo-saxon, seraient présentées. Celles-ci ont tellement enthousiasmé le public et surtout les jurées du prix des compagnies que deux comédies shakespeariennes, revues et corrigées par des jeunes troupes talentueuses, ont été récompensées.



Familie Flöz, une technique maitrisée, pour un spectacle rare et inclassable.
Familie Flöz, une technique maitrisée, pour un spectacle rare et inclassable.
L’an dernier, c’est la famille Flöz qui remportait le prix des compagnies théâtrales. C’est elle qui assurait le spectacle de clôture de l’édition 2009, hier soir au château de la Perrière. Avant que la troupe s’installe, Nicolas BRIANÇON a remercié le ciel d’avoir tenu pendant quatre semaines. Le soixantième Festival d’Anjou restera dans les annales, puisqu’aucune goutte de pluie n’est venue interrompre les spectacles. Pour le reste, il fut égal à lui-même, avec des hauts et des bas, des spectacles plaisants et d’autres un peu moins, mais le succès fut grand, puisque les comédiens ont pu jouer à guichet fermé,pratiquement chaque soir. Un franc succès dont s’enorgueillit le Directeur artistique.

Ce sont les cinq étudiants et lycéens du jury jeunes qui ont ouvert le bal. A peine intimidés, comme ils le furent lors de cette semaine de compétition, ils ont exprimé devant le public, ce qui a guidé leur choix. « Nous avons retenu la mégère à peu près apprivoisée d’à peu près Shakespeare. Nous avons aimé la légèreté de l’interprétation, la musique, nous avons été tout simplement conquis », disait sans sourciller, la jeune Laetitia HORREAU. La compagnie Los Figaros, en la personne d’un Alexis MICHALIK, le metteur en scène, très espiègle, a reçu le prix de la part de Norbert PLOT, imprimeur à Angers. « Nous sommes heureux de recevoir le prix des jeunes, car nous faisons un théâtre populaire, pour des gens qui n’ont pas toujours les moyens d’aller au théâtre » commentait le metteur en scène.

Le jury professionnel ou senior comme disait Nicolas Briançon, a attribué le prix de l’interprétation également à la compagnie Los Figaros, ce qui valut une nouvelle série de gags de la part d’Alexis Michalik. Le prix de la mise en scène, le plus convoité, a été attribué à la compagnie des Sans Cou, pour HAMLET, « pour son ambition et sa créativité » disait Marie Céline NIVIÈRE, en l’absence du Président du Jury. « Nous avons envie d’encourager son comédien principal, qui nous a beaucoup touché ». « Shakespeare c’est le meilleur, merci à lui » ont crié Igor Mendjisky et Romain Cottard en recevant leur prix. Ce dernier d’un valeur de 20K€ devrait leur permettre de monter une seconde pièce, laquelle sera présentée l’an prochain.

Cette soirée, en dehors de la remise des prix, c’était surtout celle de la Famille Flöz, la compagnie lauréate 2008. Et comme l’an dernier les comédiens à tête de marionnette ont emballée le public avec « Ristorante Immortale – ou de la vie provisoire ». La surprise vient du fait que les comédiens sont muets pendant l’ensemble de la pièce. Tout se passe dans les mouvements, la position des corps, l’expression des visages et les bruitages, le tout relevé par quelques morceaux nostalgiques d’accordéon ou de djembé. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, on aime à en pleurer de rire.

La pièce se déroule dans un restaurant, juste avant l’arrivée des clients. Entre la cuisinière intraitable qui n’est pas sans nous rappeler Nicole Monestier de la troupe des Deschiens, le chef de rang et les serveurs et apprentis, il se passe toujours quelque chose de loufoque dans la salle de restaurant. Les actions s’enchainent sans mot dire, mais c’est tellement bien fait qu’on a l’impression d’entendre des paroles et de tout comprendre. La nostalgie du plus vieux, l’ambition du chef de rang, le rêve du plus jeune, ces cinq là nous entrainent dans une sarabande que l’on n’a pas vraiment envie de quitter au bout de 1h30 de spectacle. A retenir, le ballet hispanique du rangement des assiettes, la vierge et l’enfant avec la nappe de la table ou encore la fanfare finale avec la batterie de cuisine et les casseroles. Que du bonheur, pour un spectacle international (pas de texte à traduire), et surtout, pour tous les publics.




Dans la même rubrique :
< >

Mardi 5 Juillet 2011 - 07:23 « Au moment de la nuit », désir et amour s’en mêlent

Samedi 2 Juillet 2011 - 23:26 Festival d’Anjou : Fatrasie, M. Martinez et Hitch à l’honneur

Cinéma | Spectacle | Expositions | Musique | Livres | Divers culture | Festival d'Anjou | Premiers Plans | Le Quai




Recherche



Twitter Waze ou l'avertisseur de radars du futur

Vu sur Numerama.com le 8 février 2012
Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Goias a décidé de porter plainte contre Twitter, pour l'obliger à fermer les comptes des utilisateurs qui signalent la présence des contrôles routiers sur le réseau social. Une pratique inconnue en France, où les services communautaires spécialisés sont toutefois bien présents. Depuis le 4 janvier dernier, les avertisseurs de radars sont interdits en France. Faudra-t-il interdire les téléphones mobiles qui permettent l'accès aux réseaux sociaux, sur lesquels les emplacements de radars sont parfois signalés ? …
Lire la suite sur Numerama.com

Une monnaie solidaire à Lyon

Vu sur Rue89 Lyon le 2 février 2012
Les monnaies complémentaires, locales ou sociales ne datent pas d’hier. Déjà, des modèles ont fait leur preuve en Allemagne ou en Suisse et dans différentes communes françaises. L’an dernier, la ville de Toulouse s’est également lancée dans l’aventure avec le Sol-violette. À Lyon, depuis le mois d’octobre, trois étudiants en commerce de l’école 3A planchent sur un modèle de monnaie solidaire à l’échelle du Grand Lyon, avec l’espoir d’une mise en circulation pour la rentrée 2013…
Lire la suite sur rue89lyon.fr

A quand une femme noire en couverture de "Elle" ?

Vu sur le Monde.fr le 31 janvier 2012
C'est le magazine Elle qui nous l'apprend : en matière de mode, en 2012, « la ‘black-geoisie' a intégré tous les codes blancs.. ». D'ailleurs, « le chic est devenu une option plausible pour une communauté jusque là arrimée à ses codes streetwear. » Eh oui, tandis que durant des décennies les Noirs se sont habillés comme des "cailleras" à capuche, ils ont enfin compris, grâce à l'enseignement des Blancs, qu'il convenait de faire plus attention à leur apparence. Voilà la teneur d'un article paru le 13 janvier dans l'hebdomadaire préféré des ménagères de la « white-geoisie » (puisqu'apparemment il faut désormais distinguer les bourgeois eux aussi racialement), intitulé « Black fashion power », tentant d'analyser les raisons du succès sur les red carpets de personnalités afro-américaines…
La suite sur le Monde.fr