Shakespeare et Familie Flöz, plebiscités


Rédigé par - Angers, le 05/07/2009 - 11:39 / modifié le 30/05/2013 - 20:26


Lors de la présentation du Festival d’Anjou, Nicolas Briançon avait annoncé que plusieurs pièces du dramaturge anglo-saxon, seraient présentées. Celles-ci ont tellement enthousiasmé le public et surtout les jurées du prix des compagnies que deux comédies shakespeariennes, revues et corrigées par des jeunes troupes talentueuses, ont été récompensées.



Familie Flöz, une technique maitrisée, pour un spectacle rare et inclassable.
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L’an dernier, c’est la famille Flöz qui remportait le prix des compagnies théâtrales. C’est elle qui assurait le spectacle de clôture de l’édition 2009, hier soir au château de la Perrière. Avant que la troupe s’installe, Nicolas BRIANÇON a remercié le ciel d’avoir tenu pendant quatre semaines. Le soixantième Festival d’Anjou restera dans les annales, puisqu’aucune goutte de pluie n’est venue interrompre les spectacles. Pour le reste, il fut égal à lui-même, avec des hauts et des bas, des spectacles plaisants et d’autres un peu moins, mais le succès fut grand, puisque les comédiens ont pu jouer à guichet fermé,pratiquement chaque soir. Un franc succès dont s’enorgueillit le Directeur artistique.

Ce sont les cinq étudiants et lycéens du jury jeunes qui ont ouvert le bal. A peine intimidés, comme ils le furent lors de cette semaine de compétition, ils ont exprimé devant le public, ce qui a guidé leur choix. « Nous avons retenu la mégère à peu près apprivoisée d’à peu près Shakespeare. Nous avons aimé la légèreté de l’interprétation, la musique, nous avons été tout simplement conquis », disait sans sourciller, la jeune Laetitia HORREAU. La compagnie Los Figaros, en la personne d’un Alexis MICHALIK, le metteur en scène, très espiègle, a reçu le prix de la part de Norbert PLOT, imprimeur à Angers. « Nous sommes heureux de recevoir le prix des jeunes, car nous faisons un théâtre populaire, pour des gens qui n’ont pas toujours les moyens d’aller au théâtre » commentait le metteur en scène.

Le jury professionnel ou senior comme disait Nicolas Briançon, a attribué le prix de l’interprétation également à la compagnie Los Figaros, ce qui valut une nouvelle série de gags de la part d’Alexis Michalik. Le prix de la mise en scène, le plus convoité, a été attribué à la compagnie des Sans Cou, pour HAMLET, « pour son ambition et sa créativité » disait Marie Céline NIVIÈRE, en l’absence du Président du Jury. « Nous avons envie d’encourager son comédien principal, qui nous a beaucoup touché ». « Shakespeare c’est le meilleur, merci à lui » ont crié Igor Mendjisky et Romain Cottard en recevant leur prix. Ce dernier d’un valeur de 20K€ devrait leur permettre de monter une seconde pièce, laquelle sera présentée l’an prochain.

Cette soirée, en dehors de la remise des prix, c’était surtout celle de la Famille Flöz, la compagnie lauréate 2008. Et comme l’an dernier les comédiens à tête de marionnette ont emballée le public avec « Ristorante Immortale – ou de la vie provisoire ». La surprise vient du fait que les comédiens sont muets pendant l’ensemble de la pièce. Tout se passe dans les mouvements, la position des corps, l’expression des visages et les bruitages, le tout relevé par quelques morceaux nostalgiques d’accordéon ou de djembé. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, on aime à en pleurer de rire.

La pièce se déroule dans un restaurant, juste avant l’arrivée des clients. Entre la cuisinière intraitable qui n’est pas sans nous rappeler Yolande Moreau de la troupe des Deschiens, le chef de rang et les serveurs et apprentis, il se passe toujours quelque chose de loufoque dans la salle de restaurant. Les actions s’enchainent sans mot dire, mais c’est tellement bien fait qu’on a l’impression d’entendre des paroles et de tout comprendre. La nostalgie du plus vieux, l’ambition du chef de rang, le rêve du plus jeune, ces cinq là nous entrainent dans une sarabande que l’on n’a pas vraiment envie de quitter au bout de 1h30 de spectacle. A retenir, le ballet hispanique du rangement des assiettes, la vierge et l’enfant avec la nappe de la table ou encore la fanfare finale avec la batterie de cuisine et les casseroles. Que du bonheur, pour un spectacle international (pas de texte à traduire), et surtout, pour tous les publics.




Yannick Sourisseau
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