Soupçons de "malversations", l'agglo d'Angers suspend cinq de ses mécaniciens


Rédigé par - Angers, le 10/04/2015 - 09:33 / modifié le 10/04/2015 - 09:33


Cinq agents, chargés de l'entretien des véhicules de la communauté d'agglomération d'Angers, sont suspendus depuis fin février pour des soupçons de "malversations". Vols de pièces détachées, travail au noir ou simples pratiques tolérées devenue intolérables ? En attendant les résultats de l'enquête administrative en cours, chacun joue de prudence. Jusqu'à nouvel ordre, la justice n'est pas saisie et les personnes impliquées sont innocentes.



Soupçons de "malversations", l'agglo d'Angers suspend cinq de ses mécaniciens
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En révélant l'information dans son édition de jeudi, nos confrères de Ouest-France ont provoqué quelques remous dans les couloirs de l'agglomération et de la mairie d'Angers. Et pour cause. Effective pourtant depuis fin février, la suspension de cinq mécaniciens chargés de l'entretien des véhicules d'Angers Loire Métropole n'avait jusqu'alors, étonnamment, pas fuité dans la presse. Une sacrée perf' et, au passage, une belle preuve de loyauté de la part de tous leurs collègues informés...

Le temps du secret révolu, voici donc le temps des premières explications. Dans son article, Ouest-France laisse entendre que tout serait parti de la découverte d'une facture pour "berline de luxe", ne correspondant "en rien" aux véhicules d'Angers Loire Métropole ou de la Ville d'Angers. Le quotidien évoque aussi la découverte, rue Chèvre au siège du garage de l'agglo, de plusieurs pièces autos "qui n'avaient rien à faire là" et, citant un agent, d'un "trafic (qui) a vraisemblablement duré depuis plusieurs années" pour un préjudice qui "pourrait s'élever à plusieurs milliers d'euros". Choquant forcément au prime abord. Mais difficile de ne pas noter l'emploi à plusieurs reprises par nos confrères du conditionnel, d'où cette question simple en apparence : qu'en est-il exactement ?

Directeur général des services de la Ville d'Angers et d'Angers Loire Métropole, préposé jeudi à la communication sur le sujet, Laurent Le Sager ne confirme, ni n'infirme les éléments matériels cités par Ouest-France : "La collectivité soupçonne que des malversations existent au centre technique d'Angers, rue Chèvre. Nous disposions de suffisamment d'éléments pour suspendre cinq agents le temps de mener une enquête administrative." D'une durée maximale de quatre mois, c'est cette enquête, précise Laurent Le Sager, très prudent, qui permettra "d"approfondir les choses et de préciser l'étendue de ces malversations et comment on peut les qualifier".

Vols de pièces détachées ? Entretien de véhicules privés ? Travail au noir ? Qu'entend-il par "malversations" ? "Je me défends de tout commentaire. Seule l'étude des faits permettra encore une fois de qualifier les choses. Mais s'ils sont constitutifs de délits pénaux, nous déposerons plainte."
"Dans une collectivité, les travaux d'entretien de véhicules privés sur le lieu de travail ne sont pas admis." Laurent Le Sager, directeur général des services de la Ville et de l'Agglo d'Angers

Si la prudence domine aussi du côté syndical, elle prévaut cette fois-ci pour les personnes mises en causes. "Rien à ce jour, à notre connaissance, ne permet d'avérer les faits délictueux, reprochés aux agents, indique Emmanuel Olivier, pour la section CFDT de la Ville et de l'Agglo, Prenons garde aux fantasmes. Une seule réalité compte aujourd'hui : l'innocence des agents mis en cause jusqu'à preuve du contraire."

Selon la CFDT, les agents en question affirment n'avoir"rien fait d'interdit". Une défense qu'elle appréhende, au regard de certaines pratiques manifestement tolérées au sein des garages de la collectivité, comme le fait de pouvoir "bricoler sur le temps de pause du midi ou après 17h pour changer les pneus à  Papa ou faire la vidange de Madame". "De notre part, il n'y a pas de tolérance. Dans une collectivité, les travaux d'entretien de véhicules privés sur le lieu de travail ne sont pas admis. On n'utilise pas le matériel de la collectivité à des fins personnelles" coupe, Laurent Le Sager, de son côté.

Fin de la première partie. En attendant les résultats de l'enquête administrative, certains ne se gênent pas pour indiquer que l'affaire survient alors que Ville et Agglomération d'Angers poursuivent leurs efforts de mutualisation, y compris désormais au niveau de leurs services techniques. Le rapprochement entre le garage de l'agglo et celui de la Ville, déjà chapeauté par le même encadrement, fait partie des projets. Un projet que vivaient mal plusieurs des agents suspendus.




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