Sport, vidéo-protection et jumelage... le conseil municipal par le détail


Rédigé par - Angers, le 26/01/2016 - 15:56 / modifié le 26/01/2016 - 18:14


Si la baisse de subventions envisagée pour les Maisons de Quartier a été au centre des attentions du conseil municipal d'Angers, lundi soir, quelques autres ont également été discutés, autour notamment du projet sportif de la Ville, du bilan "nocturne" de la police municipale, ou du coup dur porté, à travers une baisse importante de subvention, à l'association Angers Jumelages. Tour d'horizon des débats.



Le stade du Lac de Maine, qui a notamment accueilli ces dernières années, les championnats de France d'athlétisme ou le DécaNation (notre photo, signée Mario Fournier), prendra le nom de stade Josette et Roger Mikulak, à la fin de la semaine.
Le stade du Lac de Maine, qui a notamment accueilli ces dernières années, les championnats de France d'athlétisme ou le DécaNation (notre photo, signée Mario Fournier), prendra le nom de stade Josette et Roger Mikulak, à la fin de la semaine.
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Police municipale et vidéo protection
 
Le conseil municipal de lundi soir a été l’occasion de présenter le bilan de deux dispositifs intimement liés, mis en place dans les premiers mois de la nouvelle mandature : l’un concerne l’équipe de nuit de la Police municipale ; l’autre un point d’étape sur le déploiement de la vidéo-protection.

Sur le premier point, rien ne bouge : les chiffres présentés –quelque 1250 interventions en un an, tant sur la voie publique que dans les appartements ou les cafés- justifient, selon l’adjointe ad hoc, Jeanne Robinson-Behre, le maintien des moyens déployés début 2015, en terme humain (6 agents) comme en terme de matériels (bombe lacrymogène et tonfa) ou d’amplitude horaire (19 h à 4 h du matin, du mercredi au samedi.
 
Le second point révèle la montée en puissance du dispositif de video-protection sur la ville. Côté chiffres, elle est claire : au 31 décembre 2015, le dispositif de 24 caméras reliées au Centre de supervision urbain (CSU) couvrait 5 périmètres. L’année 2016 verra la mise en place, dans les différents quartiers d’Angers, d’une quarantaine de caméras supplémentaires, qui couvriront 16 autres périmètres, des places de La Roseraie à celle de Monplaisir, en passant par la « nocturne » rue Bressigny, l’allée du Haras ou le Jardin du Mail.

La majorité municipale l’affirme, par la voix de Jeanne Robinson Behre : « Nous déployons de manière modérée ce système ». Une analyse que ne partage pas la conseillère d’opposition Fatimata Amy. « Je regrette que le bilan présenté ne soit pas accompagné d’un bilan de la prévention spécialisée dans les quartiers, ce qui nous aurait permis d’étudier cette question de la sécurité dans sa globalité. Un équilibre est nécessaire entre répression et prévention afin d’assurer la sécurité de tous. »

« J’ai déjà dit que la vidéo protection n’est pas l’alpha et l’oméga de la politique du sécurité : nous avons un panel global qui permet d’avoir une réponse équilibrée, en réaffirmant notamment le rôle de la prévention spécialisée, des correspondants de nuit, ou en complétant la chaîne d’intervention jusqu’à la justice, à travers les groupes locaux de traitement de la délinquance », rétorque Jeanne Robinson Behre.

Sport à Angers : des perspectives et des efforts
 
Pour la première fois à Angers, la municipalité a présenté un projet de développement du sport sur la ville. Avec un nom : Angers Sport 2020. En fait, des axes, orientations et actions déclinés par l’adjointe en charge des sports, Roselyne Bienvenu, et issus de réflexions menées ces derniers mois avec les associations et clubs du territoire. De quoi est-il question ? De 5 grands thèmes constitutifs de la pratique sportive à Angers : le sport pour tous, un partenariat renforcé autour du sport, les équipements, le sport comme continuité éducative, le sport de haut niveau et les grands événements sportives.

Une présentation comme une profession de foi, en somme, ou un modus operandi, dont on jugera l’efficience dans le temps. Tout de même, Angers Sport 2020 s’inscrit dans un contexte de restriction budgétaire auquel n’échappera pas le monde sportif. Moins 5 % en moyenne, comme pour toutes les associations, modulés selon les éclairages de l’Office municipal des sports (OMS), dont le rôle est réaffirmé. « La question s’est posée de conserver l’OMS, mais ça n’a pas été notre choix. Au contraire, son rôle de partenaire privilégié se renforce d’un rôle de conseil technique. Il n’y aura plus de décisions prises sans que l’OMS n’y soit associé », réaffirme Roselyne Bienvenu.
"Privilégier des projets à destination des jeunes et du plus grand nombre, et qui répondent à des besoins non satisfaits à Angers" - Roselyne Bienvenu

Dans ce contexte économique, la ville privilégiera « des projets à destination des jeunes et du plus grand nombre, et qui répondent à des besoins non satisfaits à Angers ». Les mois qui viennent devraient affiner la donne, mais la modulation des 5 % de baisse portera plus, à en croire Roselyne Bienvenu, « sur l’accès au haut niveau que sur le fonctionnement des clubs et associations. »

Lors d’une délibération suivante, le conseil municipal a en quelque sorte réaffirmé son attachement à l’OMS en adoptant à l’unanimité la nouvelle dénomination du parc des sports du Lac de Maine : « Josette et Roger Mikulak », du nom de celui qui a été pendant plus de 50 ans le visage de l’OMS à Angers, impulsant notamment la création du Lac de Maine, mais également du Cross du Courrier de l’Ouest.

Le cas Angers Jumelages

Baisse de subvention, toujours, mais là dans les grandes largeurs dans le cas d'Angers Jumelages. L'association créée il y a 40 ans s'est vu siginfier une baisse de... 80 %, passant de 28 000 € à 5 000 €. Un coup de bambou financier qu'a dénoncé lundi soir la conseillère d'opposition Silvia Camara-Tombini sur le fond comme sur la forme.

Sur le fond, d'abord, l'élue PS fustige "la volonté de réduire au silence une association comme Angers jumelages", une association qui a "accompagné pendant des décennies la ville dans le développement de ses jumelages : un accompagnement autonome, à travers des actions portées par des bénévoles et par un permanent, autour de la journée de l'Europe, autour des chantiers de jeunes à Bamako et à Angers, autour de la lutte contre le cancer, autour d'événements culturels typiques..."
"Le rôle d'une association, c'est d'accompagner la ville, pas de s'y opposer ; une société civile partenaire n'est pas une société civile qui fait ce qu'elle veut" - Michelle Moreau

Sur la forme ensuite, Silvia Camara-Tombini et l'opposition n'ont pas goûté "la manière dont l'association Angers Jumelages a appris fin décembre la baisse de subvention qui vient remettre en cause considérablement et irrémédiablement son fonctionnement, l'emploi de son permanent et les actions prévues en 2016. Par ailleurs, 5000€ ne suffiront pas à prendre en charge le licenciement tout en permettant l'accompagnement d'actions. Vous auriez au moins pu avoir la décence d'intégrer dans la subvention la somme nécessaire au licenciement rendu inévitable du permanent de cette association", avance l'élue, demandant "solennellement" à Chistophe Béchu "de revenir sur (sa) décision et de revoir le montant de la subvention accordée à Angers jumelages."

Une prise de parole auquel a d'abord répondu assez sèchement la première adjointe, Michelle Moreau : "Le rôle d'une association, c'est d'accompagner la ville, pas de s'y opposer ; une société civile partenaire n'est pas une société civile qui fait ce qu'elle veut. Il y a 80 adhérents au sein d'Angers Jumelages, et toujours les mêmes personnes qui se déplacent aux mêmes endroits", complète l'élue de la majorité, arguant d'une nouvelle orientation: "Il y a d'autres demandes, d'autres attentes, dans d'autres associations."

Même ton, peut être encore plus cinglant, chez Christophe Béchu. "Le schéma du milieu des années 70 n'est plus celui d'aujourd'hui. Angers Jumelages n'a pas le monopole de la représentation de la ville à l'international, et montre bien la confusion des rôles et des genres entre ce que fait la ville et l'association. Six personnes à temps plein, ainsi que trois ambassadeurs, s'occupent de ces questions au sein du service Relations internationales de la ville. Au-delà de ça, nous avons décidé que les subventions ne servent pas à des crédits de fonctionnement mais à accompagner des projets. Les 23 000 € de baisse de subvention d'Angers Jumelages serviront à financer des projets : s'ils sont tous portés par Angers Jumelages, l'association aura 23 000 €..."

Fermer le ban ? Pour un temps seulement : le débat d'orientations budgétaires prévu au mois de février devrait être le théâtre de nouvelles discussions.
 




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















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