Stéphane Moulin/David Girandière : "On sait d'où l'on vient"


Rédigé par Yves BOITEAU et Sébastien ROCHARD - Angers le Mercredi 11 Novembre 2015 à 08:58


L'un est l'entraîneur d'Angers SCO depuis 2011, l'autre de l'Ufab 49 depuis 2009, soit les deux clubs phares du sport collectif angevin. Stéphane Moulin et David Girandière ne s'étaient pourtant quasiment jamais rencontrés. C'est désormais chose faite, au gré d'un échange sur leur quotidien et leur vision du sport.



Stéphane Moulin et David Girandière ont échangé une heure durant sur leurs pratiques en tant qu'entraîneurs, leur passion du jeu, et le chemin parcouru pour en arriver là.
Stéphane Moulin et David Girandière ont échangé une heure durant sur leurs pratiques en tant qu'entraîneurs, leur passion du jeu, et le chemin parcouru pour en arriver là.
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Suivez-vous les résultats de l'Ufab 49 d'une part, d'Angers SCO d'autre part ?
 
Stéphane Moulin : "Oui, parce que je suis un supporter des clubs d'Angers en général. Et puis j'aime bien le basket et je trouve que c'est une belle ascension. Donc j'écoute, je lis aussi beaucoup les interviews... c'est intéressant de savoir dans un autre sport que le sien comment on vit les choses."
 
David Girandière : "Ça va faire 17 ans que je suis sur Angers, donc oui. Même quand j'étais au Mans, je connaissais un peu l'histoire du SCO... Je viens plus souvent maintenant au stade, tout simplement parce que j'ai plus de temps. Je suis aussi supporter de tous les sports angevins, que ce soit Angers Noyant, l'ABC, le hockey...
 
S.M : "La fierté que peuvent avoir les gens à travers le basket ou le foot, nous on l'a par rapport au basket, au tennis... Là où il y a des sportifs qui se font remarquer même sans forcément être au plus haut niveau : je m'intéresse aussi aux résultats des clubs de foot amateur..."
 
D.G : "Quand je suis arrivé à Angers, j'ai été salarié à l'ACBB, donc un club qui se situe au niveau régional, départemental : je n'ai pas oublié non plus d'où je venais. Quand je lis toutes les interviews liés au SCO, c'est le premier critère qui peut nous rassembler : on sait d'où vient, comment on est arrivé là et ce sont des choses qu'on n'oublie pas trop."
 
Se souvenir d'où vous venez... Est-ce ça vous sert dans la façon de vivre l'accession au plus haut niveau ?
 
S.M : "Oui, évidemment. (il touche la table en bois) Je n'ai pas encore pas vécu de gros souci dans ma carrière d'entraîneur, mais je sais très bien, même dans des moments difficiles, qu'on sait sur qui on peut compter. Et ce sont souvent nos racines, nos familles, des gens très proches de nous. On voit ça au travers d'une victoire : quand on en à 1, on a 200 messages, avec une défaite, c'est plutôt 2. C'est la vie qui est comme ça. Il faut garder ça en tête et ne pas l'oublier."
"Je sais très bien, même dans des moments difficiles, qu'on sait sur qui on peut compter. Et ce sont souvent nos racines, nos familles, des gens très proches de nous"

Vous faites le même constat, David, les intérêts s'aiguisent au fil des montées ?
 
D.G : "Oui, il y a de plus en plus d'ami(s) et (es). On commence à vouloir gratter ce qu'on peut prendre. Mais ça vient aussi avec la curiosité, et les commentaires avertis... Je me souviens de l'année où l'on est monté en Ligue féminine : beaucoup demandaient comment, avec 5 joueuses qui travaillent et 4 pros, tenir ce rythme-là. On a fini quand même 10e ! Je me souviens aussi du recrutement qu'a fait Stéphane en début d'année : "Oh, il va chercher des joueurs dans les niveaux inférieurs, ça va pas être extraordinaire par rapport à la Ligue 1 !". Or je pense aussi que c'est pas rapport à nos valeurs qu'on veut faire avancer les choses. Je reste persuadé, à mon niveau, que c'est une des clés de la réussite."
 
S.M : "Ce que je trouve regrettable, en France plus qu'ailleurs, c'est que l'on juge avant que ça commence ! L'exemple de Jacquet, en 1998, descendu avant de commencer, aurait du faire avancer les choses, mais il n'en est rien. Il faut du respect : même si on est petit à l'UFAB ou au SCO, on travaille, on prépare nos séances, il y a du boulot derrière... Oui, on va en perdre plus qu'on va en gagner, on sait tout ça, mais il faut quand même respecter un peu le boulot : il y a des hommes derrière tout ça.
Par rapport au recrutement, à l'UFAB ou au SCO, on les connaît les meilleurs joueurs, on n'est pas plus cons que les autres ! Mais on fait avec nos modestes moyens. On ne s'en plaint pas mais il faut respecter ça."
 
D.G : "Je vais même aller un petit peu plus loin : cette année, on a dix joueuses pro. Tout le monde nous a dit, avant même d'avoir commencé : "Vous avez une super belle équipe !" On n'a pas encore commencé les entraînements, on n'a pas encore été en difficulté.. C'est paradoxal. Mais il y a plein d'autres critères qui rentrent en jeu : l'adversaire, la préparation... On reste des êtres humains : si l'on était tous programmés pour gagner, ce serait compliqué, non ? On juge très tôt, très vite, ce qui peut vite casser si l'on n'est pas assez bien protégé."
 
S.M : "Qu'est-ce qui revient, au final, que ce soit du foot, du basket ou n'importe quel autre sport collectif ? La complémentarité, éventuellement la complicté -çà c'est top- mais quand il y a des nouveaux, il y a des choses autre que la valeur intrinsèque de la joueuse ou du joueur. Personne ne peut savoir comment tout cela va tourner. Evidemment, sur la durée, les choses se réajustent souvent logiquement. Dans un sport co, il y a tellement de paramètres qu'on ne maîtrise pas : c'est ce qui fait tout son charme, en même temps que sa complexité.

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