Stéphane Moulin : "On va donner le meilleur de nous mêmes"


Rédigé par - Angers le Jeudi 11 Août 2016 à 19:57


Un an après y avoir effectué son retour en Ligue 1, Angers SCO retrouve le stade de la Mosson à Montpellier samedi pour l'entame de sa deuxième saison consécutive au sein de l'élite. Une saison que Stéphane Moulin appréhende avec la même humilité et le même état d'esprit. Interview au long cours .



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Difficile de ne pas commencer en vous me demandant des nouvelles d'Alexandre Letellier, votre gardien titulaire. Qu'en est-il ?

"C'est une rupture totale des ligaments croisés, plus d'autres soucis que je ne peux pas retranscrire car je ne suis pas un spécialiste médical. Mais en tout cas, c'est une absence pour longtemps, voire pour la saison. C'est une très, très mauvaise nouvelle pour lui d'abord, et pour nous ensuite. C'est la blessure que tout footballeur redoute et c'est toujours angoissant car on ne sait jamais quelles séquelles elle entraînera. Mais voilà, on va essayer de bien l'entourer, le soutenir pour qu'il puisse vivre cette période au mieux, l'accepter et se projeter vers l'avenir."

Il vous faut vous aussi digérer cela, Denis Petrić sera donc titulaire samedi ?

"Il y a des grandes chances parce que nous avons des jeunes gardiens en formation, mais qui nous paraissent trop justes pour pouvoir suppléer Alex. On va donc se mettre en quête d'un gardien de qualité pour avoir deux portiers solides pour la Ligue 1."

Vous retrouvez à Montpellier samedi le stade de votre retour en Ligue 1. Qu'est-ce qui a changé dans votre état d'esprit depuis un an ?

"Pas grand chose, si ce n'est qu'on a eu pendant une saison la chance ou le mérite de se confronter à des équipes de Ligue 1. Il n'y a donc plus la nouveauté, il y a simplement une nouvelle saison avec de nouvelles équipes, de nouveaux joueurs. Pour le reste, le stade sera le même, l'adversaire aussi quasiment avec, c'est important, un nouveau coach (Frédéric Hantz, NDLR), et une approche complètement différente de l'an passé. On sait qu'on va être attendu de pied ferme."

Ce que certains de vos adversaires vous ont déjà signifié...

"Oui... Maintenant, est-ce qu'ils vont nous "écrabouiller" (l'attaquant de Montpellier Steve Mounié a exprimé cette volonté sur le site officiel de son club, NDLR). J'ai toujours tendance à penser que la réalité vient du terrain, encore une fois, et que ce n'est pas dans la presse qu'on gagne les matchs."
"L'objectif ne peut pas être différent de celui qui constitue à rester en Ligue 1. "
Qu'attendez-vous cette saison, après votre retour réussi au sein de l'élite du football français ?

"L'objectif ne peut pas être différent de celui qui constitue à rester en Ligue 1. Ce serait prétentieux de notre part de penser qu'avec le plus petit budget de Ligue 1, on va finir dans les dix premiers par exemple. Ça ne veut dire qu'on ne le fera pas mais on se doit de respecter nos adversaires qui travaillent aussi bien que nous. Personne ne peut dire comment ça va se passer, l'exemple de la saison passée est là pour le rappeler. Il faut prendre les choses avec beaucoup de sérénité et d'envie. On l'a, mais après, c'est difficile de se prononcer sans connaître les forces en présence. Il faudra plusieurs journées pour cela."

Mais sur le terrain, est-ce que vous attendez quelque-chose de plus ?

"Evidemment qu'on a identifié les forces, les faiblesses de l'équipe parce que c'est notre travail. Mais ça ne suffit pas. Il faut pouvoir remédier aux faiblesses et conserver nos forces. Pour l'un, je pense que c'est réussi, en tout cas jusqu'à aujourd'hui. Pour l'autre, on a essayé de faire encore une fois avec les moyens dont on dispose, et je trouve que c'est intéressant. Maintenant, c'est le championnat qui va nous dire si on a apporté une plus-value à cette équipe, notamment dans le secteur offensif. Mais rien ne dit, ce qu'il en sera. Et c'est ce qui fait le charme de ce sport là. Même avec des joueurs meilleurs, on peut faire moins bien. Marseille, avec son effectif incroyable l'an passé, l'a montré, en ne réussissant pas son puzzle."

Etes vous satisfait de la préparation ?

"Oui. Elle a été bonne parce qu'elle a été consistante et puis, on a senti l'évolution et les progrès de l'équipe au fil des semaines. On a senti l'intégration des nouveaux et, je pense, progressivement vu s'exprimer la force du groupe. On a deux soucis et demi : la blessure d'Alexandre Letellier bien sûr, la blessure de Thomas Mangani depuis quinze jours et le problème physique de Romain Saïss qui traîne un peu en longueur, et ne lui a pas permis d'être à son meilleur niveau sur les matchs de préparation. Pour le reste, je trouve que les choses sont en place et je pense qu'on est prêt sur les plans physique et mental et très proche, sur le plan tactique, de ce que l'on peut faire de mieux. Maintenant, le match de samedi me fera peut-être démentir, il reste le plus dur : afficher ces forces en compétition."

Quelle est votre appréhension principale ? 

"Je n'ai pas d'appréhension particulière, franchement. J'ai vraiment confiance dans les joueurs qui constituent le groupe, je sens qu'il y a une vraie montée en puissance. Ça ne veut pas dire encore une fois qu'on va gagner à Montpellier, ça restera un match difficile de toute façon. Mais je pense qu'on est très proche de ce que l'on pourra faire de mieux."

Et votre espoir principal ?

"Que l'on démarre du mieux possible la saison. Je ne veux pas comparer mais il faut se servir de ce qui s'est passé l'an passé pour corriger et essayer de faire mieux. Si on se sert de ce que l'on a fait, rééditer un début de saison réussi serait magnifique parce qu'on a vu que ça nous emmène loin derrière. On avait fait un très grand pas vers le maintien à la trêve déjà."
"Ce n'est pas le public qui fait l'équipe, mais c'est lui qui la transcende et peut, à un moment donné, lui faire gagner un match, des points. Et quand on additionne ça en fin de saison, ça coûte cher."
Vous répétez souvent que le changement de dimension a été aussi médiatique. Certains vous voient plus haut, d'autres pas. Vous réussissez toujours à vous préserver du vacarme ?

"On ne peut pas empêcher les médias de parler et de dire ce qu'ils pensent. Enfin, j'ai quand même lu ce matin (dans L'Equipe, NDLR) que personne ne nous voir rééditer la saison de l'an passé. On n'est donc pas si attendu que ça. Dans le football, il n'y a pas de certitudes. Celui qui en a est déjà en difficulté à mon sens, ce n'est donc pas mon discours. On connaît nos moyens et on va tout faire pour défendre notre place en Ligue 1 parce qu'il y a dix équipes qui vont être comme nous. Et qu'il faudra être meilleur que ces dix équipes ou, au moins, que trois d'entre elles. La bagarre va être sévère, pour nous comme pour les autres. La saison 2015-2016 est finie, place à la nouvelle !"

Un mot sur le public angevin, qu'attendez-vous de lui ?

"Qu'il soit aussi chaleureux, enthousiaste et proche des joueurs. Aujourd'hui, Jean Bouin devient une petite cocotte minute dans laquelle nos adversaires n'ont pas une énorme sérénité : c'est très bien comme cela, et il faut que ça continue. Un club, c'est aussi ses supporters. Nous en avons de bons, il y a une vraie identification depuis trois ans autour du club. On sent qu'il y a une vraie passion, et ce que signifie ce mot. En tout cas, c'est ce que ressentent le joueurs au centre d'entraînement et au stade. Ce n'est pas le public qui fait l'équipe, mais c'est lui qui la transcende et peut, à un moment donné, lui faire gagner un match, des points. Et quand on additionne ça en fin de saison, ça coûte cher. Moi, je les remercie pour ce qu'ils nous ont apporté l'an passé et j'espère qu'ils auront la même envie, la même passion. Pas plus d'exigence parce que oui, une bonne saison comme un match, c'est compliqué à rééditer. On est dans cette équation là : peut-on faire une nouvelle bonne saison ? Je pense que oui et si les gens continuent de nous soutenir, c'est parfait."

Le public doit lui aussi faire une deuxième bonne saison...

"Exactement. On est tellement lié. On a tellement peu le droit qu'un maillon ne marche pas. Si le public est bon, on a plus de chances de l'être nous aussi. Mais c'est vrai que si on ne l'est pas, on ne va pas l'inciter à l'être. Mais dans l'ensemble, je pense que les gens vivent de bons moments depuis deux ans. On essaye à chaque fois de donner le meilleur de nous mêmes, ils le ressentent bien même si ce n'est pas toujours parfait. On va donner le meilleur de nous mêmes et on attend d'eux la même symbiose."

"Le jour d'après", saison 2 !
Lui aussi est resté à l'intersaison ! Supporters et amis d'Angers SCO, sous la plume de notre confrère d'Angers Télé Thierry Lardeux, vous pourrez retrouver dès ce dimanche sur angersmag.info, notre billet "Le Jour d'Après". L'occasion pour notre collaborateur, chaque lendemain de match du SCO, de porter son regard d'expert, plus ou moins décalé, souvent bienveillant, sur la rencontre de la veille. Rendez-vous dimanche !




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