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Social

Suppression de postes d’enseignants : le Maire d’Angers interpelle le ministre


Rédigé par - Le Lundi 13 Février 2012 à 22:17


Depuis plusieurs semaines les parents des enfants scolarisés dans les écoles d’Angers sont en colère. En cause la suppression de postes d’enseignants, d’aide aux enfants en difficultés et la fermeture de plusieurs classes. Frédéric BÉATSE, le maire d’Angers, ému par la situation, interpelle directement le ministre de l’Éducation nationale, Luc CHATEL.



Parents d'élèves lors de la manifestation organisée la semaine dernière devant la préfecture d'Angers
Parents d'élèves lors de la manifestation organisée la semaine dernière devant la préfecture d'Angers
Après des occupations de classes par les parents, des débats et des manifestations, notamment devant la Préfecture d’Angers, les parents d’élèves des écoles angevines viennent de trouver un soutien d'importance en la personne de Frédéric BÉATSE, Maire d’Angers et Vice-président du Conseil Régional..

Ce dernier qui a visité les écoles concernées, aussitôt après sa prise de fonction, le 26 janvier dernier, dresse un constat accablant de la situation dans les écoles angevines. « Pour les élus locaux, comme pour les personnels et parents d’élèves, les mesures annoncées conduisent à une dégradation sans précédent de la qualité du service public d’éducation à Angers », écrit le Maire d’Angers dans sa lettre au ministre Luc CHATEL. « Vous portez une lourde responsabilité dans cette casse programmée du service public ».

Les propositions ministérielles pour la rentrée scolaire prochaine ont été examinées par le Conseil Départemental de l’Éducation nationale (CDEN), le 9 février dernier. Cette instance, présidée par le Préfet a émis un avis défavorable aux suppressions programmées par le ministre. Cette décision n’émeut pas, pour l’instant, l’inspection académique et encore moins le ministre. D’où la motivation des parents, des enseignants et des élus locaux à mener une action dénonçant cette situation inédite. 42 classes sont concernées sur l’ensemble du département.

« Je regrette et déplore cette diminution drastique des moyens qui touche nos écoles. Nous en contestons les motifs basés sur une interprétation erronée des éléments démographiques et une approche purement comptable », poursuite le Maire.

Au moment où la précarité s’installe dans de nombreux foyers, même à Angers, la logique de restriction des budgets à marche forcée conduit inexorablement vers une école a deux vitesses, dont les moins fortunés feront les frais. La scolarité des jeunes enfants, c'est-à-dire dès trois ans, pourrait s’en trouver pénalisée. « Elle donne pourtant de bons résultats en terme de réussite éducative et de lutte contre les inégalités » explique Frédéric BÉATSE.

Pour les élus d’Angers qui soutiennent les parents dans leurs revendications il s’agit là d’une remise en cause du pacte républicain, lequel assurait à tous, sans discrimination aucune, l’accès au savoir, à la connaissance et à la formation, dans une véritable perspective de progrès social.

« C’est là que se pose à mon sens, la véritable idée d’une civilisation en cohérence avec nos principes et notre histoire », conclu le Maire, jetant au passage un pavé dans la mare du ministre de l’Intérieur, et invitant le ministre de l’Éducation à repenser son idée de suppression de poste.





Yannick Sourisseau
Responsable de publication et rédacteur en chef, assure le suivi technique du journal et son... En savoir plus sur cet auteur

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