Sur ses mots et sur ses maux, Thomas Dutronc répond aux collégiens


Rédigé par Anne MELLIER - Angers, le Mardi 19 Janvier 2016 à 19:00


Pour la quatrième édition de « Sur ces mots », une opération pédagogique visant à promouvoir l’écriture à travers un auteur, 450 collégiens sont partis à la rencontre de Thomas Dutronc lundi dernier, à la Collégiale Saint-Martin.



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Lunettes noires vissées sur les yeux et sourire aux lèvres, Thomas Dutronc s’est prêté à une longue séance de questions réponses, lundi, à la Collégiale Saint Martin, dans le cadre de la quatrième édition de « Sur ces mots ». Organisée en partenariat avec le Conseil départemental et les Journées Nationales du livre et du vin, l’opération aboutira à la production de travaux réalisés en classe autour de l’œuvre de l’artiste. Une initiative pédagogique donc, mais également une occasion d’en savoir plus sur le parcours, l’adolescence et la vie de l'artiste, fils de Jacques Dutronc et Françoise Hardy. 

Plus que l’œuvre, c’est en effet le personnage qui retient en premier l’attention des quelque 450 jeunes réunis pour l’occasion. Quel genre d’adolescent était-il ?  Est-il nostalgique de son enfance ? Quel est son parcours professionnel ? Au fil des réponses, Thomas Dutronc se dévoile. Les collégiens découvrent que le chanteur était un passionné de jeux vidéo et de musique. Un ado « un peu bizarre » selon l’intéressé, « un rebelle asocial qui aimait bien l’école en même temps ». Il raconte aussi son amour pour la guitare, pour laquelle il dit avoir ressenti un appel. Un brin charmeur, le chanteur évoque en souriant les formes féminines de cet instrument devant un jeune public un brin mal à l’aise. 
L’artiste parle sans complexe, digressant parfois longuement, répondant parfois un peu à côté de la question posée, sans jamais pour autant perdre l’attention de ses interlocuteurs.

L’artiste n’élude par ailleurs aucune question, pas même celles qui concernent ses parents, et leur influence sur sa carrière professionnelle. Ces derniers ne sont « pas très piston » si l’on en croit Thomas Dutronc. Il révèle ainsi qu’après avoir fait la Fémis, la célèbre école de cinéma parisienne, il décide de tout laisser pour se consacrer à sa passion : la guitare. Sa mère, Françoise Hardy, accepte alors de l’aider financièrement pendant cinq ans, à condition qu'il soit en mesure de vivre de son activité à la fin de cette période. Pari réussi pour celui qui fera d’abord carrière dans la musique en tant que guitariste dans un trio, avant de se lancer dans la chanson. 

L'échange s’oriente ensuite vers l’œuvre musicale du chanteur : ses sources d’inspiration, ses collaborations, la manière dont il écrit… L’artiste parle sans complexe, digressant parfois longuement, répondant parfois un peu à côté de la question posée, sans jamais pour autant perdre l’attention de ses interlocuteurs. Il explique qu’il aime écrire seul et à plusieurs, car « seul on va plus vite », « on fait quelque chose de plus personnel », mais à plusieurs, « il y a moyen de faire quelque chose de très drôle ».

Lorsqu’un élève l’interroge sur le choix du français pour ses chansons, le chanteur répond en parlant de son amour pour les jeux de mots, et se livre à quelques calembours dont la signification échappe aux élèves, tout en arrachant une grimace aux professeurs. 

Après une heure et demi de ping-pong verbal, l’artiste empoigne finalement son instrument et entonne « Comme un manouche sans guitare », devant les collégiens conquis. Au moment de partir, nombreux sont ceux qui se ruent vers lui pour tenter d’obtenir un autographe, mais tous n’auront pas cette chance.

D’autres discutent en attendant le car qui les ramènera au collège. Théo avoue qu’il ne connaissait pas Thomas Dutronc avant qu’il ne commence à travailler sur ses chansons en classe, mais il a trouvé l’interview intéressante. Lena, elle, a eu la chance de le rencontrer quelques mois plus tôt, avec son professeur, pour préparer « Sur ces mots ». Elle aime cet artiste qu’elle trouve polyvalent, capable de passer d’un style à l’autre avec facilité. Pour cette petite chanteuse, c’est une source d’inspiration. Elle finit cependant par suivre le mouvement de la foule qui sort lentement de la collégiale : il ne reste plus qu’à écrire maintenant. 












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