Taxe Carbone, un impôt de plus ?


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 06/09/2009 - 14:53 / modifié le 08/09/2009 - 23:37


Pas facile de rallier les citoyens français à la cause écologiste, surtout lorsqu’il s’agit de payer ce qu’une majorité d’entre-deux considèrent, à juste titre, comme un impôt supplémentaire. La fameuse taxe carbone, dont le seul nom fait déjà tache dans le paysage fiscal de notre pays est loin de faire l’unité, même au sein de la classe politique. Certains s’en servent d’ailleurs comme argument électoral. Alors si on en causait ?



Taxe Carbone, un impôt de plus ?
Lourdement taxé le citoyen français commence à en avoir par-dessus le bonnet des impôts en tous genres que les gouvernements ajoutent au fil des mandats électoraux. Encore quelques efforts et c’est l’ensemble de leurs revenus qu’ils devront verser sous forme de taxes diverses à l’État et aux collectivités. On a beau avoir envie d'être solidaire et adepte du développement durable, trop c’est trop. Et dans le cas qui nous intéresse, la taxe carbone, c’est la molécule qui fait déborder le vase.

Mais la taxe carbone c’est quoi au juste ? Selon l’encyclopédie Internet Wikipédia « La taxe carbone est une taxe environnementale sur l'émission de dioxyde de carbone. ». Son objectif est de pouvoir limiter le réchauffement climatique en taxant ceux qui émettent le plus de dioxyde de carbone, lequel est responsable, selon les experts, du réchauffement climatique. Taxer le « pollueur – payeur », tout le monde est d’accord, mais comme pas hasard cet impôt, puisqu’il faut appeler un chat un chat, risque fortement de s’appliquer inégalement, filière qu’exploitent, comme par hasard, certains partis politiques.

En effet, cette taxe, calculée selon la tonne de dioxyde de carbone de carbone émise, risque de pénaliser lourdement les populations les moins aisées, lesquelles utilisent les énergies les plus polluantes pour se chauffer ou pour se mouvoir, fautes de moyens leur permettant d’utiliser des solutions alternatives.

Si tout le monde semble d’accord sur le principe d’abaisser les émissions de gaz à effet de serre, le terme même de taxe est de trop. Toujours payer pour un résultat à l’inverse de ce que l’on voudrait nous faire croire, c’est là que le bat blesse. Ne serait-il pas plus judicieux, plutôt que de pénaliser, de financer le développement des énergies renouvelables et d’en favoriser l’accès aux populations les moins aisées. Qui peut aujourd’hui se payer une voiture électrique ou une maison à énergie faible ou nulle en gaz à effet de serre ? Les plus riches, ceux pour lesquels une taxe nouvelle est quantité négligeable.

Peut-être faudrait-il taxer nos ministres et autres élus du peuple qui, par leurs idées, doivent dégager leur part de carbone ? Payer, toujours payer, pour qui, pour quoi. C’est un peu comme l’alcool ou la cigarette. Diminuer la consommation, mais surtout pas interdire car nos gouvernants se retrouveraient avec un manque à gagner notoire. Il en va de même pour les énergies polluantes, dont chacun sait qu’elles rapportent aux grosses entreprises, mais aussi à l’État, principal actionnaire.

Nous faire croire qu’il est de bon ton de s’investir dans une démarche écologique alors qu’on cherche avant tout à remplir les caisses de l’État, les électeurs ne sont pas dupes. D’où le rejet d’une majorité de la population et la division de la classe politique sur le sujet. Quand à ses défenseurs les plus médiatiques, Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand, ils ne sont pas, en dehors de leur discours, des exemples du genre, eux qui utilisent des hélicoptères ou des 4x4 pour réaliser leurs émissions de télévision.

Le débat est donc lancé, avec un avantage indéniable, celui de faire prendre conscience que nous courrons à la catastrophe si rien n’est fait pour notre planète. Mais ne faudrait-il pas, plus qu’une taxe injuste, rendre les populations responsables, leur donner les moyens d’accéder aux énergies renouvelables et enfin bannir les produits jugés trop dangereux pour notre planète ?



Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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