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Dimanche 21 Décembre 2014







Technicolor Angers liquidé, les réactions de Béatse à Capus


Rédigé par Rédaction Angers Mag Info - Le 11/10/2012 - 16:56 / modifié le 11/10/2012 - 20:24




Premier élu à se rendre à l'usine ce jeudi, Frédéric Béatse, le maire d'Angers, est venu soutenir les salariés : " Nous ne laisserons pas le groupe se débarrasser de ses responsabilités"
Premier élu à se rendre à l'usine ce jeudi, Frédéric Béatse, le maire d'Angers, est venu soutenir les salariés : " Nous ne laisserons pas le groupe se débarrasser de ses responsabilités"
Les réactions se sont multipliées après l'annonce de la liquidation de la société Thomson Angers. Émues, virulentes, critiques, constructives... De Frédéric Béatse, le maire d'Angers, à Laurent Gérault, l'un des membres de l'opposition municipale, en passant par les anti-capitalistes et le président de la Région, en voici un florilège qui ne revendique pas l'exhaustivité.

Frédéric Béatse, maire d'Angers :
« Le groupe Technicolor a sciemment organisé la liquidation du site d’Angers. Nous ne laisserons pas le groupe se débarrasser de ses responsabilités. Angers a de réels atouts pour le développement de la filière électronique, avec tous les acteurs économiques et les collectivités, nous devons relever le défi de développer de l’activité et de l’emploi dans ce secteur qui peut également concerner les salariés de Technicolor. Je reste également mobilisé pour l’accompagnement des salariés afin de trouver à chacun une situation digne et pérenne pour tous et je soutiendrai toutes les initiatives qui iront dans ce sens. »

Jean-Claude Antonini, président de l'agglomération d'Angers :
"Dans les 33 communes de l'agglo que je représente, il y a des salariés de Technicolor qui perdent leur boulot. Il y a des familles qui sont touchées, nous sommes tous solidaires avec eux et on le restera. On a essayé de faire des choses, ça n'a pas marché mais ça les a emmerdé Technicolor. Et il faudra que le groupe paye. Je ne connais pas Thomson Angers, je connais Technicolor. Je vais demander à mes collègues de l'agglo ce soir de me donner le pouvoir de discuter avec liquidateur pour racheter le site, avec l'usine, parce que je veux que l'outil de travail reste, pour que les repreneurs à qui on n'a pas donné le temps, puissent concrétiser leurs projets."

Jacques Auxiette, président de la Région Pays-de-la-Loire :
« Mon premier mot va évidemment aux salariés et à leur famille, à qui j’adresse, au nom du Conseil régional, un message de soutien et de solidarité. Je partage leur colère à l’égard du Groupe Technicolor, dont la direction est restée sourde et muette après avoir organisé la faillite de sa filiale (...). Technicolor ne pourra toutefois pas rejeter ses responsabilités sociales vis-à-vis des salariés (...). La Région se tient prête par ailleurs à mobiliser ses dispositifs de formation pour accompagner des salariés qui souhaiteraient s’engager dans une reconversion professionnelle (...). La liquidation de l’entreprise ne signifie pas l’abandon des projets de reprise qui ont émergé ces dernières semaines, ni par les industriels, ainsi que l’a exprimé ces derniers jours le Pdg d’Eolane, ni par les collectivités locales."

"Il faut taxer les délocalisations" (Alain Pagano, PCF)

Alain Pagano, secrétaire départemental du Parti communiste était présent dès l'annonce de la liquidation, sur le site jeudi matin
Alain Pagano, secrétaire départemental du Parti communiste était présent dès l'annonce de la liquidation, sur le site jeudi matin
NPA 49 (Nouveau Parti Anticapitaliste) :
"Le verdict, même prévisible, reste inacceptable. Les belles paroles se sont envolées. Une fois de plus, le gouvernement n’a pas réellement affronté un groupe capitaliste. La ministre des PME, Fleur Pellerin, a même avoué aux salarié(e)s, vendredi dernier, qu'elle n'avait pas réussi à prendre langue avec les dirigeants rapaces de Technicolor (...). Il faut interdire les licenciements. Les secteurs clés de l’économie doivent passer sous contrôle des travailleurs et de la population.."


Parti Communiste Français (Alain Pagano, secrétaire départemental) :
"Je voulais être avec les salariés. Et on va continuer à les soutenir pour qu'ils ne soient pas dépouillés. Je suis déçu par la majorité gouvernementale qui aurait pu faire plus. On a un problème avec le capitalisme financier. Je suis favorable à des lois qui permettraient de taxer les délocalisations de production comme celle qu'a engagé Technicolor, vers des pays à bas coût salarial."

"Le premier responsable, c'est l'Etat" (Laurent Gérault)

Laurent Gérault, conseiller municipal : "la Région Pays-de-la-Loire n'est pas à la hauteur de la gravité des enjeux pour Angers"
Laurent Gérault, conseiller municipal : "la Région Pays-de-la-Loire n'est pas à la hauteur de la gravité des enjeux pour Angers"
Laurent Gérault, conseiller régional, conseiller municipal d'opposition (Alliance Centriste) à Angers :
"J'exprime d'abord ma solidarité à l'égard des salariés. Le premier responsable, pour moi, c'est l'Etat actionnaire de France Telecom qui a baissé brutalement la charge de l'usine d'Angers et qui n'a rien fait pour anticiper la reconversion du site que ce soit du temps de Nicolas Sarkozy ou de celui du gouvernement Ayrault. Cela nous interpelle à tous les échelons sur notre responsabilité dans l'attribution de marchés publics. La deuxième chose, pour moi, c'est que la Région Pays-de-la-Loire, qui a pourtant des compétences fortes, n'est pas à la hauteur de la gravité des enjeux pour Angers. Quelle place accorde-t-elle à notre territoire dans sa vision de l'avenir ?"

Emmanuel Capus, conseiller municipal UMP :
"La solidarité avec les salariés de Technicolor ne doit pas nous exonérer d’un examen critique du passé. Comment en sommes nous arrivés là ? Il y a 30 ans, il y avait autant d’emplois dans l’électronique à Grenoble qu’à Angers. Aujourd’hui Angers est saignée et Grenoble garde ses emplois. Il faut pointer l’absence de vision des élus, face à une désindustrialisation bien réelle (...). Le volet recherche est soutenu, conquérant même (...) mais le développement du territoire dans l’électronique doit marcher sur deux jambes : une jambe recherche qui fonctionne, et une jambe développement industriel, politique d’attractivité qui est en panne."



















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