Technicolor-Thomson : "la vraie galère va commencer !"


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers, le 08/11/2013 - 07:27 / modifié le 08/11/2013 - 10:34


Les ex-salariés de Technicolor se réunissaient jeudi soir, pour échanger sur leur avenir. Un avenir sombre à court terme, selon Odile Coquereau, ex-responsable du personnel, puisque la plupart d'entre eux quittent ce mois-ci leur plan de sauvegarde de l'emploi pour rejoindre les rangs de Pôle Emploi.



Odile Coquereau, ex-représentante du personnel de Technicolor.
Odile Coquereau, ex-représentante du personnel de Technicolor.
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Réunis en assemblée générale, ce jeudi soir, les anciens salariés de Technicolor - "les Technicolères" - veulent garder espoir. Un an quasiment jour pour jour après la fermeture du site industriel angevin, boulevard Gaston-Birgé, les 300 salariés souhaitent garder du lien et continuer à échanger sur leur situation professionnelle. Entretien avec Odile Coquereau, ex-représentante du personnel.

Angers Mag : pourquoi les ex-salariés gardent-ils espoir ?
Odile Coquereau :
"Il faut d'abord savoir que la plupart d'entre eux ont toujours travaillé sur ce site. Ils n'ont connu aucune autre boîte dans leur carrière professionnelle. Et puis, l'autre élément qui nous permet de garder espoir concerne le rachat du site et de l'outil industriel par Angers Loire Métropole. Nous sommes donc très vigilants et attentifs sur les perspectives de réindustrialisation du site. Quel avenir lui réserve-t-on ? Quelle solution vont proposer les élus angevins ? Quels sont les projets de reprise ? Des questions, aujourd'hui, sans réponse. Donc nous attendons - toujours - des propositions concrètes."

Voilà un an que l'usine a fermé ses portes, où en sont les ex-salariés ?
"Sur les 300 touchés par cette fermeture, 30 ont retrouvé un travail en CDI, la plupart d'entre dans des emplois très spécifiques. Une cinquantaine ont pu suivre des formations dans le cadre d'une éventuelle reconversion et le reste continue de bénéficier du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) mis en place par l'employeur. Ce dernier leur a permis, à condition d'abandonner leur deux mois de préavis - de bénéficier d'un suivi personnalisé et de leur salaire à 100 % pendant un an. Ce plan arrive à son terme, le 16 novembre. Date à laquelle commence la vraie galère pour eux !"

Pour quelles raisons ?
"Eh bien parce qu'à partir du 16 novembre, ils intègrent le régime général de l'ARE (Allocation d'aide au retour à l'emploi) de Pôle emploi. Et la sanction sera immédiate puisqu'ils ne percevront plus que 57,4 % de leur salaire. S'ajoute à cette perte de revenu - synonyme de descente aux enfers pour certains qui ne gagnaient déjà pas des mille et des cent - de s'affilier à une mutuelle ou d'une caisse de prévoyance jusqu'alors prise en charge par l'entreprise et le PSE. Une dépense obligatoire non négligeable qui vient se rajouter à la perte de salaire. Et, enfin, face à ce constat, nous sommes totalement impuissants. C'est sans aucun doute le plus dur à vivre."

Est-ce pour toutes ces raisons que l'association des Technicolères continue de vivre aujourd'hui ?
"Bien évidemment. On est toujours plus fort à plusieurs que tout seul dans son coin. Cette assemblée générale permet avant tout de renouveler notre bureau mais aussi, et surtout, de pouvoir échanger, de partager nos expériences et nos difficultés. Sur les 300 ex-salariés de Technicolor - hormis ceux qui ont retrouvé un emploi et ceux qui poursuivent leur formation - nous touchons environ une centaine de personnes qui, grâce à l'association, peuvent trouver des solutions et surtout suivre le dossier de reprise du site. Et ainsi de continuer à y croire".









1.Posté par FEDERER le 08/11/2013 10:25 | Alerter
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malheureusement il n'y a rien a esperer des pouvoirs publics qui montrent chaque jour un peu plus leur incompétence et leur impuissance dans le domaine économique

2.Posté par Tonton Flingueur le 08/11/2013 14:34 | Alerter
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faites confiance au grand Gourou de l'agglo et ses sbires, faites confiance...tout va bien, voilà maintenant vous dormez....

3.Posté par Daniel Fleury le 05/12/2013 20:08 | Alerter
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Chère Odile, ta mansuétude vis à vis de l'agglomération qui a baladé tout le monde me surprendra toujours. Tu sais bien que les "perspectives de réindustrialisation" ne dépendent que des mobilisations qui pourront contraindre à les mettre en place... pour cela il faudrait autre choses que des libéraux qui se disent socialistes















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