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L'initiative n'étonnera pas les observateurs qui suivent le dossier. Depuis quelques mois, la mainmise exercée par l'agglomération et la ville d'Angers, avec l'appui de la Région, sur les négociations autour de l'avenir du site industriel, irrite à droite. Mais aussi un peu à gauche où Philippe Bodard, le conseiller-général et maire de Mûrs-Erigné, notamment, s'est fait entendre pour réclamer l'élargissement du cercle des discussions.
Au delà du petit jeu politique des uns et des autres, la question est de savoir si pour donner toutes ses chances aux projets de reprise d'activité, il est pertinent, ou pas, de rassembler tous les acteurs du développement économique de la région. Le problème ainsi posé, la réponse semble tomber sous le sens. Mais sur le terrain, les choses se révèlent plus compliquées.
"On travaille tous pour le territoire. Je ne doute pas, si les engagements sont suffisants, que nous saurons nous réunir" nous avait glissé Jean-Claude Antonini, le président de l'agglomération, au soir du sursis accordé à Technicolor par le Tribunal de commerce de Nanterre. Dans leur lettre à François Burdeyron, le nouveau préfet, Christophe Béchu et Paul Jeanneteau semblent dire que c'est le moment : "Il nous paraît urgent que l'ensemble de ceux qui ont une capacité à agir puissent se retrouver et travailler ensemble sur ce dossier difficile."
Et les représentants des salariés, qu'en pensent ils ? "Oui, nous y sommes favorables. Plus il y a de monde, plus il y a des possibilités de réussir. Mais nous ne voulons pas nous retrouver étouffés" admet Martine Guilbert, pour l'intersyndicale CGT-CFDT-CGC de Technicolor, prudente.
Derrière les craintes de la cégétiste, et elle ne le cache pas, la peur notamment de voir valider des offres de reprise qui dévaloriseraient les contrats de travail actuels des salariés que ce soit au niveau de la rémunération ou de l'ancienneté. Comment ne pas comprendre ces réserves ? Mais entre ça et rien ? "Je sens la question piège. Les salariés n'ont pas envie de se faire arnaquer. Et il ne faut pas oublier la responsabilité de Technicolor" insiste Martine Guilbert.
Si la question embarrasse, c'est que son objet est tout sauf un détail. C'est même aujourd'hui manifestement l'un des nœuds des négociations. Et il y a "urgence" à le dénouer. Le tribunal de commerce de Nanterre doit se réunir de nouveau le 11 octobre pour statuer sur la poursuite ou non de la période d'observation judiciaire de l'usine.
Au delà du petit jeu politique des uns et des autres, la question est de savoir si pour donner toutes ses chances aux projets de reprise d'activité, il est pertinent, ou pas, de rassembler tous les acteurs du développement économique de la région. Le problème ainsi posé, la réponse semble tomber sous le sens. Mais sur le terrain, les choses se révèlent plus compliquées.
"On travaille tous pour le territoire. Je ne doute pas, si les engagements sont suffisants, que nous saurons nous réunir" nous avait glissé Jean-Claude Antonini, le président de l'agglomération, au soir du sursis accordé à Technicolor par le Tribunal de commerce de Nanterre. Dans leur lettre à François Burdeyron, le nouveau préfet, Christophe Béchu et Paul Jeanneteau semblent dire que c'est le moment : "Il nous paraît urgent que l'ensemble de ceux qui ont une capacité à agir puissent se retrouver et travailler ensemble sur ce dossier difficile."
Et les représentants des salariés, qu'en pensent ils ? "Oui, nous y sommes favorables. Plus il y a de monde, plus il y a des possibilités de réussir. Mais nous ne voulons pas nous retrouver étouffés" admet Martine Guilbert, pour l'intersyndicale CGT-CFDT-CGC de Technicolor, prudente.
Derrière les craintes de la cégétiste, et elle ne le cache pas, la peur notamment de voir valider des offres de reprise qui dévaloriseraient les contrats de travail actuels des salariés que ce soit au niveau de la rémunération ou de l'ancienneté. Comment ne pas comprendre ces réserves ? Mais entre ça et rien ? "Je sens la question piège. Les salariés n'ont pas envie de se faire arnaquer. Et il ne faut pas oublier la responsabilité de Technicolor" insiste Martine Guilbert.
Si la question embarrasse, c'est que son objet est tout sauf un détail. C'est même aujourd'hui manifestement l'un des nœuds des négociations. Et il y a "urgence" à le dénouer. Le tribunal de commerce de Nanterre doit se réunir de nouveau le 11 octobre pour statuer sur la poursuite ou non de la période d'observation judiciaire de l'usine.









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