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Deux pleines pages. Une dans Le Monde, une dans Les Echos. Et un même coup de gueule pour prendre les lecteurs des deux journaux à témoin de leur colère. Alors que se profile l'audience décisive du tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) sur l'avenir de l'usine Technicolor, la ville d'Angers, l'agglomération et le conseil régional des Pays-de-la-Loire ont choisi une méthode inattendue pour tenter de mettre la pression sur les dirigeants du groupe électronique français : offrir au dossier une publicité immanquable dans les colonnes des deux grands quotidiens nationaux.
Fidèle aux couleurs de la charte graphique d'Angers Loire Métropole, la pub en question se présente sous la forme d'une interpellation. D'un côté, présentés succinctement, tous les atouts du secteur de l'électronique professionnelle dans la région - 400 entreprises, 25000 emplois, la qualité de l'enseignement supérieur spécialisé etc... -, de l'autre, une incompréhension totale face à la décision de Technicolor de se désengager de l'avenir de l'usine d'Angers.
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Fidèle aux couleurs de la charte graphique d'Angers Loire Métropole, la pub en question se présente sous la forme d'une interpellation. D'un côté, présentés succinctement, tous les atouts du secteur de l'électronique professionnelle dans la région - 400 entreprises, 25000 emplois, la qualité de l'enseignement supérieur spécialisé etc... -, de l'autre, une incompréhension totale face à la décision de Technicolor de se désengager de l'avenir de l'usine d'Angers.
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Le dépit d'Antonini
"Pourquoi Technicolor ne croit-il pas aux possibilité d'innover et de produire en France ? Pourquoi Technicolor veut-il fermer brutalement son usine d'Angers avec 350 salariés ? Pourquoi Technicolor délocalise-t-il ?" En trois questions bien ciblées, ce sont des mois de dialogue de sourds et d'incompréhensions que Jean-Claude Antonini, le président de l'agglomération, et les élus angevins ont choisi de mettre publiquement sur la table.
Jeudi dernier, lors du rassemblement des Technicolor devant la mairie d'Angers, celui-ci n'avait pas caché son dépit face au silence des dirigeants du groupe électronique. "Le responsable, c'est Technicolor" répétait-il à l'envi. "Je n'ai eu aucun discussion sur le fond du sujet avec eux. Ils rejettent la responsabilité du dossier sur le groupe Thomson. Mais ce sont eux aujourd'hui qui sont aux commandes" explique-t-il ce mardi soir.
Jeudi dernier, lors du rassemblement des Technicolor devant la mairie d'Angers, celui-ci n'avait pas caché son dépit face au silence des dirigeants du groupe électronique. "Le responsable, c'est Technicolor" répétait-il à l'envi. "Je n'ai eu aucun discussion sur le fond du sujet avec eux. Ils rejettent la responsabilité du dossier sur le groupe Thomson. Mais ce sont eux aujourd'hui qui sont aux commandes" explique-t-il ce mardi soir.
Deux projets à finaliser
Parallèlement, deux pistes de reprise "sérieuses", évoquées ces derniers jours, restent bien d'actualité, comme nous l'a confirmé Pierre Julien, le mandataire social de Thomson Angers : un projet de développement autour de la production de cellules photovoltaïques porté par le groupe Eolane, et un autre projet soutenu par le groupe tourangeau Minerva, spécialisé dans la "sous-traitance globale d’équipements et sous-ensembles industriels". Deux projets "cumulables", qui n'entrent donc pas en concurrence, mais qui restent à finaliser.
Pour devenir offres fermes - et donc officielles - de reprise, ces deux pistes nécessitent, rappelons-le, la garantie d'affectation "d'une charge immédiate et intermédiaire" à l'usine d'Angers. Et l'on en revient à la principale pierre d'achoppement du dossier. Qui consentira à faire travailler l'usine d'Angers durant six, huit ou dix mois ? Technicolor ? "En raclant les fonds de tiroir, on peut pousser jusqu'à fin octobre, mais ce n'est pas Technicolor, non, qui peut s'engager sur ce point" précise de nouveau Pierre Julien. Qui alors ?
A ce jour, la question reste sans réponse. D'où la nécessité d'obtenir un nouveau délai auprès du tribunal de commerce de Nanterre. Un point sur lequel semble s'accorder aujourd'hui toutes les parties prenantes du dossier. "Je le souhaite aussi" glisse Pierre Julien.
Pour devenir offres fermes - et donc officielles - de reprise, ces deux pistes nécessitent, rappelons-le, la garantie d'affectation "d'une charge immédiate et intermédiaire" à l'usine d'Angers. Et l'on en revient à la principale pierre d'achoppement du dossier. Qui consentira à faire travailler l'usine d'Angers durant six, huit ou dix mois ? Technicolor ? "En raclant les fonds de tiroir, on peut pousser jusqu'à fin octobre, mais ce n'est pas Technicolor, non, qui peut s'engager sur ce point" précise de nouveau Pierre Julien. Qui alors ?
A ce jour, la question reste sans réponse. D'où la nécessité d'obtenir un nouveau délai auprès du tribunal de commerce de Nanterre. Un point sur lequel semble s'accorder aujourd'hui toutes les parties prenantes du dossier. "Je le souhaite aussi" glisse Pierre Julien.










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