Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l'innovation a affirmé que France Télécom s'était engagé pour assurer un plan de charge sur un an. Seul hic, Paul Raguin, le PDG d'Eolane dit qu'il n'a encore "aucune garantie"
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Tous ceux - dont Angers Mag - qui pensaient que la venue de Fleur Pellerin, ce vendredi à Angers, permettrait d'y voir plus clair quant à l'avenir de l'usine Technicolor Angers et au projet de reprise porté par Paul Raguin, le PDG d'Eolane, en sont pour leurs frais. En dépit ou à cause des déclarations des différents acteurs du dossier, c'est bien désormais un sentiment de confusion qui domine dans les esprits. On essaye de vous expliquer pourquoi.
Depuis qu'il nous l'a lui-même confirmé mercredi, on sait que Paul Raguin n'a pas renoncé à l'idée de mener à bien un projet d'activité industrielle sur le site de l'ex-usine Thomson. Ce projet, qui porte sur la production de composants photovoltaïques de dernière génération, se donne pour ambition de reprendre 80 salariés actuels de Technicolor Angers, nous a-t-il assuré de nouveau cet après-midi.
Tout comme Fleur Pellerin et la grande majorité des responsables économiques et politiques d'Angers, le patron du groupe électronique régional était l'un des invités à l'inauguration de la nouvelle École supérieure d'électronique de l'Ouest (ESEO), sur le plateau des Capucins. Une inauguration d'autant plus symbolique que le nouveau et superbe campus de l'école d'ingénieurs pourrait bien être la tête de pont d'un futur Technocampus dédié à l'électronique professionnelle dont Paul Raguin, faut-il le rappeler, est l'un des moteurs. Du moins est-ce le vœu formulé devant la ministre, par l'ensemble des acteurs invités.
Depuis qu'il nous l'a lui-même confirmé mercredi, on sait que Paul Raguin n'a pas renoncé à l'idée de mener à bien un projet d'activité industrielle sur le site de l'ex-usine Thomson. Ce projet, qui porte sur la production de composants photovoltaïques de dernière génération, se donne pour ambition de reprendre 80 salariés actuels de Technicolor Angers, nous a-t-il assuré de nouveau cet après-midi.
Tout comme Fleur Pellerin et la grande majorité des responsables économiques et politiques d'Angers, le patron du groupe électronique régional était l'un des invités à l'inauguration de la nouvelle École supérieure d'électronique de l'Ouest (ESEO), sur le plateau des Capucins. Une inauguration d'autant plus symbolique que le nouveau et superbe campus de l'école d'ingénieurs pourrait bien être la tête de pont d'un futur Technocampus dédié à l'électronique professionnelle dont Paul Raguin, faut-il le rappeler, est l'un des moteurs. Du moins est-ce le vœu formulé devant la ministre, par l'ensemble des acteurs invités.
Vers une liquidation judiciaire ?
Technicolor à la barre ! Ce vendredi midi, des comédiens ont convoqué un Tribunal de Grande Ignominie pour juger la responsabilité des dirigeants de Technicolor dans la fermeture de l'usine
Toute de noir vêtue, l'élégante Fleur Pellerin était donc attendue au tournant sur le dossier Technicolor dont son ministère, rappelons-le, a hérité du suivi. En début d'après-midi, devant les salariés réunis pour une action place du Ralliement, elle avait d'abord surpris en assurant que France Télécom s'était engagée dans un apport de charge intermédiaire souhaité par Paul Raguin comme, avant lui, par d'autres repreneurs potentiels.
Devant les micros des journalistes, au pied de l'ESEO, quelques heures plus tard, elle précisait même que cet engagement portait sur "une année". Avant d'ajouter un peu plus tard, lors de son discours officiel, que le projet Raguin ne "répondait pas encore à toutes les attentes". Comprenne qui pourra... Et retour donc vers Paul Raguin. "Nous n'avons pour le moment que des engagements moraux, je n'ai aucune garantie" s'excuse presque le patron d'Eolane, avant de préciser : "Il ne faut pas oublier que c'est le tribunal qui restera souverain."
Curieux ballet... Curieux jeu de déclarations... Et qui croire en réalité ? Ceux qui précisent qu'il reste quelques jours pour finaliser le projet ou ceux qui laissent entendre qu'une liquidation judiciaire ne serait peut-être pas une catastrophe pour tout le monde ?
Devant les micros des journalistes, au pied de l'ESEO, quelques heures plus tard, elle précisait même que cet engagement portait sur "une année". Avant d'ajouter un peu plus tard, lors de son discours officiel, que le projet Raguin ne "répondait pas encore à toutes les attentes". Comprenne qui pourra... Et retour donc vers Paul Raguin. "Nous n'avons pour le moment que des engagements moraux, je n'ai aucune garantie" s'excuse presque le patron d'Eolane, avant de préciser : "Il ne faut pas oublier que c'est le tribunal qui restera souverain."
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