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Relancés in extremis après le sursis accordé à leur usine par le tribunal de commerce de Nanterre au début du mois, les espoirs des salariés de Technicolor semblent, de nouveau, s'envoler. Jeudi, lors d'un comité d'entreprise, leurs représentants se sont vu confirmer plusieurs mauvaises nouvelles, à commencer par le refus d'Orange de s'engager dans l'apport de la charge de travail intermédiaire nécessaire au bouclage des projets de reprise.
"Ils ont eu des contacts avec Bouygues, avec Legrand, avec Schneider... Mais il n'y a eu aucun engagement ferme" rapporte Martine Guilbert, l'une des responsables de l'intersyndicale. Conséquence directe, le groupe électronique tourangeau Minerva qui portait le projet d'ateliers partagés, aurait décidé de jeter l'éponge. "Les banques ne les suivaient pas non plus" confie une source syndicale. Cent emplois étaient en jeu. En dépit de multiples relances, il ne nous a pas été possible de vérifier l'information auprès de Jean-Pierre Calestroupat, le directeur général de Minerva, qui garde le silence depuis le début des négociations.
Autre mauvaise nouvelle, selon Martine Guilbert, le préfet de Maine-et-Loire, François Burdeyron a opposé une fin de non-recevoir à la demande de nouvelle table ronde formulée par plusieurs élus. "Il nous a dit que l'État était intervenu auprès d'Orange et ne voyait en quoi cette rencontre pourrait faire avancer les choses. C'est quand même un peu dur à entendre" raconte l'élue CGT.
Reste l'espoir Eolane. Paul Raguin, le patron du groupe électronique basé au Fresne-sur-Loire, déposera t-il d'ici lundi son projet de reprise ? Du côté de l'intersyndicale de Technicolor, le pessimisme est de mise. "Là, on va vraiment vers la liquidation judiciaire. Il n'y a même plus de boulot, des chaînes ont été arrêtées faute de composants. Les salariés ont l'impression d'avoir été mené en bateau" poursuit Martine Guilbert.
"Ils ont eu des contacts avec Bouygues, avec Legrand, avec Schneider... Mais il n'y a eu aucun engagement ferme" rapporte Martine Guilbert, l'une des responsables de l'intersyndicale. Conséquence directe, le groupe électronique tourangeau Minerva qui portait le projet d'ateliers partagés, aurait décidé de jeter l'éponge. "Les banques ne les suivaient pas non plus" confie une source syndicale. Cent emplois étaient en jeu. En dépit de multiples relances, il ne nous a pas été possible de vérifier l'information auprès de Jean-Pierre Calestroupat, le directeur général de Minerva, qui garde le silence depuis le début des négociations.
Autre mauvaise nouvelle, selon Martine Guilbert, le préfet de Maine-et-Loire, François Burdeyron a opposé une fin de non-recevoir à la demande de nouvelle table ronde formulée par plusieurs élus. "Il nous a dit que l'État était intervenu auprès d'Orange et ne voyait en quoi cette rencontre pourrait faire avancer les choses. C'est quand même un peu dur à entendre" raconte l'élue CGT.
Reste l'espoir Eolane. Paul Raguin, le patron du groupe électronique basé au Fresne-sur-Loire, déposera t-il d'ici lundi son projet de reprise ? Du côté de l'intersyndicale de Technicolor, le pessimisme est de mise. "Là, on va vraiment vers la liquidation judiciaire. Il n'y a même plus de boulot, des chaînes ont été arrêtées faute de composants. Les salariés ont l'impression d'avoir été mené en bateau" poursuit Martine Guilbert.
Un (faux) procès de Technicolor le 5 octobre
Faute de négociation, c'est donc encore une fois dans la rue que va s'exprimer la parole des Technicolor. Une action est annoncée pour le vendredi 5 octobre, place du Ralliement, soutenue par un appel intersyndical sur l'ensemble du Maine-et-Loire. "Nous avons écrit aussi aux maires pour les mobiliser" précise la CGT.
Épaulés par des artistes, les salariés de l'usine électronique angevine entendent organiser "le procès de Technicolor" qu'ils continuent de tenir pour "le responsable numéro 1 de la situation". Un discours connu qui traduit bien un vrai sentiment de colère. Mais, pas plus que la mobilisation politique ne semble avoir fait avancer le schmilblick ces dernières semaines.
Les salariés de Technicolor prévoient une autre action à Rennes le 9 octobre dans le cadre d'un appel européen de la CGT. Trois cars sont annoncés au départ d'Angers. À Nanterre, deux jours plus tard, c'est au tribunal de commerce qu'il reviendra de sceller le sort de l'usine.
Épaulés par des artistes, les salariés de l'usine électronique angevine entendent organiser "le procès de Technicolor" qu'ils continuent de tenir pour "le responsable numéro 1 de la situation". Un discours connu qui traduit bien un vrai sentiment de colère. Mais, pas plus que la mobilisation politique ne semble avoir fait avancer le schmilblick ces dernières semaines.
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