Tempo Rives 2012 : le charisme et la voix d’Asaf Avidan


Rédigé par - Angers, le Mercredi 18 Juillet 2012 à 10:47


Réputé dans le monde entier pour sa voix envoutante, l’auteur-compositeur-interprète d’origine israélienne Asaf Avidan, inaugurait hier soir la saison 2012 du Festival estival Tempo Rives, devant un public imposant. Le premier concert qui devait avoir lieu le 14 juillet a été annulé, pour cause de météo chaotique.



Asaf Avidan dans ses oeuvres, hier soir, sur la scène de Tempo Rives
Asaf Avidan dans ses oeuvres, hier soir, sur la scène de Tempo Rives
la rédaction vous conseille
Il faisait beau hier soir et ça se voyait. Les angevins qui n’ont pas encore quitté la ville étaient nombreux dans les rues, aux terrasses des bars et sur les pentes verdoyantes de la cale de la Savatte, face au château d’Angers. Cela faisait des semaines que chacun attendait une température plus clémente et puisque la météo était favorable, autant en profiter.

C’est désormais devenu une habitude, chaque été, la scène Tempo Rives s’installe sur les bords de Maine afin d’offrir aux angevins encore présents et aux touristes de passage, une série de concerts gratuits en compagnie de groupes internationaux dont la réputation n’est plus à faire et de groupes locaux qui profitent ainsi d’une superbe promotion.

C’était notamment le cas d’OSPE qui avec son style blues rock psychédélique a ouvert le débat en présentant un mélange de musiques inspirées des années 70 où les basses un peu trop présentes, auront mis à mal les oreilles des puristes. Mais pour ce groupe angevin il ne s’agissait pas de plagier mais plutôt de se servir de musiques de références, de s’en inspirer pour produire d’autres sons, plus en adéquation avec ceux d’aujourd’hui. Petite anecdote OSPE, ne s’ait jamais trouvé de véritable nom. Ceux qui ont posé la question ont eu pour réponse « On Sait Pas Encore ». Et c’est devenu OSPE. Amusant n’est-ce pas.

A 21h, le public s’est soudain fait plus imposant, au point de remplir complètement la cale de la Savatte. Annoncé l’an dernier, défaillant pour cause de trachéite, celui que tous attendaient hier soir, Asaf Avidan et sa bande de musiciennes et musiciens très en verve était bien là. Et autant dire qu’avec une telle voix il ne vaut mieux pas avoir de maux de gorge, car ça ne doit pas produire tout à fait les mêmes effets.

Car, ce qui interpelle chez ce musicien d’origine israélienne, c’est d’abord son timbre de voix, une voix à la fois haut perchée et intense, distribuée avec une telle force, qu’il fait penser, selon les musicologues avertis, qu’il pourrait être le fils illégitime de deux pointures et non des moindres : Jeff Buckley et Janis Joplin. Dès lors on comprend toute la nécessité de cet auteur compositeur interprète de disposer de toute la qualité de son organe.

Avec sa coupe de cheveux à l’iroquoise, son costume vert un peu étroit, son polo noir et ses bretelles ce petit bout de chanteur et musicien, à l’allure presque androgyne, possède un charisme incroyable qui lui permet en quelques morceaux bien frappés de galvaniser les foules. Mais hier soir le public angevin semblait cloué au sol presque atterré par l’énergie incroyable que dégage Asaf Avidan.

Il aura fallut attendre plus d’une heure avant que le public se décide enfin à se lever, à l’invitation d’Asaf Avidan lui-même, pour que la sauce commence à prendre et que le volcan en éruption que constitue le groupe tout entier commence à rejaillir sur la foule.

Avec ses musiques à la croisée des chemins du blues, du folk et parfois du hard rock, Asaf Avidan a de quoi surprendre, l’interprète comme ses musiciens usant de toutes les audaces et de tous les instruments, dont un violoncelle, pour se hisser, comme la voix, vers les sommets musicaux. Pour ce premier concert, les angevins ont été servis, le ton est donné : il fera chaud sur scène, mais aussi sur les pelouses.





Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur








Angers Mag