Tempo Rives : BeFore Bach, un subtil mélange


Rédigé par - Angers, le Vendredi 22 Juillet 2011 à 08:07


Ceux qui sont venus pour entendre quelques sonorités folkloriques bretonnes en furent pour leurs frais. Hier soir à Angers, en rapprochant le chant traditionnel breton des guitares électriques et autres instruments à cordes orientaux, Erik Marchand et Rodolphe Burger ont proposé au public un savant mélange que n’auraient pas renié nos vignerons angevins. Une véritable découverte comme seul Tempo Rives sait en proposer.



Medhi Hadab, Erik Marchand et Rodolphe Burger sur la scène de Tempo Rives, hier soir à Angers
Medhi Hadab, Erik Marchand et Rodolphe Burger sur la scène de Tempo Rives, hier soir à Angers
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Du rock’n’roll au « kan ha diskan » il n’y a qu’un pas qu’Erik Marchand, passé maitre dans l’art du chant traditionnel breton et Rodolphe Burger guitariste de rock alternatif ont franchi sans complexe. En tentant cette expérience ils sont revenus aux sources du rock, lequel on le sait tous, est largement influencé par le le rhythm and blues et la musique country. Bien sûr pour le coup il ne s’agissait pas de l’Ouest américain, mais bien de notre Ouest à nous : la pointe finistérienne.

Avec son chapeau et ses grosses moustaches Erik Marchand pourrait passer pour un garçon vacher à la retraite, mais c’est plutôt dans la chanson traditionnelle bretonne, ou il s’érige en maitre incontesté du meneur de chant, typique des fêtes armoricaines qu’il fait désormais recette.

Rodolphe Burger guitariste ex-leader de Kat Onoma, un groupe français qui mélange rock, jazz et musique expérimentale, amène les sonorités blues, martelant sa guitare comme s’il tapait sur une enclume, celle des forges de Paimpont sans doute.

A cela s’ajoute « l’oud » de Medhi Hadab , cet instrument de musique à cordes pincées très connu dans les pays arabes qui apporte une pincée de musique orientale comme pour donner encore plus de couleur et d’oreille à ce breuvage que le public angevin, un peu plus important en fin de soirée qu'au début, a bu jusqu’à la lie.

Cette expérience musicale, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, gagne à être connue et amplifiée, car elle donne une autre dimension au folklore breton, dont les sonorités « bombardesques » peuvent finir pas lasser. Ici la tradition ancestrale rejoint un rock bien actuel, en faisant ressurgir de la plus belle des façons des images du passé quelque part du côté du phare du Créac'h ou de Plougastel-Daoulas. On aime ou pas, mais ça ne laisse pas indifférent. D’ailleurs le public angevin n’était pas pressé de partir hier soir. A voir l'air captivé des spectateurs, servis par un temps plutôt clément en cette période maussade, presque bretonne, on sentait que le mélange commençait à prendre sérieusement, même en terre angevine.

Après les désagréments de ce début de semaine, Tempo Rives est finalement bien lancé et l’on peut s’en réjouir, car les prochains concerts sont du même tonneau (de bière ou de chouchen... ).

Prochain concert le Mardi 26 juillet avec Blitz the Ambassador et Funkadhésive






Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur








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