Tempo Rives : La rock'n'roll attitude des mongols d'Hanggaï


Rédigé par - Angers, le Vendredi 12 Août 2011 à 10:08


On ne doit pas s’ennuyer l’hiver dans les yourtes perdues dans les steppes de l’immensité de la Mongolie intérieure. Avec Hanggaï, le groupe mongol présent hier soir, sur la scène de Tempo Rives, quai de la Savatte, à Angers, le public a pu avoir une idée précise de ce qui se trame du coté de la Chine en matière de renouveau musical.



Tempo Rives : La rock'n'roll attitude des mongols d'Hanggaï
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Surprenant le groupe mongol Hanggaï, surtout lorsqu’il entre sur scène en costume traditionnel. Chacun s’interroge sur ce que va bien pouvoir produire ce groupe venu de si loin. Puis vient le leader « punk » du groupe, le torse bedonnant (pas étonnant il tourne à la bière), affublé d’un blouson de cuir clouté et d’une touffe de cheveux sur un crâne tondu, lui donnant une allure d’un Gengis Khan partant guerroyer ou encore de catcheur arrivant sur un ring. Manquait plus que la yourte en fond de scène et quelques pur-sang pour que le tableau soit complet. A défaut ce groupe pour le moins anachronique sur une scène rock, tout au moins au premier abord, devra se contenter du décor du château et de la cathédrale d’Angers. Pas si mal tout de même.

Alors, allait-on avoir droit à de la musique folklorique mongole, ou alors ce groupe a-t-il inventé une nouvelle forme de musique ? Avec une voix rauque qui n’est pas sans rappeler celle des chants tibétains, le groupe se met en action, et le public ne dit mot, attendant sans doute que la musique s’emballe. D’autant que sur ce plan, il avait été largement servi avec la première partie du groupe métal War Machine.

« Je ne comprends pas ce qu’il dit, mais je crois que je suis d’accord avec lui », dit un spectateur en écho au chanteur mongol lorsqu’il s’adresse au public dans sa langue natale. Progressivement l’atmosphère se détend et les premiers danseurs envahissent l’avant scène, ondulant au rythme de cette musique qui mélange allégrement rock’n’roll et musique traditionnelle chinoise. Le courant passe et les sons deviennent plus compréhensibles par la foule qui se fait de plus en plus importante.

Et au fil du temps, en écoutant avec attention on se dit que l’idée de faire venir ce groupe n’était pas si mauvaise qu’il pouvait y paraître. Mélanger instrument à corde traditionnel, le « morin khuur », la vièle aux cordes en crin de cheval, et guitare électrique génère une atmosphère particulière, qui laisse le spectateur pantois. Tout comme les cannettes de bière que le chanteur mongol pur sucre et ses musiciens avalent sur scène en lançant des « salute », au public. C’est l’ambiance asiatique des abords du désert de Gobi, à Baotou, sa plus grande ville.

Tout au long de cette soirée pas tout à fait comme les précédentes Hanggaï aura démontré comment on peu remettre au goût du jour, des sonorités traditionnelles mongoles, en les teintant selon les morceaux de rythmiques folk et de longues complaintes mélancoliques qui font penser parfois aux ballades celtiques. Pour un peu Hanggaï pourrait avoir sa place au Festival Interceltique de Lorient ? En un peu plus d’une heure, ce groupe attachant, aura fait passer le public angevin des steppes de Mongolie, au rues fourmillantes de Pékin, donnant une idée du rock tel que l’entend la jeunesse chinoise. Avec ce son inimitable, Hanggaï, aura retenu l’attention du public éclectique de Tempo Rives.





Yannick Sourisseau
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1.Posté par bareau le 12/08/2011 12:31 | Alerter
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Je confirme, concert énergisant et dépaysant : excellent.
En revanche, pourquoi faire référence à la musique celtique ? si pour vous l'emploi d' instruments traditionnels et de chants d'inspiration traditionnelle est à rapprocher de la musique celtique, c'est une comparaison plutôt pauvre.
Les quelques chinois présent hier ont dû se dire : qu'est-ce que ça ressemble à la musique chinoise !!!
Moi j'y ai vu des chevauchées dans la steppe, mais à chacun ses références...
Avec la sur-médiatisation d...

2.Posté par Yannick Sourisseau le 12/08/2011 12:47 | Alerter
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Bonjour,

Merci de vos remarques, tout a fait pertinentes en ce qui concerne l'évocation des chevauchées dans la steppe. C'est le coté ballades qui me faisait penser aux musiques irlandaises. Ne connaissant pas la musique chinoise, je manque un peu de références à ce sujet.








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