Tempo Rives : Remington, la dernière boucle angevine


Rédigé par Cyril SIMON - Angers, le Mardi 19 Août 2014 à 08:04


La formation hip-hop électro Remington ouvrira mardi soir le bal de clôture de Tempo Rives au parc Balzac. Des textes subtils, un univers énigmatique et singulier pour la dernière découverte musicale angevine de l'été. Rencontre avec Hugo, Pierre et Ben, les 2+1 de Remington.



Remington lors de sa prestation au Tremplin Tempo Rives (crédit photo : Cyrielle Chevrier).
Remington lors de sa prestation au Tremplin Tempo Rives (crédit photo : Cyrielle Chevrier).
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A la terrasse d’un café, l'ambiance se veut décontractée pour Hugo et Pierre, le duo MC/beatmaker Remington. Mais, une fois les présentations terminées, une questions subsiste : qui est la troisième personne assise à la table ? "Ah, ça c’est Ben, un enfant à qui on apprend petit à petit comment ça marche" lance Hugo, hilare.

Pierre en remet une couche, avant d’expliquer que leur pote Ben (alias Bethman en solo) les a rejoint sur scène depuis la sortie de leur album éponyme, sortie en décembre dernier. Ce rappeur, ayant participé aux Cool Session Ouest -ces compilations réunissant des artistes locaux choisis par les deux rappeurs Humanist et Jimmy Jay- vient étoffer la performance live du duo, anciennement appelé Hugo/Pier.

Lors du concours Tremplin, le jury a apprécié leurs ambiances un brin étranges mais toujours sincères. Aussi a-t-il tenu à ce que Pierre Lebas, du feu groupe La Ruda, leur accorde une demi-journée de résidence au Chabada. Cette séance fut une sorte de révélation : "Il nous a aidé à dynamiser le jeu de scène, à structurer le concert. En fait, il nous a fait comprendre des choses évidentes mais qu’on avait besoin d’entendre de la part d’une personne extérieure" explique Ben.

Ils ont pu prendre conscience de leurs progrès lors d’une première partie pas comme les autres, pour un groupe dont ils ne sont pas particulièrement fans, mais qui leur a offert une visibilité inégalable… Fauve. En effet, c’est pour la première partie de ces "porte-parole de la jeunesse" que la salle angevine les a accueillis (extrait du live disponible ici). "Au final, on a eu de très bons retours. Tous étaient venus pour la tête d’affiche mais ils ont aussi apprécié ce qu’on a fait, même si ça n’a pas grand chose à voir". En effet.

[Vidéo] : "Quatre hommes pour l'enfer"


"Squatter là où on ne nous attend pas"

Cette anecdote résume bien l’adage de Remington : "Squatter là où on ne nous attend pas". Fort d’un public diversifié, "de la gamine au papy", ils prennent du plaisir partout où les accueille un public ouvert d’esprit et réceptif. En l’occurrence, le T’es Rock Coco, le Donald’s Pub, l’Espace culturel de l'université, ou sur des petites scènes au Maroc… Atypique en effet.
Car, ils l’avouent : "On n’a jamais trop essayé de s’intégrer à la scène rap locale". Il leur a parfois été reproché de ne pas faire du rap, du "vrai"… Eux ne savent pas ce que signifie "le rap".

Ils auraient pu se lancer dans tout autre chose, "dans la drum’n’bass par exemple" confie Ben. "On n’a pas forcément la culture hip-hop mais ça ne nous dérange pas. Notre manière de voir les choses est différente. Par exemple, je pioche des techniques de rap un peu partout, notamment dans le grime (courant underground garage drum’n’bass né en Angleterre, dont le représentant le plus connu est Dizzee Rascal NDLR)" explique Hugo.

Même chose pour le beatmaker Pierre, qui, davantage tourné vers le abstract hip-hop et les musiques du monde, apporte aux instrus une saveur mystérieuse.

"On ne fait pas du rap politique"

L'album éponyme de dix titres a été produit par le collectif artisanal La Machine Folle.
L'album éponyme de dix titres a été produit par le collectif artisanal La Machine Folle.
Quant aux textes, Hugo ne la joue pas rap conscient : "On ne fait pas du rap politique ou revendicatif, type La Rumeur. Soit mes textes sont introspectifs, soit ils racontent des histoires". Hugo fait notamment vivre le personnage de Stark, "un cow-boy branleur", issu d'un roman western illustré des années 1960. " Dans l'EP, Mister Stark bascule du mec à son apogée au gars dépressif en pleine errance". Un style qui rappelle celui d’Oxmo Puccino, ou de Rocé. Dans "Quatre hommes pour l'enfer", leur titre-phare, l'ambiance western accompagne élégamment le flow de Hugo.

Enfin, pour information, Remington, c'est le nom d'un célèbre fabricant d'armes à feu et de machines à écrire du XIXe siècle... Nul doute que pour sa dernière, Tempo Rives ne demande qu'à succomber à l'artillerie du groupe angevin.

Pratique : Remington à 20 h ce mardi soir Cale de la Savatte, en première partie de Malted Milk dans le cadre de Tempo Rives. Page Facebook de Remington.

Retrouver la playlist de l'été concoctée par Remington ici.

Le groupe angevin ?
"Hungart Thorsen, on travaille avec lui sur certains morceaux. C’est un ami, et ce qu’il fait se rapproche beaucoup de notre style".

Le lieu rêvé pour donner un concert dans le coin ?
"Le château d’Angers pourquoi pas. Mais bien sûr, on arriverait habillé en costume d’époque, à cheval avec un écuyer…".

Le son que vous écoutez en boucle en ce moment ?
"Le rappeur Demi Portion fait de supers sons (écouter Dragon Rash) "












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