Tempo Rives, enraciné et ouvert sur le monde


Rédigé par - Angers, le Jeudi 1 Juin 2017 à 19:46


Deux jours après le festival de Trélazé, l'autre événement musical de l'été angevin a levé à son tour le voile sur sa programmation jeudi. Une belle affiche, curieuse et aventureuse comme à son habitude, ouverte au voyage et attentive à la création locale. A l'image du groupe Lo'Jo qui en assurera la clôture en avant-première de son nouvel album le 17 août. Réjouissant, non ?



Lo'Jo (photo Fabien Tijou)
Lo'Jo (photo Fabien Tijou)
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"Notre objectif, ce ne sera jamais de faire 40 000 spectateurs." On le savait déjà mais pour Alain Fouquet, l'adjoint à la culture d'Angers, ça va manifestement mieux en le disant : l'ambition du festival Tempo Rives n'est pas celle de son voisin trélazéen, dont la programmation, dévoilée il y a deux jours, devrait lui assurer sans mal de nouveaux records d'affluence cet été.

Autre registre, autre histoire, autre identité - deux salles, deux ambiances ! - avec Tempo Rives, c'est une autre promesse qui devrait être tenue. Avec pour lignes directrices, rappelées avec vigueur jeudi à l'occasion de la présentation de l'affiche 2017, l'ouverture au monde, "la découverte" et "l'attention à l'environnement". Traduction ? Aucune vedette de variétés mais des choix musicaux audacieux, baignés des rythmes du monde (Cuba, Brésil, Canada, Maroc, Afrique du Sud, Sénégal...); des premières parties sélectionnées parmi les artistes émergents de la scène angevine et régionale et, quoique fidèlement attaché à la cale de la Savatte, des incursions du festival dans plusieurs quartiers d'Angers (Roseraie, Belle-Beille et Lac de Maine).

Choix musicaux audacieux donc ? Clairement dès l'ouverture le jeudi 13 juillet, avec la programmation de La Dame Blanche, trio électro-salsa-cumbia emmené par Yaite Ramos Rodriguez, la propre "fille du chef d'orchestre du Buena Vista Social Club", indique Didier Granet, le programmateur en chef de Tempo Rives. Electro mais "artisanale" et made in France, le 18 juillet avec le Magnetic Ensemble, "grande cuisine entre jazz, rock et machines" aux fourneaux de laquelle ont officié par le passé Jeanne Added et Thomas de Pourquery.

En force cette année, les femmes occuperont le devant de la scène les 20 et 25 juillet, la chanteuse brésilienne Céu (soul, afro-beat, électro-jazz) succédant à la "black panthère" canadienne Sate, boule d'énergie rock'n soul, précédée d'une grosse réputation scénique. Le jeudi 27 juillet, 1ere migration pour Tempo Rives au parc des Collines à la Roseraie pour une rencontre unique entre la formation africaine Jokko et le musicien angevin Titi Robin.

L'afro-punk revendicatif des Sud-Africains de BCUC ne devrait pas passer inaperçu pour le premier concert d'août (mard 1er). "De l'énergie pure" portée par des artistes issus des townships de Soweto qui "mélangent voix brutes, percussions et guitares électriques". Le 3 août, un quartet de briscards (dont l'ex-batteur de Noir Désir, Denis Barthe), les Moutain Men, viendra présenter son nouveau projet Black Market Flowers, mélange puissant de rock et de blues. 

Direction Belle-Beille et la place Marcel Vigne le 8 août pour accueillir Awa Ly, autre chanteuse (sénégalaise) découverte l'an passé par Didier Granet au festival de Cajarc. Une musique magnétique aux confins du jazz, du blues et du folk. Le lendemain, les enfants seront à la fête au parc de Loisirs du Lac de Maine pour leur rendez-vous 2017 : un conte musical rock porté par l'ensemble Lila et les Pirates. Sans risque contrairement à l'an passé - c'était au château - de se voir refuser l'entrée.

L'avant-dernier rendez-vous de Tempo Rives 2017 donnera l'occasion à une grande partie du public angevin de faire connaissance avec Sarah Olivier, artiste française mi-diva, mi-punk, "qui jubile dans les autoportraits plein d'autodérision".

Une fois n'est pas coutume, c'est donc un groupe angevin (il y a en plein d'autres en première partie, voir ci-dessous) qui assurera la clôture du festival le jeudi 17 août. Deux semaines avant sa sortie , Lo'Jo viendra livrer la primeur de quelques chansons de son nouvel album "[Fonetiq Flowers]". Un vrai symbole selon Didier Granet pour qui Lo'Jo "compacte l'idée de carnets de voyages" que porte en lui le festival Tempo Rives.

Le nouvel album du groupe mené par Denis Péan s'accompagnera à la rentrée d'une exposition au Grand Théâtre d'Angers. Et d'un second concert avec lumières, scénographie et invités au Chabada le 16 décembre.

L'ensemble de la programmation de Tempo Rives 2017 est à retrouver ici.

Markus Shazhad (photo Delphine Champy).
Markus Shazhad (photo Delphine Champy).
Neuf groupes locaux en première partie
Sélectionnés pour huit d'entre eux sur maquette parmi 81 propositions (40% de plus qu'en 2016), des groupes locaux assureront comme chaque année les premières parties des concerts de Tempo Rives cet été. Tous sont loin d'être des débutants et (ou) des inconnus du public angevin, on pense à Després, le projet new new wave de Camille Després (la voix des tout premiers morceaux de Thylacine) et Raphaël Thuïa (My Sweet October, Rivière Noire). On pense aussi à Jamie Gallienne, à Big Wool ou Markus & Shahzad. Si le rock domine largement la distribution (The Mirrors, Beastly, Wild Fox), on est curieux de découvrir aussi le quartet transe-impro Des Lions pour Des Lions issu de la fanfare Jo Bithume et la chanson française de Bonbon Vodou. 




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par thierry le 01/06/2017 22:33 | Alerter
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lo-jo ca pue le clientelisme

2.Posté par Menard le 10/08/2017 17:03 | Alerter
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