Terra Botanica : l'opposition départementale évoque la vente à un privé


Rédigé par - Angers, le 06/11/2014 - 07:29 / modifié le 14/12/2014 - 10:41


Les élus de la minorité au Conseil général réitèrent leur souhait de transparence sur le dossier Terra Botanica, et évoquent clairement, pour la première fois, la perspective d'une revente du parc à un privé, à partir de 2017. Quelques heures seulement après que le dessinateur du parc, Thierry Huau, a fait acte de candidature dans les colonnes d'Ouest France... Insolite, mais pas anodin.



Jean-Luc Rotureau et Stella Dupont portent la voix de la minorité départementale sur le dossier Terra Botanica. Et ils n'excluent pas de faire appel à un privé pour reprendre la parc, à partir de 2017.
Jean-Luc Rotureau et Stella Dupont portent la voix de la minorité départementale sur le dossier Terra Botanica. Et ils n'excluent pas de faire appel à un privé pour reprendre la parc, à partir de 2017.
la rédaction vous conseille
C'est le feuilleton de ces derniers mois... et sans doute de ceux à venir. Pas une semaine sans son lot de nouveaux chiffres, de prises de position ou d'attaques politiques sur Terra Botanica.

Mercredi matin, c'est un protagoniste diablement éclairé qui est sorti du bois, dans les colonnes de nos confrères d'Ouest France : Thierry Huau, qui a réalisé le parc de 2002 à 2010, s'est exprimé sur son "bébé", au sujet duquel il livre aujourd'hui encore "des conférences dans le monde entier (...). Et tous les spécialistes du végétal sont stupéfaits par la qualité de ce parc."

Toujours convaincu du "potentiel énorme" de Terra Botanica, malgré une "communication désastreuse", "péché originel" du projet, Thierry Huau va même plus loin, en assurant que si le Conseil général le met en vente, il le rachètera !

Une sortie médiatique remarquée, qui tombe -plus hasard que coïncidence- à quelques heures d'une autre prise de position sur Terra Botanica, celle de la minorité départementale, portée par les voix de Stella Dupont et Jean-Luc Rotureau.

Facturation et indemnités en question

Lors de la dernière session du Conseil général, les deux élus avaient déjà évoqué un "pot aux roses découvert courant septembre", concernant les refacturations et indemnités versés par la Sodemel, pour le compte de la collectivité, à la société d'économie mixte (SEM) Terra Botanica depuis 2011.

Ils ont remis le couvert mercredi matin, devant la presse, arguant que les différents conseils d'administration de ladite SEM n'avaient "jamais mis en évidence l'ampleur de ces refacturations et de ces indemnités forfaitaires et d'exploitation". Plus avant, Stella Dupont et Jean-Luc Rotureau -lui-même administrateur pour le compte de la minorité départementale- assurent n'avoir jamais eu connaissance du litige entre le délégataire (la Sodemel) et l'exploitant (la SEM Terra Botanica), justifiant ces reversements. "Nous avons obtenus des documents dans lesquels le commissaire aux comptes spécifie des conventions non soumises au conseil d'administration", complète Jean-Luc Rotureau.

Pour faire simple, les quelque 3 M€ versés depuis 2011 au titre de ces refacturations et de ces indemnités ont probablement permis à Terra Botanica de présenter des comptes d'exploitation "convenables" depuis 2010. "Ce qui compte, c'est la vérité des prix", reprend Jean-Luc Rotureau, et "on nous les a cachés depuis le début".

La situation financière du Département doit être prise en compte

Les deux conseillers généraux, qui voit plus chez le président du Conseil général, Christian Gillet, "une volonté de se dédouaner qu'une réelle volonté de transparence" -"il était tout de même vice-président chargé des finances durant toute cette période..."- souhaitent aujourd'hui "obtenir un certain nombre d'éléments pour jouer notre rôle d'élus", exprime Stella Dupont.

Quels sont précisément ces éléments ? "Les comptes de résultats prévisionnels ou définitifs 2014, les conclusions du rapport de l'audit réalisé par le Conseil général en 2013 et le bilan financier définitif de la Sodemel (laquelle fait actuellement l'objet d'une enquête de la Chambre régionale des comptes NDLR)", détaille la leader de l'opposition départementale. "Nous allons faire part de toutes nos questions à la Chambre régionale des comptes", reprend-elle, avant d'évoquer les doutes de la minorité départementale quant aux solutions proposées pour l'avenir de Terra Botanica.

Eu égard "à l'incertitude qui règne autour de la réforme territoriale" et "à la situation financière de la collectivité, le groupement d'intérêt public (GIP), évoqué par le président pour porter juridiquement Terra Botanica, n'est sans doute pas la solution", estiment les deux élus. "Le Département n'a pas les moyens de boucher financièrement le trou tous les ans".

Et donc ? "Il faut peut-être envisager dès maintenant la possibilité de vendre le parc à un privé, à partir de 2017 (le Conseil général ne peut le faire avant, eu égard aux fonds européens engagés dans la réalisation de Terra Botanica) ou dans les années qui suivent."

Au moins, on connaît déjà un candidat intéressé par cette perspective...




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















Angers Mag











Angers Mag : Séance critique : "Ma'Rosa" de Brillante Mendoza: Dans Séance critique, deux fois par... https://t.co/UXYZ0kjrdt https://t.co/JrsEK1vwBv
Samedi 10 Décembre - 11:00
Angers Mag : « Ces pédagogies ne sont pas ignorées »: Et l’Education Nationale ? Quel regard... https://t.co/JnPQWXILNL https://t.co/5glkXOM6T3
Samedi 10 Décembre - 07:45
Angers Mag : #JPEL "Contre le complotisme, on ne peut pas enrayer tout (...) Mais on peut entraîner les cerveaux." 👏👏JB Schmidt… https://t.co/6pn23fJUHD
Vendredi 9 Décembre - 15:01
Angers Mag : L'indépendance, un état d'esprit ? #Angers Mag bien chez soi à la journée de la presse en ligne à Paris. #JPEL https://t.co/EpAgR2dt6N
Vendredi 9 Décembre - 12:17



cookieassistant.com