Terra Botanica, un jardin extraordinaire "pile poil dans l'air du temps"...


Rédigé par - Angers, le 26/11/2015 - 16:40 / modifié le 28/05/2016 - 09:37


Mis en confiance par les chiffres en hausse de la saison 2015 -213 000 visiteurs, 3,5M€ de chiffre d'affaires- les responsables du parc, son directeur Denis Griffon et le président du Conseil départemental Christian Gillet en tête, envisagent les deux années à venir avec un optimisme plus vu depuis longtemps à Terra Botanica. On vous explique pourquoi, en précisant dès l'abord que rien n'est gagné pour ce site à 100 M€ ouvert en avril 2010.



La Ruée vers l'ambre et le ballon captif campent deux des animations phares de Terra Botanica, saison 2015. Photo Thierry Huguenin.
La Ruée vers l'ambre et le ballon captif campent deux des animations phares de Terra Botanica, saison 2015. Photo Thierry Huguenin.
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Finie, la mine des mauvais jours. Après 2014, anus horribilis, 2015 se place comme l'année de la renaissance, dans la chronologie de la courte mais tortueuse histoire du parc Terra Botanica. C'est en tout cas le souhait formulé par Christian Gillet (UDI), le président du Conseil départemental, propriétaire du parc du végétal.

"Rappelez-vous le contexte il y a an", introduit-il lors d'une conférence de presse dans l'une des salles du Centre d'affaires Terra Botanica, flanqué de Philippe Chalopin, le président du Comité départemental de Tourisme (CDT) et du directeur du site, Denis Griffon. "J'avais découvert à mon arrivée à la présidence du Conseil général, des difficultés de tous ordres (il était auparavant 1er vice-président de la collectivité, en charge des finances NDLR). Tout était à reprendre. Après de nombreuses consultations et une remise à plat, nous avons établi un plan d'actions, avec une gouvernance nouvelle".

Une nouvelle stratégie, "où la ville a pris ses responsabilités", notamment au travers de la création d'un Groupement d'intérêt public (GIP), qui a porté ses fruits, à en croire Christian Gillet. "Tous les objectifs fixés à Terra Botanica et à son directeur depuis un an, Denis Griffon, ont été atteints, voire même dépassés."
"Il ne faut pas crier victoire trop vite" - Christian Gillet

Le médecin qu'il est parlerait-il de rémission totale ? Plutôt d'une convalescence : "Il ne faut pas crier victoire trop vite. Le chemin est tracé et je ne veux pas anticiper sur le devenir du parc. Notre perspective, c'est 2018." Pour rappel, les collectivités (Ville d'Angers et Conseil départemental) se sont engagées sur un plan d'investissement et d'aide au fonctionnement de 3 ans, soit 9M€ jusqu'en 2017, date à laquelle elles ne seront plus tenues légalement par les subventions nationales et européennes accordées pour la construction du parc.

L'animation pour les plus petits est un des axes de développement du parc, pour Denis Griffon. Photo Thierry Huguenin.
L'animation pour les plus petits est un des axes de développement du parc, pour Denis Griffon. Photo Thierry Huguenin.
Mais nous n'en sommes pas là. C'est pour le moment l'heure des chiffres, officiels et "transparents", dévoilés par le directeur du parc, Denis Griffon. Premier constat : ils étayent les propos tenus quelques secondes auparavant par le président du Conseil départemental. 213 000 personnes sont passées par Terra Botanica lors de la saison 2015, qui se décomposent comme tel : 188 000 visiteurs parc (dont 10 000 gratuits et un peu moins de 50 % d'Angevins) et 25 000 congressistes pour le centre d'affaires. A titre de comparaison, l'année 2014 affichait un nombre de visiteurs de 138 000 et quelque 22 000 congressistes.

"Il y a une augmentation de 35 % du nombre de visiteurs, et de 40 % sur le seul parc", commente Denis Griffon. Quelques chiffres encore, avant de leur donner du sens ? Terra Botanica a connu le plus gros mois d'affluence de son histoire en avril dernier, avec 20 000 visiteurs. Une fréquentation bien boostée par les places à 10 €. Record, encore, le 18 mai, avec le plus grand nombre de visiteurs jour : 5 800. Le parc affiche une moyenne, pour 2015, de 1 200 visiteurs/jour, avec des jours très faibles à 300 ou 400, "car nous sommes très météo-sensibles", avance Denis Griffon. 

Un directeur en place depuis un an, donc, et qui "aurait signé des trois mains" si on lui avait annoncé ces chiffres de fréquentation, à l'orée de cette saison. Oui, la politique tarifaire à 10 € a permis de "booster le mois d'avril, et nous la referons en direction des publics du Maine-et-Loire". Oui, il y a eu "un effet ballon. Mais c'est plus en terme de communication globale qu'en terme d'attraction directe", soutient-il. Mais ce retour au niveau de 2013, "sur des bases plus saines", Denis Griffon l'explique surtout par le travail réalisé par les équipes depuis un an, et la réorientation des choix. La politique événementielle en fait partie -1 temps fort tous les 2 jours en moyenne- comme l'accent mis "sur le végétal : c'est notre singularité, c'est là qu'on sera le meilleur", appuie-t-il.
 
"On doit mettre l'accent sur le végétal : c'est notre singularité, c'est là qu'on sera le meilleur" - Denis Griffon

Dans la petite assemblée, des partenaires -Terre des Sciences, Végépolys entre autres- opinent du chef. Car c'est sans doute là que réside la principale satisfaction des acteurs du parc, depuis un an. Terra Botanica a renoué avec ses racines, avec ses origines, en "renouant des partenariats avec les acteurs du végétal sur le territoire." Denis Griffon en est persuadé : "On va gagner la partie si l'on raconte l'Anjou."
C'est donc cette ligne de conduite qui guide et guidera les orientations pour l'année 2016. Avec une accélération de la politique événementielle, notamment autour des fleurs, une voilure conservée de 140 emplois directs en saison (une trentaine hors saison), ou encore des animations en direction des plus petits "avec des jardiniers et des fleuristes. Finis, les pirates et les lutines", assume le patron, en référence au passé récent.

En voilà des bonnes nouvelles et des mines réjouies ! Reste que l'autonomie -principalement financière- de Terra Botanica vis-à-vis des collectivités reste un pari assez lointain, voire à des années-lumière des monts et merveilles prévus à l'origine du projet. Denis Griffon fixe en gros cette autonomie "à 300 000 visiteurs, même si ce n'est pas tant le nombre de visiteurs qui compte que les sous qu'ils laissent sur le site. De ce point de vue, nous récupérerons d'ailleurs la manne financière issue de la restauration, puisqu'on la gérera nous-mêmes dès l'année prochaine" (exit donc Pascal Favre d'Anne, "même si nous envisageons de travailler ensemble sur autre chose"). L'objectif pour 2016, se situe, selon Christian Gillet et Denis Griffon, "autour des 240 000 visiteurs"... soit le point d'équilibre estimé pour le parc il y a encore quelques années, relevant un peu plus encore la mystification et/ou l'irréalisme passés.

Pour arriver à ce point d'équilibre -et discuter sereinement de l'avenir du parc en 2018- le directeur entend "élargir le cercle des partenariats et des bénévoles, pour que les Angevins soient fiers de leur parc". Il faudra aussi aller capter les publics à moins de deux heures du site, qui constitue traditionnellement autour de 80 % de la clientèle de ce type de parc... avec la concurrence du Futuroscope et du Puy du Fou.
Mais Denis Griffon en est convaincu  : "Avec le végétal, on est pile-poil dans l'air du temps". Espérons que le temps se maintienne...
Si le ballon captif permet de voir 20 km à la ronde par temps dégagé, il ne laisse non plus aucun doute sur la dimension végétal du parc Terra Botanica.
Si le ballon captif permet de voir 20 km à la ronde par temps dégagé, il ne laisse non plus aucun doute sur la dimension végétal du parc Terra Botanica.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par barreau le 26/11/2015 20:34 | Alerter
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Monsieur Griffon a tout à fait raison: Il faudra aussi aller capter les publics dans un rayon à moins de deux heures du site, qui constitue traditionnellement autour de 80 % de la clientèle de ce type de parc...
il n'y a pas de concurrence avec le Futuroscope et le Puy du Fou, au contraire nous sommes complémentaire.
il faut aussi aller chercher les parisiens (qui son 10 millions...) et les anglais via la ligne Londres-Angers Marcé.

2.Posté par sylvie jamain le 27/11/2015 06:26 | Alerter
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Bonjour et bravo !!! Oui en effet ce parc est absolument fabuleux ! Les tarifs sont devenus plus attractifs, reste la communication, mieux ! Mais toujours largement insuffisante ! pourquoi n'est-il pas possible d'avoir une réponse, un simple mail ou sur fb une réponse à un commentaire alors que le Puy du fou qui à des milliers de commentaires chaque jour réponds joliment à chacun ? vu le si peux de com 1 personne suffit à ce jour ! je me propose pour le poste et croyez moi avec beaucoup de fi...

3.Posté par Bruno Goua le 27/11/2015 07:01 | Alerter
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Un article remarquablement équilibré qui évite les écueils de l'angélisme et de la sinistrose, même si, plus qu'un nombre de visiteurs, on aimerait connaître le bilan financier réel de la saison.
Pour que le dossier de ce parc avance, je pense qu'il est nécessaire, plutôt que de se mentir ou nous mentir, plutôt qu'une bataille de chiffres, de poser des règles de sincérité et des objectifs :
1. Oui, le lancement de ce parc, erratique, pour des raisons idéologiques et d'ambitions personnelles, a ...








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