Terra Botanica veut prendre racine


Rédigé par - Angers, le 31/03/2016 - 07:45 / modifié le 28/05/2016 - 09:52


Le parc du végétal Terra Botanica entame ce samedi sa 7e saison, la 2e du renouveau annoncé par ses collectivités "de tutelle", le Département et la Ville d'Angers. Un renouveau qui entend apporter une âme au lieu, par le biais de nouvelles atttactions, mais également de partenariats renforcés avec les professionnels du territoire.



La Symphonie du Chêne a été réinventée par la société SDEI Spectacles avec une idée directrice : "La musique naît de la forêt".
La Symphonie du Chêne a été réinventée par la société SDEI Spectacles avec une idée directrice : "La musique naît de la forêt".
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Ils ne bombent pas encore le torse mais ont retrouvé le sourire... et l'optimisme qui va avec. A quelques heures, samedi, de la réouverture du parc Terra Botanica, le patron du Département, Christian Gillet (UDI), ne manque pas d'emphase pour promouvoir ce qui reste le terrain de jeu de la collectivité départementale, à parts quasi-égales avec la Ville d'Angers : "extraordinaire, exceptionnel ou communauté de volonté, d'idées ou d'actions", sont ainsi de la partie ce mercredi matin, lors de la conférence de presse de présentation de la nouvelle saison.

Sur quoi s'appuie ce bel optimisme ? Les chiffres de la saison passée, justement, égrenées comme autant de petites notes d'espoirs : Centre d'affaires compris, ce sont "213 000 visiteurs qui sont venus à Terra Botanica en 2015", rappelle Christian Gillet. "C'est 35 % de plus, soit 50 000 visiteurs de plus que l'année précédente", complète l'élu, qui place la barre plus haut pour la saison naissante : "Parce que nous sommes modestes, nous souhaitons franchir les 230 000 entrées. Et, notamment au niveau des pré-réservations, les signaux sont très bons. Pourvu que le temps soit bon, c'est une très bonne saison qui s'annonce".

A ses côtés, le "patron" des lieux, Denis Griffon, chargé depuis fin 2014 de remettre le navire Terra Botanica à flots. Et qui tempère les ardeurs présidentielles : "Il s'agit déjà de confirmer le renouveau aperçu en 2015", relève Denis Griffon, avant de détailler les objectifs : "Ancrer le parc sur son territoire et continuer à associer les professionnels du végétal".

Le ballon captif, grande attraction de 2015, est évidemment encore présent sur le site. Photo Terra Botanica - Coralie Pilard
Le ballon captif, grande attraction de 2015, est évidemment encore présent sur le site. Photo Terra Botanica - Coralie Pilard
Voilà pour la note d'intentions. Reste à voir la manière dont les équipes de Terra l'ont mise en musique sur les quelque 11 hectares "visibles" du site. "Vous n'allez pas reconnaître le parc", s'emballe Christian Gillet. Excessif, mais pas totalement faux. Un rapide coup d'œil sur le plan de Terra Botanica confirme le souhait émis de renforcer les partenariats et la présence des professionnels du secteur végétal : Végépolys y tient un living lab, on peut s'initier à l'aquaponie, la touche du Centre de culture scientifique, technique et industrielle Terre des Sciences se voit un peu partout, on fait la part belle, dans l'espace paléobotanique, au plus vieux bois du monde (407 millions d'années-, découvert il y a peu dans les carrières de Châteaupanne, à Montjean-sur-Loire, un mandala de dahlias s'offrira bientôt à la vue des voyageurs du ballon captif...
"Ancrer le parc sur son territoire et continuer à associer les professionnels du végétal" - Denis Griffon

Bref, Terra Botanica veut être accepté par les acteurs de la filière, et ça semble bien parti, sur le principe gagnant-gagnant, comme le démontre le premier Printemps de Terra, organisé il y a quelques jours, ou plus de 30 000 visiteurs ont été accueillis.

Côté attractions, le parc poursuit à plus grands pas les mutations initiées à dose homéopathique l'année précédente, "en valorisant le savoir faire d'entreprises de l'Anjou", se satisfait Denis Griffon. Citons entre autres SDEI Spectacles (Mazières-en-Mauges), qui travaille aussi pour le "grand frère" (Denis Griffon) du Puy du Fou, ou AZ Décors (Saint-Macaire-en-Mauges). Le résultat, ce sont des lieux ou équipements revisités : ainsi en est-il de la Symphonie du Chêne, qui fait apparaître, au fil d'une chanson interprétée par le chanteur d'Ange, le lien viscéral entre musique et forêt.
"Terra Botanica est un parc ludique, scientifique, économique, écologique et éducatif" - Christian Gillet

Mais la grande nouveauté de l'année est à retrouver dans le tempétarium, avec un tout nouveau spectacle, "Le Secret de La Pérouse", qui à le mérite, aux yeux des responsables du parc, d'allier ancrage local à savoir faire local.

L'histoire, c'est celle -assez méconnue- des frères du Petit-Thouars. Aristide, le benjamin, navigateur et aventurier, et Louis-Marie, l'un des plus éminents botanistes du début XIXe. Tous deux rêvent au "Robinson Crusoe" de Daniel Defoe, dans le columbarium de leur lieu de naissance, le château de Boumois, à Saint-Martin-de-la-Place (près de Saumur).

Un rêve d'ailleurs qui prend corps avec l'expédition diligentée par Louis XVI, et menée par Aristide, pour retrouver l'expédition de La Pérouse, disparu quelques mois plus tôt, au large de Vanikoro, dans l'Océan Pacifique. La suite, c'est la mise en scène d'un dialogue entre les deux frères et le récit de l'aventure vécue, au sein de l'expédition La Pérouse, par l'un des jardiniers du Roi, le jeune Colignon.

Bruno Fradet et Christophe Dagobert, de la société SDEI Spectacles qui a conçu le show, assument miser sur "l'effet Wahou !"

La serre aux papillons devrait de nouveau fasciner les visiteurs, petits ou grands. Photo Terra Botanica - Coralie Pilard.
La serre aux papillons devrait de nouveau fasciner les visiteurs, petits ou grands. Photo Terra Botanica - Coralie Pilard.
C'est un fait objectif : les lignes bougent à Terra Botanica depuis deux ans, qui ne garantissent pas la réussite future du parc, mais envoient pour le moins un message fort au territoire. C'est là une des autres nouveautés de l'année. Plus rhétorique, certes, mais pas moins éclairante : "Terra Botanica est un parc ludique, scientifique, économique, écologique et éducatif", soutient Christian Gillet.

"Cette année, près de 20 000 collégiens seront accueillis sur le site." Une orientation pédagogique qui justifie, dans ses mots, les fonds publics investis, par la Ville comme par le Conseil départemental. "Terra Botanica remplit une mission de service public", tranche l'élu. En bombant le torse, cette fois-ci...
 

Le parc Terra Botanica ouvrira ses portes samedi 2 avril. Renseignements ici.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur








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