The Company Men : entre espoir et désespoir...


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Dimanche 1 Mai 2011 à 09:51


Tandis qu’une société est en plein déclin, trois hommes tentent de s’en sortir face au chômage. Pour sa première œuvre, John Wells réalise un très beau film, tout droit tiré de la société actuelle.



Bobby Walker (Ben Affleck) attendant son entretien d’embauche.
Bobby Walker (Ben Affleck) attendant son entretien d’embauche.
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Si John Wells est habituellement producteur de séries comme « Urgences » ou « À la Maison Blanche », il réalise aujourd’hui son premier film sur un sujet d’actualité : le chômage. Pour viser l’originalité, il ne s’attaque pas à des personnages fragiles, mais à trois cadres américains dotés de bonnes situations financières : Bobby, Gene et Phil.

Suite à la chute des actions d’une grande société américaine, Bobby Walker (Ben Affleck) et ses collègues (Tommy Lee Jones dans le rôle de Gene Mc Clary et Chris Cooper dans celui de Phil Woodward) sont licenciés. Leur vie est désormais rythmée entre problèmes financiers, incompréhension de la famille et recherche d’emploi. En vain. Chacun de leur côté, les trois hommes tentent de s’en sortir face à cette situation instable…

Wells nous fait donc voyager dans l’histoire de ces trois personnages à la vie chamboulée et à laquelle chacun réagit différemment : Bobby ne prend conscience de sa situation – de plus en plus fragile – qu’au bout de quelques mois et se voit vendre voiture et maison. Quant à Gene, il change radicalement de vie. Il quitte sa femme le jour de son licenciement afin de vivre avec sa maitresse. Phil, lui, sombre rapidement dans l’alcool et finit par se suicider.

Phil reste le personnage le plus touchant. Il traduit les craintes de chaque personne perdant son emploi : le sentiment de se sentir inutile dans la société, ne plus avoir de reconnaissance face aux êtres qui l’entourent et de perdre un train de vie particulièrement aisé. Le réalisateur transmet au spectateur cette descente aux enfers.
Parallèlement, Bobby et Gene nous présentent un beau message d’espoir et de patience : malgré les difficultés rencontrées, les inquiétudes, ils désirent par-dessus tout sortir de cette situation financière et psychologique difficile.
Sans nul doute, l’évolution des personnages nous laisse présager un happy end, caractéristique des productions américaines. Mais on se laisse facilement séduire.

Après 112 minutes de film, John Wells dénonce des réalités : le système économique actuel, le regard de la société sur les personnes licenciées et les difficultés à retrouver un emploi. Cependant, il nous transmet également de vraies valeurs : l’importance de la famille dans une société qui prône la réussite professionnelle et l’humilité de repartir à zéro. En effet, Bobby et Gene laissent leur orgueil de côté et décident de fonder une petite entreprise, avec de faibles moyens.
Au final, la recherche d’une réussite professionnelle accompagnée d’un bonheur familial caractérisant le rêve américain.

Bref, un film plein d’émotions et d’espoir.

Anaïs





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