The High Sausages : pour un blues dépoussiéré


Rédigé par Cyril SIMON - Angers, le Jeudi 14 Août 2014 à 08:44


Le power trio angevin The High Sausages irriguera ce jeudi soir Tempo Rives de ses sonorités wild blues. A quelques semaines de l'enregistrement de leur second album, rencontre avec Flo et Germain, deux "grandes saucisses" qui ne se prennent pas la tête. Pour la première fois, le concert se déroulera parc Balzac, le long de la promenade Yolande d'Aragon.



The High Numbers (le premier nom des Who) + Eggs and Sausages (un morceau de Tom Waits) = The High Sausages.  Pour le prochain album, un nouveau “nom à la con” à prévoir ?
The High Numbers (le premier nom des Who) + Eggs and Sausages (un morceau de Tom Waits) = The High Sausages. Pour le prochain album, un nouveau “nom à la con” à prévoir ?
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Une ambiance joyeusement foutraque, digne du Péril Jeune. Des canapés à la pelle dans lequels on s’enfonce allègrement, un pote jouant à la console et du café bien chaud. Bienvenue dans la coloc’ des High Sausages, proche du centre-ville.

Ne surtout pas se laisser tromper par la torpeur ambiante – à mettre sur le compte d’une soirée bien trempée la veille –, Flo et Germain ont une actualité chargée. Côté live, il faut préparer les sets de Tempo Rives puis de Blues en Chenin, le 30 août prochain à Saint Lambert du Lattay. Côté studio, ils ont réservé quatre journées fin août à Tostaky pour l'enregistrement de leur second album : "Un sept, huit titres, de 40 à 50min, dans la continuité du premier album. On garde la même énergie mais ce sera un rock peut-être plus agressif" explique Flo, accessoirement serveur au T'es Rock Coco. Et rajoute : "Tout est en live, en one-shot. Il faut que cela reste vivant, on ne veut pas de re-re”.

Cet opus sortira en novembre : "On aura quand même deux albums derrière nous. Ce sera beaucoup plus simple d'aller chercher des dates en dehors d'Angers". L'objectif est clair l'an prochain : s'exporter au maximum.

Leur trio est né en 2011. "On était six dans notre ancien groupe. Avec ce projet, on a beaucoup plus de place pour s’exprimer. Chacun peut en foutre partout tout le temps. C’est très épuré”. Quand il ne se lance pas à l'assaut de solos survoltés, Germain, et sa voix rocailleuse, s'allie à la rythmique bien lourde de "B", et à la basse volcanique de Flo.

"Des codes trop stricts"

A l'instar leur prestation lors du Tremplin, salle Claude Chabrol, The High Sausages apportent un vent d'air frais. Mettre fin au blues poussiéreux, c'est le leitmotiv du groupe : "Le blues s'est implanté très tôt en Europe, et en France. Les codes sont hyper stricts, et on a du mal à s'en affranchir. Et spécifiquement en France, on dirait qu'il n'y a pas le droit d'innover". Certains chefs de files du blues français ne font pour rien arranger les choses, ajoute-t-il (Paul Personne, Jean-Jacques Pinto pour ne citer personne...).

Ce constat prend encore plus de sens à Angers, à l'aune de la vague psychédélique qui s'échoue mi-septembre au Chabada pour le Lévitation. C'est ce qu'explique très bien Romain d'Eagles Gift : "Le psyché est une sorte de fourre-tout à l'heure actuelle. Chacun peut s'y retrouver musicalement". A l'inverse, le blues pâtit d'une réputation archaïque, néolithique.

"Il faut que le blues sorte de sa bulle, et qu'il aille piocher vers d'autres univers, le jazz, la funk, la soul, le garage etc.". Ne pas reproduire la mode psyché, seulement. Avec la patte jazz de Flo, la mélancolie delta blues de Germain et l'énergie très rock de Béranger, le trio réussit son opération débridage.

Cet état d’esprit peut expliquer leurs quelques réticences à aller démarcher les salles institutionnelles, comme le Chabada par exemple qui "tend à laisser tomber le blues". Mais la crainte de s’engluer dans un monde de pros -peut-être trop frileux- et de perdre la dimension humaine, "indispensable et première", ne les empêche pas d’avoir de l’ambition.

“ Préserver la dimension humaine n’est pas incompatible avec le succès” assure Flo. On veut y croire.

Un groupe, un lieu, un son...

Le groupe angevin ?
“Sans hésiter Alex Grenier Power Trio. Très axé jazz, on les apprécie vraiment au-delà de leur musique”.

Le lieu rêvé pour donner un concert dans le coin ?
“ Le lac turquoise à Trélazé, dans les Ardoisières (une cuvette entourée de falaise, difficile d’accès NDLR). Et pourquoi pas même virer l’eau et jouer au fond ?! Ou alors dans les bâtiments désaffectés juste au-dessus”.

Le son que vous écoutez en boucle en ce moment ?
Lingus de Snarky Puppy, un collectif américain de jazz groove. Leur dernier album est une grosse claque”.












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