Théâtre : 24 ans de talents nés dans l'amphi Bazin


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers, le Mercredi 9 Mars 2016 à 07:00


Le temps fort du théâtre étudiant à l’UCO a lui aussi lieu en mars avec le festival Les 3 Coups. Un événement qui, en 24 éditions, a créé de nombreuses vocations. Rencontres avec des talents angevins nés dans l’amphi Bazin.



Les organisateurs des 3 Coups croisent les doigts pour atteindre les 1000 entrées pour cette 24e édition.
Les organisateurs des 3 Coups croisent les doigts pour atteindre les 1000 entrées pour cette 24e édition.
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Virginie Brochard a l’œil qui brille quand elle repense à ses études de documentation à l’UCO, dans la seconde partie des années 1990 : « J’ai plutôt passé des années théâtre option histoire ». Aujourd’hui metteure en scène et comédienne au sein de sa propre compagnie, Oeil du Do, elle a intégré le festival - qui sera plus tard baptisé « Les 3 Coups » - dès sa première année.

« J’hésitais entre plusieurs villes pour faire mes études. Mais quand j’ai vu qu’il y avait du théâtre étudiant, j’ai su que ce serait Angers ». De cette période, Virginie Brochard garde un souvenir « joyeux ». « C’était une bouffée d’air. C’est à cet endroit-là que je me suis fait confiance. Plein de rencontres de cette époque sont restées après ». Comme celle avec Gurval Reto.

Quand ce dernier arrive à la Catho, il veut enseigner l’histoire. Puis, l’étudiant découvre le festival. Il s’y investit, en tant que comédien puis dans le bureau. « A force de me frotter à l’organisation, j’ai eu envie de continuer dans l’accompagnement de spectacles ». Il est désormais directeur de Scènes de territoire, un projet de développement culturel et de diffusion de spectacles dans le Bressuirais, après être notamment passé par la Paperie. « L’envie de travailler dans ce domaine est très clairement née pendant ces années de théâtre universitaire ».
« L’envie de travailler dans le théâtre est très clairement née pendant ces années de festival universitaire »

Lui aussi admet que cette période « ne [l]’a plus quitté ». Emmanuel Dupont est responsable du château de Plessis-Macé au sein d’Anjou Théâtre. Il y a initié des visites mises en scène dès 2003. « Je pense que je n’aurais pas eu ce déclic d’animations théâtrales sans l’expérience du festival ».

Un festival dont il a connu l’édition record : 3000 entrées. « C’était des chiffres hallucinants. L’amphi Bazin était plein ! » Aujourd’hui, les organisateurs des 3 Coups croisent les doigts pour atteindre les 1000 places : « Si on y arrive, on se teint les cheveux en bordeaux », parient Justine Marescaux, secrétaire générale de l’association et Jeanne Robert, chargée de mission. Si la première réfléchit à travailler dans la communication autour des arts du spectacle, la deuxième ne pense pas avoir « la fibre » pour y consacrer sa carrière. Elle changera peut-être d’avis lors de cette 24e édition, parrainée par le conteur professionnel Pierre-Olivier Bannwarth…ancien du festival lui aussi.

Festival Les 3 Coups jusqu'au 30 mars : www.les3coups.fr

"Le festival m'a préparé et mis au bon endroit"

Pierre-Olivier Bannwarth (crédit photo : Camille Thomas-Chenu)
Pierre-Olivier Bannwarth (crédit photo : Camille Thomas-Chenu)
Pierre-Olivier Bannwarth est, lui aussi, un pur produit des "3 Coups". Conteur professionnel depuis 5 ans, il est le parrain de cette 24e édition.

"Je savais que je voulais être comédien depuis l'âge de 12 ans. Mes parents voulaient tout de même que je suive des études "sérieuses" : je me suis inscrit en "lettres" à la Catho. J'ai choisi l'UCO uniquement grâce à son festival de théâtre. C'était en 1998. J'ai monté ma première mise en scène, "On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset. L'année suivante, j'ai participé, avec des gens comme Emmanuel Dupont, au lancement du festival "Très tôt en scène", au château du Plessis-Macé.
Mon Deug en poche, je suis entré au Cours Florent avec une fierté immense : celle de l'expérience des 3 Coups. Je sentais que le festival m'avait préparé et mis au bon endroit. J'avais compris ce qu'était la recherche artistique.
Depuis la semaine dernière, je suis parrain du festival et j'ai un sentiment de tristesse parce qu'en 1999, nous avions totalisé plus de 3000 entrées, l'amphi Bazin était plein chaque soir. L'an dernier, les organisateurs ont peiné à réunir 400 spectateurs sur toute la durée du festival. Je regrette que l'on ne mise pas plus sur les enjeux d'un tel festival. Il y a un vrai désir de la jeunesse, comme nous il y a 20 ans. Ce que je n'ai jamais oublié, c'est que dans un festival étudiant, il n'y a que des amateurs, au sens étymologique du terme, c'est-à-dire des gens qui aiment. Quand on fait le choix de s'investir dans un festival comme ça, c'est que l'on est passionné."












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