« Tout le plaisir est pour nous », pièce anglaise en mode Feydeau


Rédigé par - Angers, le Samedi 27 Novembre 2010 à 21:01


Jeudi soir, le Grand Théâtre d’Angers accueillait la pièce « Tout le plaisir est pour nous », comédie burlesque avec Virginie Lemoine en tête d’affiche. Une heure trente de situations cocasses enchainées avec brio par une joyeuse troupe de huit comédiens.



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Ecrite conjointement par deux auteurs anglais, Ray Cooney et John Roy Chapman, au début des années soixante-dix, « Move over Mrs Markham » de son titre original devient « Tout le plaisir est pour nous » avec l’adaptation française de Sébastien Castro.

Mise en scène par Rodolphe Sand, dans un décor chaleureux d’appartement bourgeois, cette comédie de boulevard raconte l’histoire d’un couple heureux et harmonieux, Jean-Loup Lebreton, éditeur, et sa femme, Marie-Christine. Un soir où ils doivent sortir pour dîner, leur paisible quotidien se transforme en tempête, suite à différentes coïncidences, lorsque leur appartement est choisi par trois couples illégitimes, pour y consommer une nuit de passion cachée.

Commence alors une série de gags improbables et de quiproquos en chaîne, décuplés par l’arrivée de mademoiselle Bouillon, vieille dame snob, à grand chapeau, auteur des livres de la célèbre collection Ouaf-ouaf et Minou.

« Tout le plaisir est pour nous », pièce anglaise en mode Feydeau
Un bel imbroglio de personnages aux multiples rôles inter-changés prend alors place sur la scène. Ainsi, seules Marie-Christine, alias Virginie Lemoine, et mademoiselle Bouillon conservent leur personnage d’un bout à l’autre de la pièce. Pour exemple, Cyrielle, la femme de l’associé de Jean-Loup Lebreton, devient Magdalena, la bonne, pour justifier l’accoutrement étonnant dans lequel elle s’affiche lorsqu’elle fait irruption devant mademoiselle Bouillon. Le mari de Marie-Christine se transforme en son homme de maison, son décorateur en son mari. Bref, un joyeux méli mélo comme l’aime le spectateur dans le théâtre de boulevard.

Le jeu des comédiens est habilement mené, les jeux de mots volent et se répondent à merveille. Ajouté à cela, la mélodie de la sonnette, qui retentit évidemment plusieurs fois, au fil des portes qui s’ouvrent puis claquent, reprend l’air de « J’ai encore rêvé d’elle », chanson des années soixante-dix. Un clin d’œil pour le nombre de couples, légitimes ou non, réels ou fictifs, qui se font et se défont pendant une heure trente de rire en chaîne.











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