Toute la chaleur du Brésil.


Rédigé par yannick Sourisseau - Angers, le 06/05/2009 - 18:09 / modifié le 12/05/2009 - 17:33


La plage du lac de Maine n’a rien de comparable avec celle de Copacabana, et pourtant des brésiliens se sont installés à Angers, bien décidé à promouvoir leur culture. Regroupés en association, ouverte à tous, pour peu que l’on s’intéresse à la samba et autre danses sud-américaines, ces désormais franco-brésiliens, tenaient dernièrement un forum visant à faire connaître leur beau pays.



Carla Thompson-Brenaget et ses danseuses, lors du 1er Forum Brésilien.
Carla Thompson-Brenaget et ses danseuses, lors du 1er Forum Brésilien.
La Samba remplacera-t-elle la « gavotte » et autres danses angevines, peut-être ? Carla THOMPSON-BRENAGET, brésilienne d’origine et professeur de danse, s’y emploie. Le 21 Janvier 2002 elle créée l’association DANSARTE, laquelle a pour objectif de faire connaître et développer l’art de la Danse Brésilienne en France et surtout en Anjou. Mais l’action de cette structure ne se résume pas à l’apprentissage de la samba, puisqu’elle assure également la promotion d’échanges entre la France et le Brésil, ainsi que la découverte du pays Sud Américain sur le plan culturel, folklorique et culinaire. Vaste programme.

Dernièrement, l’association dont on avait pu apprécier le niveau artistique lors du Carnaval d’Angers, organisait son premier Forum Brésilien, au Centre Culturel des Trois Mats, dans le quartier des Justices. Au cours de la journée les organisateurs proposaient des cours de cuisine, des démonstrations de danse brésilienne et modern jazz, de la capoeira, sport typiquement brésilien, à mi-chemin entre la danse et le sport de combat, un repas de spécialités locales et une soirée dansante avec spectacle haut en couleurs.

« La samba est une danse très difficile, différente selon les régions. C’est une danse chaleureuse, conviviale et sensuelle » précise Noémie LECOQ, une française convertie à la culture brésilienne, également secrétaire de l’association Dansarte. Sur le parquet, les danseuses apprennent à onduler des hanches, entraînées par Carla THOMPSON-BRENAGET, habillée de vert et de jaune, les couleurs emblématiques du Brésil. En cuisine, les plats qui seront servis lors du repas du soir, mijotent. Un fumet bien agréable se dégage. « C’est la Feijoada, le plat traditionnel brésilien, fait de haricots noirs, viande de porc et riz ! » dit en souriant Hulda MARQUES, une vraie brésilienne, installée en Anjou.

Pour assurer l’ambiance, Dansarte s’est associée avec le groupe de percussion « Los Percutos », le bien nommé. Ces deux structures qui partagent le même amour du plus grand pays d’Amérique Latine, participent à de nombreuses manifestations angevines, l’un assurant la musique et l’autre la danse, dans la plus pure tradition des groupes défilant dans les rues de Rio de Janeiro. « La culture brésilienne est plutôt bien accueillie en France et nous en sommes très heureux » poursuit Hulda MARQUES.

Pour preuve, sans attirer vraiment les foules, ce forum brésilien aura au moins eu le mérite de jeter un premier pont entre le Brésil et l’Anjou, ceux qui ont fait le déplacement étant plutôt ravis. D’autant que sur place, outre l’ambiance de fête et la bonne cuisine, ils pouvaient acheter quelques bijoux et notamment des bracelets dont les brésiliens se sont fait une spécialité.

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