Toutes nos envies, un film qui donne envie de profiter de la vie !


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Vendredi 2 Décembre 2011 à 08:55


Claire, une jeune mère de famille est juge, elle mène le dernier combat de sa vie avec Stéphane, pour sauver Céline d’un surendettement. Mais le temps presse, Claire est atteinte d’une tumeur au cerveau. Une histoire inspirée du livre d’Emmanuel Carrère « D'autres vies que la mienne ».



Claire (Marie Gillain) et Stéphane (Vincent Lindon) font une pause « baignade »
Claire (Marie Gillain) et Stéphane (Vincent Lindon) font une pause « baignade »
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Après « Welcolme » où Philippe Lioret dénonce les conditions de vie des sans papiers, le réalisateur continue. Il s’attaque à notre société. Ici, société de consommation, de surendettement, et de crédit.

Claire, une juge, doit s’occuper du dossier de Céline, une jeune femme surendettée, mère d’une copine de sa propre fille. Elle est retirée de l’affaire et demande à Stéphane, un collègue plus expérimenté et aux apparences moins fragiles de sauver Céline. En même temps Claire vient d’apprendre que ses jours sont comptés. Elle a une tumeur au cerveau.

Claire et Stéphane forment un duo et ont désormais une amitié ambiguë. Ils se battent ensemble contre la maladie et pour la justice. Claire met toutes ses forces de son côté jusqu’à épuisement. Le temps presse. Elle sait qu’il s’agit de son dernier combat. Elle refuse de prendre un traitement, d’en parler.

Un sujet grave et touchant. Il dénonce les entreprises, l’utilisation de leurs pratiques douteuses pour profiter de la naïveté des gens : elles les poussent à l'endettement et font gagner de l’argent aux sociétés. On peut voir une métaphore dans la maladie de Claire ; le surendettement est comme une tumeur qui nous tue petit à petit et finit par nous enterrer.
Cette métaphore est présente tout au long du film avec une partie « vie privée » comme la maladie. Et une partie « justice » qui est le combat contre l’endettement. Les deux parties sont alternées et se suivent.

Claire est une battante dans son métier. Elle est prête à tout pour gagner et écraser ses adversaires. Mais, lorsqu’elle apprend sa maladie, elle se sent vaincue d’avance, ne tente rien, car pour elle tout est déjà perdu. Deux personnalités qui s’opposent. Et c’est ici que Lioret passe un message : « seul, on est incomplet, tandis qu'à deux on peut accomplir des miracles. »

Certes, parfois le scénario est limité avec d’un côté « les gentils » de l’autre « les méchants ». Mais le film est humain, avec des jeux d’acteurs irréprochables qui s’approchent à la perfection du réel. Il n’y a pas d’extravagances dans les décors. Ni dans la mise en scène. La bande son est discrète  (un peu trop ?) mais nous renvoie tout de même plein d’émotions. Philippe Lioret a joué la carte de la sobriété et de la justesse.

Un film humain, actuel, tendre et plein d’émotions.

Margaux.












Angers Mag