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Tourisme

Translayon : la chevauchée fantastique


Rédigé par - Le Dimanche 5 Juin 2011 à 09:32


C’est l’un des points forts de la troisième Translayon organisée en pays Loire en Layon, à quelques encablures d’Angers : une randonnée équestre de trois jours pour suivre le Layon, la petite rivière qui sert de fil de conducteur à la manifestation, de sa source jusqu'à son embouchure. Une chevauchée oenotouristique de 90 km, au beau milieu d’un vignoble très réputé.



Beaucoup de plaisir pour ces cavaliers lesquels découvraient l'Anjou sous un autre angle
Beaucoup de plaisir pour ces cavaliers lesquels découvraient l'Anjou sous un autre angle
Ils n’étaient pas peu fiers les organisateurs de la Translayon et surtout de la « Grande Descente du Layon », la randonnée qui amenait cavaliers, équipages et randonneurs pédestres de Cléré, aux confins du département de Maine et Loire, source du Layon, à Chalonnes sur Loire la ville où la petite rivière se jette dans la Loire. Fiers par ce que les participants, 120 cavaliers et une cinquantaine de marcheurs, étaient admiratifs devant le tracé et l’encadrement, mais aussi parce qu’une équipe d’Envoyé Spécial (France Télévision), suivait l’événement dans le cadre d’un reportage sur l’oenotourisme.

Partis vendredi matin de Cléré, cavaliers et marcheurs rejoindront Chalonnes ce dimanche soir au terme d’un parcours sur les crêtes des coteaux du Layon, au beau milieu d’un vignoble dont ils ont apprécié la qualité, chaque soir au bivouac. « Il n’y a pas beaucoup de forêt chez-vous, mais le vin ça coule à flot », déclaraient à l'arrivée de la seconde étape, à Rablay sur Layon, deux cavaliers venus de Loudun (Vienne) pour participer à cette randonnée. « Nous avons traversé des paysages fantastiques, avec des points de vue majestueux », affirmaient unanimes des participants qui ne tarissaient pas d’éloge pour les organisateurs. « Tout est bien organisé, nous sommes bien accueillis partout où nous passons et sur le plan de la sécurité, ils sont au top », commentaient ravis, mais fourbus, des cavaliers venus de la Loire Atlantique voisine.

Tout aussi fatigué, Bernard DUPUIS, le représentant local d’EquiLiberté, une association nationale de défense des randonneurs équestres non professionnels, chargé par les organisateurs de reconnaître et proposer les parcours équestres. C’est à lui qu’incombait la lourde tache de piloter l’équipe de France Télévision laquelle tournait des images pour le magazine hebdomadaire « Envoyé Spécial ». Et des bons coins, perdus au milieu des vignes, avec vue imprenable sur la vallée du Layon, il n’a pas eu de difficultés à en trouver. « Pour organiser cette randonnée d’à peine 90 km en trois étapes, j’ai du parcourir pas moins de 1500 km », commentait Bernard DUPUIS.

Quant aux chevaux, ils n’ont pas voulu nous répondre, trop occupés à se faire doucher à l’arrivée, à boire un baquet d’eau ou à mâchonner une poignée de foin. Avec la chaleur, plus de 30°, qui sévit sur la région, ces derniers n’étaient pas vraiment à la noce, mais fort heureusement au bout de chaque voyage ils étaient bichonnés pas leurs cavaliers. « Touchez, c’est bouillant sous la selle », disait un cavalier, tout en aspergeant d’eau sa monture. Et à voir la tête du destrier, même s’il n’avait pas la parole, on se doutait qu’il était ravi d’être enfin arrivé.

Une belle promenade, une véritable chevauchée fantastique, au milieu de paysages qui, quelque soit le moyen de locomotion utilisé, méritent le détour. Mise a part les rares râleurs pour les aussi rares parties goudronnées, les participants ont chaleureusement remercié les organisateurs à l’arrivée, jurant qu’ils reviendront avec des amis. Coté organisateurs, l’Agence de Développement Loire en Layon, le pari de faire connaître et apprécié leur territoire est gagné : l’oenotourisme est désormais le vecteur de découverte ou de redécouverte d’une région accueillante, agréable et résolument nature.

La Translayon c'est aussi à pied, pour des randonneurs qui effectuent le même parcours que les chevaux
La Translayon c'est aussi à pied, pour des randonneurs qui effectuent le même parcours que les chevaux




Yannick Sourisseau
Responsable de publication et rédacteur en chef, assure le suivi technique du journal et son... En savoir plus sur cet auteur

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