Translayon : un final bien arrosé


Rédigé par - Angers, le 10/06/2013 - 08:10 / modifié le 11/06/2013 - 07:25


On le savait depuis plusieurs jours : la météo du 9 juin, dernier jour de l’événement oenotouristique « la Translayon », ne serait pas des meilleures. Mais, fort heureusement il en aura fallu beaucoup plus aux organisateurs et aux participants, le vin du Layon, transporté sur la Loire, à l’ancienne, ayant réussi à réchauffer les cœurs de chacun.



L'arrivée de la barrique, dimanche après-midi au port de la Possonnière
L'arrivée de la barrique, dimanche après-midi au port de la Possonnière
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C’est juste un peu de pluie pour enlever la fine couche de poussière dans le gosier », disait dimanche matin, Jacques le Colporteur, sur la cale de la Savatte à Angers, lors du transbordement de la barrique de vin du Layon, fil rouge de la Translayon, sur une toue de Loire. C’est donc sous un ciel plombé que la flottille de la Marine de Loire s’élança vers Bouchemaine, puis le port de la Possonnière, terme de cette cinquième édition de ce grand rassemblement festif, touristique et sportif qu’est la Translayon.

La pluie qui tomba en cours de journée n’a pas vraiment gêné les 300 cavaliers et marcheurs qui, revêtus de leurs cirés et autres protections contre la pluie, ont apprécié les parcours et la qualité de l’organisation. « Nous avons emprunté de superbes circuits avec de nombreux gués. Les projections d’eau au passage des cavaliers c’était magnifique », disait un randonneur équestre aussi photographe amateur. Même propos de la part des « trailers », boueux à souhait qui venaient d’effectuer le parcours de 47 km, depuis Chemillé, en terminant par une traversée de la Loire sur la barque d’un passeur, pour rejoindre le port de la Poissonnière.

Restait alors la fameuse barrique que dès 16h30, chacun attendait avec impatience, scrutant l’horizon afin d’apercevoir les bateaux sortir de la petite brume qui recouvrait le fleuve. Soudain la flottille est apparue pour la grande joie des spectateurs, la pluie ayant cessé de tomber, comme pour laisser un peu de répit aux organisateurs et faire en sorte de ne pas se mélanger au vin qui sera servi une fois la barrique déchargée.

« Le rendez-vous de la convivialité, du bénévolat et de la passion »

Embarquement depuis la cale de la Savatte à Angers, le dimanche matin
Embarquement depuis la cale de la Savatte à Angers, le dimanche matin
Après quelques manœuvres délicates, le niveau de le la Loire étant encore élevé, les bateaux ont pu accoster sous les applaudissements des spectateurs alors que cavaliers et randonneurs, faisaient leur entrée sur le site, comme à la parade.

Sous les airs enjoués de la fanfare de Faye d’Anjou, arrivée par bateau, tout comme les représentants des confréries vineuses, la barrique a été déchargée avec moult précautions, pour procéder à la traditionnelle pesée. « Je remercie les mariniers pour leur participation, mais il faut tout de même vérifier si la quantité de vin est toujours intacte », expliquait Pierre Cesbron, président de la commission tourisme de l’Agence de Développement Loire en Layon. « 228 kg à la pesée, la barrique est bien pleine ! Nous pouvons procéder à la mise en perce ».

Pour les organisateurs il s’agissait de faire revivre ces pratiques anciennes, mais bien ancrées dans la mémoire collective, qui consistaient à transporter le vin en fûts de chêne, depuis les chais des vignerons, jusque sur les ports de la Loire, où ils étaient embarqués sur des bateaux à voile et à fond plat, les toues et gabares, caractéristiques de la Marine de Loire. La barrique de la Translayon est partie de Cléré-sur-Layon le vendredi 7 juin, sur une carriole tirée par un cheval, à destination d’Angers où elle fut embarquée sur la Maine, puis sur la Loire.

« Je suis soulagé de voir que la barrique est arrivée à bon port et au bon poids. Connaissant les mariniers j’avais quelques doutes », s'amusait hier soir l’adjoint au maire de la Possonnière Jacques Genevois, rappelant au passage que « la Possonnière tire son nom du « Posson », une unité de mesure du vin ».

Avant de mettre le tonneau en perce pour en boire une partie du contenu, le reste étant mis en bouteille, Gino Mousseau, président de l’Agence Loire en Layon a tenu à rappeler qu’une fois de plus « la convivialité, le bénévolat et la passion étaient au rendez-vous de cette 5e Translayon », proposant aux représentants des zones vinicoles de Touraine, du Saumurois et de la région Nantaise qui participaient pour la première fois à ce grand rendez-vous de l’oenotourisme de faire transporter chacun un barrique de vin de leur région sur la Loire. Pari tenu ont affirmé les représentants des fédérations vinicoles.





Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur















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