Tryptique acoustique


Rédigé par Pierre G. - Angers, le Mardi 20 Octobre 2009 à 05:17


la scène par le son, au Chabada ce samedi 17 octobre 2009.



Asthène

Tryptique acoustique
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Une première partie aux titres mélodieux, une pop qui oscille entre quiétude et rythmes décapants, Asthène livre son identité au public angevin sans retenue. La partition est soignée, le son propre et pêchu. Le groupe démontre de grandes qualités d'écriture musicale porté par un chanteur très à son aise dans ses interprétations. On déplore seulement ces temps pauvres d'entre-titres dans la correspondance avec le public angevin, et une seconde partie de concert à la playliste moins affirmée. Il en reste en tout cas des «morceaux» persistants, efficaces et contagieux.

E2M

Tryptique acoustique
D'entrée, la formation donne le ton. E2M offre une entrée de scène instrument après instrument, marque d'un groupe identitaire, sûr de son écriture et de la qualité de ses membres. Porté par une chanteuse charismatique, fraîche, heureuse sur scène (et sachant le transmettre à son public), une chanteuse dont la verve et la fluidité vocale donnent toute la dimension d'un texte qui sait jouer entre finesse et impertinence; un texte subtil ou naïf. E2M présente une formation éclectique : un guitariste de forte personnalité, plein de vitalité et d'expressivité, une violoncelliste discrète mais terriblement efficace dans ses interventions... E2M maîtrise l'espace sonore aussi bien que l'espace scénique. Chaque instrument a sa place et la voix se fait parfois oublier tant le texte est abondant et riche. Mais la maîtrise est là, et la scène du Chabada ne la perturbe en rien.


Léonie

Tryptique acoustique
Nous n'avons pu voir que les 3 premiers morceaux d'un groupe qui arbore la jeunesse sous toutes ses facettes, pas celle qui repousse ses aînés, mais celle qui a des idées, qui les soumet, les transmet, le tout avec une vitalité déroutante, portée par des vents ravageurs (trompette, trombone) qui se jouent de l'espace pour venir bien souvent souffler sur les premiers rangs du Chabada. Car Léonie occupe l'espace, même si parfois c'est de manière aléatoire ou spontanée. Cette « tribut » est joyeuse, parfois extravertie ou d'autres fois plus timide, mais vraiment heureuse de jouer sa partition. Cette fanfare nous expose ses rêves par la voix d'un chanteur/puncheur très à l'aise avec le public angevin, nous appelant à une messe festive, décomplexée et surprenante.


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