Un Cromwell connecté et déjanté au Festival d'Anjou


Rédigé par - Angers, le Vendredi 4 Juillet 2014 à 18:05


Commencée lundi, la semaine du Concours des Compagnies du festival d’Anjou, déroule chaque soir son lot de surprises avec les cinq troupes en compétition. Jeudi soir, la « Compagnie Stéréo » en a réservé une bonne avec un « Cromwell ou le cercle des conjurés » très moderne.



Un Cromwell connecté et déjanté au Festival d'Anjou
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Smartphone à la main, Cromwell faisant un « selfie » avec ceux qui ont comploté contre lui. Victor Hugo auquel on doit cette pièce était de loin de l’imaginer. En adaptant cette œuvre pas très évidente, qui se déroule dans l’Angleterre du XVIIe, pour en faire un véritable western des temps modernes, avec musique d’Ennio Moriconne à l’appui, Djenabah Bakary a réalisé une véritable prouesse qui mérite d’être saluée. Même si la bande musicale, n'est pas vraiment du goût des puristes.

« Dès ma première lecture de cette fresque immense, j’ai su que ce serait un gâchis énorme que de ne pas donner vie à ce chef d’œuvre jamais portée sur scène » (dans sa version intégrale), explique le metteur en scène. Ce dernier qui considère que l’œuvre est très pesante avec ses 6920 vers a choisi de se recentrer sur le thème du complot et de son intrigue politique.

Le résultat est pour le moins surprenant. Un Cromwell qui se shoote à la cocaïne et au Jack Daniel's, pianote sur son téléphone portable, les moralistes pourraient trouver à redire. Mais ce petit coup de fraîcheur permet peut-être de mieux apprécier ce monument de Victor Hugo.

« Pour donner vie à cette adaptation moderne de Cromwell, je me suis attachée à construire une mise en scène inspirée des toutes mes influences littéraires, théâtrales et cinématographiques », poursuit le metteur en scène. « Depuis les westerns de mon père, le cinéma de Scorsese et Tarantino, en passant par les dessins animés, le résultat donne une pièce à l’allure de BD qui reste fidèle à Hugo, en conservant ses alexandrins et l’héroïsme de ses personnages ».

Pour l’auteur, cette adaptation déjantée, moderne et inattendue est le résultat d’un amour inconsidéré pour cette œuvre qui l’a hanté pendant toutes ses études au Conservatoire. Et pour le public, accroché à l’histoire, un vrai bonheur.

Djenabah Bakary a eu l’opportunité de monter cette pièce à 24 ans avec le soutien de ses professeurs. Hugo disait dans la préface de son œuvre : « Je ne désespère pas qu’un jour, quelqu’un puisse extraire de cette pièce une autre pièce qui se hasardera alors sur scène ». « Fus-je, ai-je été cette personne ? » ajoute le metteur en scène plutôt enthousiaste pour la suite.

Cinq pièces sont présentées dans le cadre de Concours des Compagnies du Festival d’Anjou. Gageons que cette adaptation fidèle mais plus accessible au grand public, retiendra l’attention des jurys qui auront à choisir la meilleure.





Yannick Sourisseau
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