|
Festival d'Anjou
Un Hamlet survolté à la PerrièrePar Yannick Sourisseau
- le 3 Juillet 2009 à 15:29
En compétition pour le prix de compagnies du Festival d’Anjou 2009, les « Sans-Cou » ont interprété sur la scène du château des Perrières, à Avrillé, un Hamlet qui valait le détour. Le metteur en scène a réussi à sortir Shakespeare de son écrin poussiéreux et le montrer sous un jour meilleur, plus moderne, plus dynamique, plus interactif. Les puristes n'auront pas aimé …
Hamlet interprété par Romain Cottard
Le ciel s’était assombri hier soir le château de la Perrière, une atmosphère qui convenait parfaitement à la tragédie de Shakespeare, Hamlet, donnée pour la 4ème soirée de compétition des compagnies, « qui ne sont pas lourdement subventionnées » disait Nicolas BRIANÇON.
Hamlet, est la plus longue est la plus célèbre des pièces de l’auteur anglo-saxon. Hamlet est le fils du Roi du Danemark, lequel vient de mourir, laissant le trône à son frère Claudius. Le spectre du roi révèle à Hamlet qu’il a été tué par Claudius. Pour venger son père, Hamlet simulera la folie, au point que son entourage se demande s’il n’a pas vraiment perdu la raison. Être ou ne pas être, c'est-à-dire est-ce que je vis vraiment ma vie ? C’est la question, devenue culte, que se posera Hamlet, en pleine crise existentielle, tout au long de la tragédie écrite par Shakespeare. Pour l’occasion, cette pièce très sombre, dont les dialogues et les longs silences, ne sont pas toujours faciles à comprendre, a été entièrement revisitée par Igor MENJISKY, metteur en scène, et la compagnie « Les Sans-Cou ». Ces derniers nous livrent un jeu de scène explosif et bourré d’énergie. Pour preuve Hamlet bondissant dans les allées des gradins, au milieu des spectateurs, les prenant à partie pour mieux invectiver la reine et ceux qu’il accuse d’avoir attenté à la vie de son père. Romain COTTARD, co-adaptateur, mais aussi personnage principal, se donne sans compter. Son physique longiligne colle tout à fait avec le personnage d’écorché vif qu’était Hamlet, sans tomber pour autant dans la parodie ou le comique, même si parfois on rit de certains dialogues. Cette interprétation survitaminée, dopée avec quelques morceaux de musique de Eurythmics et Marilyn Manson, pas toujours facile à juxtaposer à l’univers shakespearien procure un enthousiasme communicatif aux neuf cent spectateurs installés dans les gradins. Même si l’essentiel du texte est conservé, l’adaptation est nettement modernisée, jusque dans les costumes avec jeans et chaussures pointues, ainsi que dans l’interprétation libre de la tragédie, à l’exemple d’Hamlet qui écrira sa tirade célèbre à la craie, sur la scène et, la montrant du doigt, dira : « c’est la question ! ». Le plus intéressant dans l’adaptation d’Igor Mendjisky et Romain Cottard c’est d’avoir réussi à mélanger intelligemment la langue de Shakespeare et la nôtre, rendant la pièce plus contemporaine et surtout plus accessible, quitte à faire hurler les puristes. Les comédiens qui n’ont plus de texte sont immobiles pendant que les autres bondissent sur la scène et parfois en dehors, comme si les gradins faisaient partie de leur terrain de jeu. Les comédiens sont partout, dans les allées, sur les sièges vides, là où on ne les attend pas. Du texte moderne, sculpté avec précision, pour une pièce à l’énergie débordante, les points fort des « Sans-Cou », lesquels ne devraient pas laisser indifférents les spectateurs, mais aussi le jury de cette compétition des compagnies théâtrales. Dans la même rubrique :
Cinéma | Spectacle | Expositions | Musique | Livres | Divers culture | Festival d'Anjou | Premiers Plans | Le Quai |
Twitter Waze ou l'avertisseur de radars du futur
Vu sur Numerama.com le 8 février 2012
Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Goias a décidé de porter plainte contre Twitter, pour l'obliger à fermer les comptes des utilisateurs qui signalent la présence des contrôles routiers sur le réseau social. Une pratique inconnue en France, où les services communautaires spécialisés sont toutefois bien présents. Depuis le 4 janvier dernier, les avertisseurs de radars sont interdits en France. Faudra-t-il interdire les téléphones mobiles qui permettent l'accès aux réseaux sociaux, sur lesquels les emplacements de radars sont parfois signalés ? … Lire la suite sur Numerama.com Une monnaie solidaire à Lyon
Vu sur Rue89 Lyon le 2 février 2012
Les monnaies complémentaires, locales ou sociales ne datent pas d’hier. Déjà, des modèles ont fait leur preuve en Allemagne ou en Suisse et dans différentes communes françaises. L’an dernier, la ville de Toulouse s’est également lancée dans l’aventure avec le Sol-violette. À Lyon, depuis le mois d’octobre, trois étudiants en commerce de l’école 3A planchent sur un modèle de monnaie solidaire à l’échelle du Grand Lyon, avec l’espoir d’une mise en circulation pour la rentrée 2013… Lire la suite sur rue89lyon.fr A quand une femme noire en couverture de "Elle" ?
Vu sur le Monde.fr le 31 janvier 2012
C'est le magazine Elle qui nous l'apprend : en matière de mode, en 2012, « la ‘black-geoisie' a intégré tous les codes blancs.. ». D'ailleurs, « le chic est devenu une option plausible pour une communauté jusque là arrimée à ses codes streetwear. » Eh oui, tandis que durant des décennies les Noirs se sont habillés comme des "cailleras" à capuche, ils ont enfin compris, grâce à l'enseignement des Blancs, qu'il convenait de faire plus attention à leur apparence. Voilà la teneur d'un article paru le 13 janvier dans l'hebdomadaire préféré des ménagères de la « white-geoisie » (puisqu'apparemment il faut désormais distinguer les bourgeois eux aussi racialement), intitulé « Black fashion power », tentant d'analyser les raisons du succès sur les red carpets de personnalités afro-américaines… La suite sur le Monde.fr |
|||

Infos Flash
