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Un onzième projet pour Anjou Forages Mali


Rédigé par - le 6 Mars 2009 à 14:17


Crée en 1996, l’association Anjou Forages Mali compte à son actif le creusement de 10 forages permettant d’alimenter en eau les écoles des villages et par conséquent, d’influer sur la propagation des maladies, de favoriser l’alphabétisation et le développement du maraîchage et d’encourager l’initiative de développement économique.



Une classe de l'école communautaire de Sinzara
Une classe de l'école communautaire de Sinzara
Michèle Asseray est une femme volontaire. Ancienne déléguée au jumelage avec le Mali à la mairie d’Angers, elle crée en 1996 avec Marie Duperré et Colette Chauvière, Anjou Forages Mali, parce que « l’accès à l’eau est un enjeu vital pour le continent africain ». Aujourd’hui, l’association s’est élargie à 30 adhérents et 20 donateurs, et a participé à la création de 10 forages, principalement à Dah, commune de 27 villages qui s’étend sur 30 kilomètres. Michèle Asseray, la présidente, envisage déjà de prolonger cet engagement avec un nouveau projet à Fiancasso.

Le projet phare restera cependant le premier forage réalisé par l’association en 1998, à l’école communautaire du village de Sinzara. Cette école accueille 200 élèves de 7 à 13 ans. Il n’y a pas de cantine et pour s’y rendre les enfants font entre 4 et 6 kilomètres à pied. Mais pour l’association, la préoccupation est, comme pour la plupart des écoles de ce type, l’absence d’eau potable et de sanitaires. Aussi, en partenariat avec l’association locale Jigifa Conseil, et avec les aides de l’Etat, du Conseil général de Maine et Loire et les dons et apports récoltés, l’association a équipé l’école de Sanzara en eau potable et surtout « gardé le contact avec les villageois pour la formation technique nécessaire à l’entretien des équipements et pour apporter une éducation sanitaire ».

80% des maladies dues à la piètre qualité de l’eau ou à l’absence d’assainissement

Présentation du projet aux villageois. Au premier plan, la présidente de l'association, Michèle Asseray
Présentation du projet aux villageois. Au premier plan, la présidente de l'association, Michèle Asseray
C’est le triste constat des Nations Unies. Dans les écoles, les eaux polluées stagnantes provoquent la bilharziose qui affecte l’intestin ou la vessie, d’où la nécessité d’intervenir pour de meilleures conditions de salubrité. En corollaire, parce qu’aujourd’hui elles sont déchargées de la corvée d’eau, les petites filles intègrent plus facilement la classe. Toutefois, pour Michèle Asseray, il faut saisir la nuance : « Ce droit à l’eau et à l’éducation est pour nous un acte de solidarité et non une action humanitaire. Nous voulons que les villageois décident et cherchent à évoluer en fonction de ce que l’on peut leur proposer, mais nous faisons tout pour que les maires des communes s’engagent à maintenir les points d’eau en bon état ». Une eau indispensable aussi pour l’agriculture en Afrique où la tradition rurale est fortement ancrée dans la plupart des pays et où l’assèchement progressif est un véritable fléau.

Un nouveau projet déjà à l’étude

Le forage de Sinzara
Le forage de Sinzara
Depuis janvier 2009, l’association s’est engagée transformer un puit traditionnel non couvert et non clos à Fiancasso, pour une nouvelle école de six classes. Un projet de 11 000 € sans la formation auquel viendra s’ajouter une réserve de 150 € pour le comité de gestion de l’eau. Rémy Bondu, le trésorier, veille à l’équilibre du budget. A la subvention départementale et à la récolte de dons de particuliers, viendra s’ajouter une réserve, acquise par le biais de bénéfices dégagés lors de représentations théâtrales ou de ventes artisanales d’objets fabriqués au Mali. Un apport indispensable pour permettre aujourd’hui à l’association de perdurer dans sa mission de préservation de l’eau, bien rare et précieux en Afrique.


A noter que :
l’assemblée générale d’Anjou Forages Mali
se tiendra mercredi 1er avril,
salle des Jonchères,
44 avenue Jean XXIII à Angers.

Contact : 02 41 87 52 20


Tags : : social

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