Un oiseau et ses deux ailes sexuées : les manifestants ont joué des symboles pour faire passer leur message, quitte à irriter les partisans du mariage homosexuel
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T-shirts roses pour mesdames. T-shirts verts pour messieurs. Mais un seul et même slogan pour tous : "Un papa, une maman. On ne ment pas aux enfants".
Scandé tout au long du rassemblement organisé ce mardi midi, place du Ralliement, il résume bien l'état d'esprit d'Antoine et des autres protagonistes de cette manifestation, coordonnée à l'échelle nationale par l'association Alliance Vita, l'héritière de l'Alliance pour le droit à la vie fondée au début des années 90 par Christine Boutin, ex-ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy et actuelle présidente du Forum des républicains sociaux.
Alors que s'amorce le débat politique autour d'une possible légalisation du mariage entre personnes de même sexe et du droit à l'adoption par ces mêmes couples, cet Angevin d'une soixantaine d'années, lunettes et cheveux blancs, est venu dire publiquement son opposition au projet. En prenant des accents apocalyptiques qui laissent songeurs : "On peut réparer les dégâts de la crise économique actuelle, ça j'en suis certains. Mais si cette loi passe, on ne pourra pas réparer ses conséquences."
Ses conséquences ? "Les risques de déstructuration psychique sont évidents chez les enfants élevés par des parents de même sexe, argumente le manifestant, Et comment un père qui pratique la sodomie peut-il éduquer convenablement un enfant ?
Scandé tout au long du rassemblement organisé ce mardi midi, place du Ralliement, il résume bien l'état d'esprit d'Antoine et des autres protagonistes de cette manifestation, coordonnée à l'échelle nationale par l'association Alliance Vita, l'héritière de l'Alliance pour le droit à la vie fondée au début des années 90 par Christine Boutin, ex-ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy et actuelle présidente du Forum des républicains sociaux.
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"Je n'aurai pas voté la loi"
Tenus devant quelques contre-manifestants, étudiants et militants de la cause homosexuelle, les propos ont eu le don de faire monter l'ambiance. "Je viens d'apprendre qu'un homosexuel était un psychotique névrosé, ironise Jérémy, un militant du syndicat Unef, Et que les couples hétéros étaient forcément des bons parents, contrairement aux couples homos."
Trois jours après l'événement D'égal à égales, organisé par un collectif antisexiste angevin, il était illusoire d'espérer réconcilier des militants aux positions complètement opposées. Au moins, le dialogue a-t-il eu lieu.
Moins idéologique et plus politique, l'ancien sénateur UMP et ancien président du Conseil Général de Maine-et-Loire, André Lardeux, présent lui aussi, confie qu'il ne voterait pas la loi "si j'étais encore parlementaire".
"Je ne doute pas que deux personnes de même sexe sont capables d'aimer un enfant, mais ça ne préjuge pas de l'équilibre de celui-ci, explique-t-il, Ce qui me gène le plus, c'est le risque d'une législation. Le droit à l'enfant n'existe pas et heureusement, je ne connais que le droit des enfants. Pour moi, il ne faut rien changer pour l'instant et laisser le temps au débat."
Trois jours après l'événement D'égal à égales, organisé par un collectif antisexiste angevin, il était illusoire d'espérer réconcilier des militants aux positions complètement opposées. Au moins, le dialogue a-t-il eu lieu.
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