Un point d’orgue sous la coupole


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Mardi 2 Décembre 2014 à 21:56


Lauréat du Grand Prix d’Orgue Jean-Louis Florentz – Académie des Beaux-Arts, le jeune Thomas Ospital a reçu sa récompense le 19 novembre dernier, à l’Institut de France à Paris. Bruno Maurel du Printemps des Orgues, organisateur du Grand Prix, était aussi sous la coupole. Et Angers Mag n'était pas loin non plus.



Thomas Ospital, lauréat du jour, le secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts, Arnaud d'Hauterives et Bruno Maurel, organisateur du Grand Prix d'orgue Jean-Louis Florentz.
Thomas Ospital, lauréat du jour, le secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts, Arnaud d'Hauterives et Bruno Maurel, organisateur du Grand Prix d'orgue Jean-Louis Florentz.
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"Telle qu’en elle-même l’éternité la fige…" (merci et pardon à Mallarmé). L’Académie des Beaux-Arts, l’une des cinq académies composant l’Institut de France, symbolise une certaine immuabilité. En passant le perron de la vénérable bâtisse, Quai de Conti, on sait tout de suite que l’on a rendez-vous avec un bout d’histoire de France.

Là, le tombeau de Mazarin. Oui, les traditions courent de la monarchie à la République, cette dernière s’incarnant en de fiers gardes arborant épées et roulant tambour pour l’arrivée des Académiciens. La coupole n’est pas grande, il faudra se serrer fesses et jambes. Notre voisin, Frédérique Blanc, titulaire des Grandes Orgues de Notre-Dame d’Auteuil, s’en amuse : « Pas de gêne… Il faut se mettre à l’aise ». Et il faut aussi aux cinquante lauréats du palmarès des prix et concours de l’Académie trouver un peu d’aise avant d’entendre leur nom cité par le vice-président Aymeric Zublena.

Devant une assistance hautement gâtée et aux CV richement dotés (il y a là des ambassadeurs, des baronnes, des représentants de diverses fondations ayant mis la main à la poche pour doter les prix) et devant des Académiciens plus ou moins concernés (avouons que certains ploient un peu sous le poids des ans), de verts et plus gris peintres, sculpteurs, architectes, graveurs, compositeurs, cinéastes, musiciens et photographes défilent à la tribune pour recevoir le diplôme durement acquis.
 
« Je crois que c’est essentiel d’avoir ces repères. Cela met en valeur le travail et une certaine exigence » Thomas Ospital

Notre petit Basque Thomas Ospital est fidèle à lui-même… décontracté. Il aurait pourtant le loisir de « se la raconter un peu ». A 24 ans, toujours étudiant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSM), dans la classe d’improvisation de Thierry Escaich (président d’honneur de la CSPO), Philippe Lefebvre, Laszlo Fassang et Jean-François Zygel, Thomas Ospital engrange les récompenses prestigieuses. Avant de s’envoler pour la Russie, il goûte avec plaisir à cette nouvelle distinction… et savoure cet instant « tradition » : « Je crois que c’est essentiel d’avoir ces repères. Cela met en valeur le travail et une certaine exigence ». Le jeune homme est posé, avenant, chaleureux, modeste. Cela tient peut-être à son parcours. La musique n’entre dans sa courte vie qu’à l’âge de treize ans. « Je chantais à l’église mais le curé voyait que je n’étais pas très présent. En fait, mon regard était toujours fixé sur l’orgue. Cet instrument me fascinait. Alors j’ai pu donner le « la » pour la messe et ensuite accompagner la cérémonie. Et tout a commencé ».

La cérémonie s’achevait par la « causerie » du Secrétaire perpétuel Arnaud d’Hauterives autour du thème « Les peintres et la mer ». Il s’excusera de sa petite voix mais l’exposé était d’une clarté et d’une richesse impérieuses. Tout ce beau monde pouvait dès lors quitter la coupole sous les épées de la Garde républicaine (il faut le vivre une fois !) pour s’en aller trinquer à ces esprits et mains doués et créatifs. Avec dans la tête la musique du Chœur Pygmalion et de l’orchestre Colonne, auteurs de deux prestations en live au diapason de cet instant immortel

Un peu d'histoire...

C’est sous l’impulsion du regretté Jean-Louis Florentz, académicien, organiste et compositeur, que l’Académie des Beaux-Arts a créé le Grand Prix d’Orgue, en 2002. Son organisation a été confiée à l’association pour la Connaissance, la Sauvegarde et la Promotion des Orgues du Maine-et-Loire (CSPO) de Bruno Maurel. Ce Grand Prix est aujourd’hui ouvert à l’international et récompense un organiste de moins de 30 ans. Le malicieux François-Henri Houbart, titulaire des Grandes Orgues de La Madeleine à Paris, professeur au CRR de Rueil-Malmaison et administrateur de la CSPO en a la charge.












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