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Social
Un potager créateur de lien socialRédigé par Yannick SOURISSEAU - Le Dimanche 17 Juillet 2011 à 09:36
Des jardins cultivés au pied des immeubles, pour un quartier plus propre et plus agréable à vivre, c’est l’une des initiatives de la Régie de Quartier d’Angers. Désormais cet espace végétal qui crée du lien entre les habitants est devenu un véritable lieu de rencontre et d’échange de savoir.
Carole Viana (à gauche) et quelques habitants du quartier du Grand Pigeon, devant le four solaire et les jardinières réalisées par les enfants
Vendredi, le jardin du Saule, situé dans le Quartier du Grand Pigeon, à Angers, était une fois de plus le lieu de rendez-vous des habitants, des jardiniers et des enfants pour une rencontre amicale au cœur du potager. On y présentait une fresque réalisée par les enfants de l’école voisine ainsi le tout nouveau four solaire construit par les habitants.
« Nous avons organisé dans le cadre du bus culturel, une visite au Muséum de Sciences naturelles d’Angers, pour dix sept enfants du quartier », explique Josette MACÉ, animatrice parent-enfant de la Direction de l’Éducation de la Ville d’Angers. « Dans le cadre d’un contrat éducatif local, les enfants ont pu rencontrer l’artiste Philippe Caillaud et parler avec lui des papillons. Au retour ils ont réalisé une fresque sur les jardinières représentant l’intérieur des ailes de papillons. Cette rencontre permet de valoriser leur travail. » Le jardin du Saule, situé au pied des immeubles du Quartier du Grand Pigeon depuis bientôt dix ans, comprend 10 parcelles individuelles d’environs 20 m2, auxquelles s’ajoutent un jardin collectif et le jardin pédagogique de l’école Lareveillière, située à proximité. Ces petites parcelles sont louées aux habitants qui le souhaitent pour 2 € et pour seulement deux ans afin que chaque famille puisse en disposer à un moment ou un autre. « Au début ce projet avait pour objectif de sensibiliser les habitants à une alimentation plus équilibrée. C’était aussi un moyen de leur apprendre à protéger leur environnement », commente Carole VIANA, animatrice de la Régie de Quartier. Les habitants peuvent utiliser leur parcelle comme ils le souhaitent, pour planter des légumes ou des fleurs. « Ça permet surtout aux habitants de devenir acteurs de la vie du quartier et de créer du lien social ». Et ça marche plutôt bien, les jardiniers se donnant des conseils entre eux. Ils apprennent la culture bio, la récupération de matériaux et la construction d’objets collectifs, comme un four solaire par exemple. Ce type d’opération est mis en œuvre dans la plupart des quartiers d’Angers : Roseraie, Verneau, Belle-Beille et bientôt Monplaisir Animée par une trentaine de permanents, la Régie de Quartier accueille une centaine de personnes en contrat d’insertion, à temps partiel et pour une durée de 24 mois. « L’objectif c’est de permettre aux habitants des quartiers de s’investir là où ils vivent », poursuit Carole VIANA. « Ce sont souvent des gens qui ont perdu leurs repères par rapport à l’emploi. Nous évaluons les besoins et nous les accompagnons pour leur permettre de trouver un emploi durable par la suite ». Membre du Comité national de Liaison des Régies de Quartiers, la Régie d’Angers est une structure associative d’insertion par l’économique. La Régie de Quartiers a surtout pour objectif de promouvoir l’implication des habitants dans le développement et l’amélioration du cadre de vie dans leur quartier pour favoriser le lien social, la citoyenneté. Ils assurent l’entretien des cages d’escaliers, des espaces verts et sortent les poubelles. Ils réalisent même des petits travaux d’intérieur et des rénovations d’appartements ou encore contribuent à l’éducation des animaux. « Quand on a passé du temps a construire ou à entretenir, on n’a pas envie de casser », conclut Carole VIANA avant d’inviter les personnes présentes à un apéritif dinatoire à base de légumes du jardin du Saule. Responsable de publication et rédacteur en chef, assure le suivi technique du journal et son... En savoir plus sur cet auteur
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