Une année qui commence plutôt mal


Rédigé par - Angers, le 02/01/2012 - 10:00 / modifié le 04/01/2012 - 10:28


Avec la pluie qui tombe à verse sur l’ensemble du territoire, le train d’augmentations et la peur du lendemain annoncée par le Président de la République lors de ses vœux du 31 décembre 2011, l’année commence sous le signe de la morosité pour la plupart des citoyens français.



Une année qui commence plutôt mal
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À voir le « temps de chien » de ce matin, ceux qui reprennent le travail ont certainement une envie forte de faire demi-tour pour aller se blottir sous leur couette, en attendant des jours meilleurs. Car ils ne sont peut-être pas près d’être meilleurs ces jours, très éloignés de ce que chacun peut se souhaiter en arrivant à son travail.

« Bonne année, meilleurs vœux, pour cette nouvelle année qui démarre », qui pourrait croire que tout va aller pour le mieux. Pure hypocrisie, le niveau de vie des Français et la situation économique internationale sont tellement bas que l’on se demande ce qui pourrait allez bien en ce début d’année. Et quand le temps s’en mêle …

La peur du lendemain, c’est la corde sur laquelle a joué le Président Sarkozy lors de sa dernière intervention le 31 décembre dernier. Une corde sur laquelle il a tellement tiré lors de son élection qu’on se demande encore s’il reste encore un bout pour l’agripper. Même si la crise économique qui frappe la planète n’est pas entièrement de son fait– il ne dirige pas encore le monde, heureusement d’ailleurs – force est de constater qu’il n’a rien fait pour arranger la situation de la France, menant un train de vie démesuré au début de son quinquennat faisant croire aux Français qu’ils allaient subitement gagner au loto dans les mois qui suivraient.

Aujourd’hui, pour tenter de faire oublier les dépenses somptuaires, les mesures d’austérité et la dette qui augmente en même temps que le nombre de demandeurs d’emploi, il tente de dramatiser la situation, comme si nous avions besoin de cela pour oublier ce 2 janvier au ciel plombé par la météo.

Acculé par la crise, Nicolas SARKOZY qui n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, sait désormais qu’il aura fort à faire pour récupérer la frange de l’électorat populaire qui avait cru en son optimisme au soir de son élection en mars 2007.

Après le rêve, la dure réalité

Les chiffres du chômage qui n’ont jamais atteint un tel niveau depuis 1999 et la perte du triple A qui menace la France, risquent fort de le faire tomber du trône sur lequel il s’était confortablement assis. Et ce n’est pas en annonçant que « le pays traverse la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale » qu’il devrait remonter le moral des Français, déjà mis à mal par un quinquennat que chacun considérera de sinistre mémoire pour peu que son successeur arrive à faire mieux.

Alors, avant de se lancer dans la bataille électorale il mise une fois de plus sur une réforme sociale, pour la mi-janvier, avec des « décisions importantes prises et assumées par l’ensemble de la population », avec le souhait de faire adhérer des partenaires sociaux maintes fois échaudés.

Le président, probable candidat, va se lancer dans une croisade contre le chômage, la principale préoccupation de Français qui tendent le dos en reprenant leur travail ce matin. Il va ressortir l’idée d’une TVA sociale, jugée plus juste, chassant presque à gauche, comme il l’a fait en d’autres temps avec l'extrême droite, essayant une nouvelle fois de grappiller les voix qui pourraient lui manquer en mars prochain.

Mais toutes ces promesses suffiront-elles à remonter le moral des Français en ce 2 janvier, pas si sûr. Certains se prennent à rêver dans de jours meilleurs comme ce fut le cas en 1981 avant l’arrivée au pouvoir d’un certain François Mitterrand. Au fond, en rêvant un peu, l’année ne sera peut-être pas si mauvaise, le successeur bénéficiant d’au moins douze mois pour prouver qu’il est capable de faire mieux. Alors, rêvons et abordons l’année avec sérénité, avant d’affronter la dure réalité du monde. Demain il fera beau ...




Yannick Sourisseau
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