Une nouvelle offre de services pour l’action sociale du Département


Rédigé par - Angers, le 20/10/2015 - 08:35 / modifié le 20/10/2015 - 15:03


Après deux ans de travaux, la vice-présidente du Conseil départemental, Marie-Pierre Martin, a présenté lundi en session la nouvelle organisation de l’action sociale territoriale. Des modifications qui portent principalement sur le fonctionnement des 12 Maisons des Solidarités existantes en Maine-et-Loire. Eléments d’explications.



Marie-Pierre Martin -ici avec le président Christian Gillet (UDI)- 1er vice-présidente du Conseil départemental et présidente de la commission des solidarités
Marie-Pierre Martin -ici avec le président Christian Gillet (UDI)- 1er vice-présidente du Conseil départemental et présidente de la commission des solidarités
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Si les atermoiements relatifs à la mise en place de la réforme territoriale ont longtemps concerné, au premier chef, les prérogatives que devraient, ou non, conserver les départements, son rôle de chef de file de l’action sociale n’a jamais été remis en cause. La loi NOTRe l’a confirmé : c’est le Conseil départemental qui continuera de piloter, demain, la politique sociale menée sur son territoire… alors autant s’organiser comme il le faut.
 
C’est tout le sens de la nouvelle organisation de l’action sociale territoriale présentée lundi lors de la dernière session calendaire du Conseil départemental. Qui concerne-t-elle ? Elle résulte notamment d’un diagnostic posé au début de l’année 2014 par les usagers et les différents partenaires des 12 Maisons des Solidarités (MDS), relais de l’action sociale départementale sur le territoire, et qui reçoivent quelque 470 personnes et 1000 appels par jour.
 
A budget constant, il s’agit en fait « d’évoluer et de rendre plus pertinente et plus cohérente la réponse que l’on apporte au public, au quotidien », avance Marie-Pierre Martin, la vice-présidente de l’Assemblée départementale.

​Quoi retenir, finalement de cette petite révolution ? La principale nouveauté réside dans la création de 4 pôles départementaux de solidarité –regroupant chacun plusieurs MDS- « afin de permettre une interface efficiente en matière de politique d’insertion, d’évaluation des événements préoccupants, de coordination des procédures d’intervention et d’animation des partenariats à l’échelon territorial ».
"Il s'agit d’évoluer et de rendre plus pertinente et plus cohérente la réponse que l’on apporte au public, au quotidien" - Marie-Pierre Martin

En clair, les questions liées à la protection de l’enfance et aux parcours d’insertion des bénéficiaires seront, à partir de septembre 2016, affaire de « spécialistes », des travailleurs sociaux dédiés (notamment) à ces deux sujets. Pour la protection de l’enfance, « Les équipes d’évaluation –une par pôle de solidarité- seront composées d’assistant de service social, d’éducateur, de puériculteur et d’assistant administratif. »
 
L’autre enjeu de cette « nouvelle offre de services », c’est de raccourcir les délais et d’orienter, dès l’abord, le public vers le bon endroit. « C’est tout simplement mieux répondre, mieux accueillir », complète Marie-Pierre Martin. Au sein de chaque MDS, seront mis en place, dès le mois de janvier 2016, deux espaces bien distincts : l’Accueil, information et orientation (AIO) permettra « un accueil immédiat, une réponse aux besoins d’urgence » et elle sera développée dans les 8 sites annexes aux MDS.
Le deuxième temps sera celui de l’Accompagnement social global (ASG), qui regroupe l’offre d’insertion, l’accompagnement à la parentalité ou encore la prise en charge des personnes peu intégrées.

Réfléchie à partir des retours du terrain, étudiée en commission, la nouvelle organisation de l’action sociale territoriale a reçu un accueil plutôt positif, y compris dans les rangs de la minorité départementale, même si Bruno Cheptou, au nom de l’opposition, estime qu’elle aurait pu « aller plus loin dans la logique de territoire ».

Reste que l’offre de services présentée en session est aussi une condition sine qua non à l’aboutissement des discussions qui ont lieu en ce moment avec les autres acteurs de l’action sociale, CCAS en tête. Pour définir exactement qui fait quoi, il faut d’abord savoir ce que chacun propose. CQFD.

Au fil de la session...
  • Cette dernière session de l'année a permis l'adoption, moins les voix abstentionnistes de la minorité de la décision modificative n°2 du budget 2015.
 
  • Fini, le développement des Anjou Actiparcs. Depuis 2001, plus de 27 M€ ont été investis par le Département dans "une politique de développement économique de son territoire". Ils ont permis la mise en place de 31 actiparcs sur le territoire. Quelques chiffres encore ? La majorité a rappelé que les subventions engagées par la collectivité avait généré quelque 166 M€ d'investissements, l'implantation de 550 entreprises et la création, à la fin 2014, de 10 600 emplois. Seulement voilà, la dernière réforme territoriale a confié l'ensemble de l'action économique à la Région. Alors dans le contexte budgétaire actuel, plus question pour la collectivité départementale d'investir en la matière. Une décision prise en session, lundi, qui se traduit "par l'annulation des autorisations de programme non affectées à des opérations pour 7,5 M€". Ce sont ainsi 8 actiparcs initialement inscrit au schéma de 2001 qui ne seront pas réalisés.




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1.Posté par iroq le 20/10/2015 19:47 | Alerter
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Les Anjou actiparcs sont une belle réussite, et mériteraient sans doute d'être renforcés. Le Conseil départemental ne peut pas uniquement s'occuper du social mais doit aussi continuer à s'occuper du développement économique en profitant de la clause de solidarité territoriale.

Lire à ce sujet ces 2 articles :
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250269651239&cid=1250269650735

http://www.lagazettedescommunes.com/414783/reforme-territoriale-les...















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