"Une occasion historique de renouveler le Festival d'Anjou"


Rédigé par - Angers, le Samedi 12 Avril 2014 à 12:54


Fier de la programmation du 65e Festival d'Anjou - "en dix ans, celle qui me correspond le mieux"-, Nicolas Briançon, le directeur artistique de l'événement n'a pas fait mystère non plus vendredi de son envie de poursuivre l'aventure. Formulant le vœu que les changements politiques à Angers, rapprochent enfin la ville du festival.



Nicolas Briançon, fier de sa dixième programmation artistique.
Nicolas Briançon, fier de sa dixième programmation artistique.
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En quoi cette programmation vous correspond-elle autant que vous le dites ?

"Vous savez, avec le temps, il y a une chose qu'on apprend, c'est à être toujours au plus près de soi-même. Ce qui a guidé mes choix cette année, ce sont mes goûts personnels. J'avais envie de défendre chacun des spectacles programmés comme si c'était le mien, peut-être mieux que si c'était le mien d'ailleurs. Et chacun des spectacles de cette 65e édition m'a vraiment enthousiasmé. J'espère que je vais réussir à faire partager ça au public, même si je vais lui demander, j'en suis conscient, de prendre des risques. Et de venir voir des choses dont il n'a pas entendu parler. Mais le plaisir du théâtre, c'est cela aussi."

Vous pensez à la Semaine des Compagnies...

"Oui, j'ai envie de dire au public : venez voir ce qui se prépare, l'énergie folle qui parcourt les jeunes auteurs, les jeunes compagnies en ce moment. Il y un creuset qui est en train bouger, absolument merveilleux, et qui renoue avec tout ce que j'aime : du spectacle tourné vers le public, mais exigeant. Quand on en sort, on en sort un peu meilleur, avec le sentiment d'avoir vu quelque chose de très fort."

C'est là où le bât blesse parfois pour le Festival d'Anjou ?

"C'est pas là que le bât blesse, mais c'est comme à la télévision : tout le monde trouve qu'Arte, c'est bien, mais tout le monde regarde TF1... Un gros "Boulevard qui tache" attirera toujours plus de monde qu'une pièce plus compliquée. Mais si les spectateurs font ce petit effort, ils en seront récompensés dix mille fois. Je crois beaucoup à cela, je pense qu'on peut faire appel à l'intelligence des gens. Ce qu'on ne fait pas assez à mon sens dans les périodes que l'on traverse actuellement."

Un mot sur l'ouverture avec Francis Perrin ?

"J'adore Francis. On est très copains depuis longtemps, j'avais réussi à le faire revenir pour Dom Juan avec Francis Huster. Il était parti troublé du Festival d'Anjou en 2003 au moment d'un premier problème avec les intermittents (NLR : Francis Perrin avait assuré la succession de Jean-Claude Brialy à la direction artistique du festival en 2002 et 2003, avant de passer le témoin à Nicolas Briançon). Je suis ravi d'ouvrir le festival avec lui. Il est chez lui, il a fait partie de l'histoire de ce festival, il a beaucoup joué et les 65 ans, c'est une belle occasion de réunir la famille."

Et le choix de la création ?

"Précisons que ce n'est pas une création du festival, mais une création au festival. Mais on ne va pas jouer sur les mots. C'est le Mariage de Figaro que crée Jean-Paul Tribout, et qui partira au Festival de Sarlat ensuite. Je le dis depuis très longtemps : c'est mon classique préféré, je rêvais de le monter depuis longtemps. De le jouer et de le monter. Mais Jean-Paul Tribout, j'en suis certain va en faire quelque chose de très bien."

10 ans passés à la tête du festival, où serez-vous l'année prochaine ?

"Mais j'espère que je serai là. Vous savez qu'il y a eu des petits événements dans le département..."

...Des résultats électoraux qui vont vous faciliter la tâche ?

"(il coupe) Je n'en sais rien, je n'en ai pas parlé avec Christophe (Béchu), mais je vous livre ça comme je le pense. Je réclame depuis pratiquement dix ans que le Festival d'Anjou travaille avec la ville d'Angers. Je trouve quand même sidérant, abracadabrantesque que le Festival d'Anjou qui s'appelait autrefois Festival d'Angers n'ait aucun relais avec les municipalités successives d'Angers. Les comédiens lorsqu'ils viennent, ils viennent à Angers. Pour eux, c'est le festival d'Angers d'ailleurs. À Avignon se succèdent des municipalités de droite et de gauche qui, toutes, ont encouragé le festival. J'espère que les événements vont permettre de débloquer cette situation parce que le poumon et le renouvellement pour moi du festival, c'est la ville d'Angers. On a une occasion historique de le faire l'an prochain, et oui, j'aimerais bien être là quand ça se passera."

Lire aussi "Festival d'Anjou, une 65e édition riche de promesses" (11/04/14)



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