[VIDEO] "Au revoir, Monsieur le Préfet !"


Rédigé par - Angers, le 10/10/2015 - 08:20 / modifié le 12/10/2015 - 20:39


Il aurait pu s'appeler Alexandre le bienheureux. Mais ne vous y fiez-pas, derrière une bonhomie de façade se cache un homme aux idées bien arrêtées et au franc-parler. Préfet de Maine-et-Loire pendant 3 ans, François Burdeyron, qui vient de quitter ses fonctions en terre angevine, rejoint le ministère de l’Intérieur à Paris. Il sera remplacé par Béatrice Abollivier, actuelle préfète de Charente-Maritime.



Des Angevins anonymes ont remis des cadeaux au Préfet, et notamment des bouteilles de ce vin qu'il a découvert et apprécié.
Des Angevins anonymes ont remis des cadeaux au Préfet, et notamment des bouteilles de ce vin qu'il a découvert et apprécié.
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A Angers, il n’était pas rare de le trouver assis à la terrasse d'un café, la chemise ouverte et un chapeau sur la tête, en train de déguster un verre de vin d’Anjou. Le préfet François Burdeyron, arrivé il y a trois ans, aimait se mêler à la population, presque pour l’entendre respirer.  C’était son truc, pour mieux s’imprégner de cette ville qu’il ne connaissait pas et qu’il a appris à aimer. « A Angers je me sentais comme chez moi, je suis devenu un Angevin parmi les autres Angevins », affirmait ce préfet jovial et bon vivant en quittant jeudi soir ceux qu’il a rencontrés pendant son séjour.
 
Mais derrière le personnage affable, courtois, à l’élocution facile, se cachait un homme à poigne qui savait prendre ses responsabilités. « Nous avons le devoir de dire la vérité même quand elle n’est pas agréable à entendre »... sans se soucier de ce que pouvaient en penser ses interlocuteurs. « Je ne suis pas fait pour être populaire, je suis fait pour prendre des responsabilités. Je les prends ».
 
Le serviteur de l’État savait faire la différence entre sa personne et la mission que le Président de la République lui avait confié. « Le préfet est porteur d’une mission beaucoup plus importante que sa personne. Si parfois vous m’avez vu réagir avec vivacité à des critiques, ce n’était pas la personne qui réagissait, François Burdeyron a le cuir assez résistant, mais c’était le préfet ».
 
"Si je peux vous donner un conseil, continuez à chasser en meute, mais mordez un peu plus ! »

Atypique, il aura réussi en trois ans à se faire apprécier par les uns, détester par d’autres. Il a su passer au travers les crises, tout en gardant son flegme, presque britannique, réussissant même juste avant son départ à redessiner la carte de cette Anjou qu’il a découvert et apprécié.
 
«  Vous avez de la chance d’habiter ce territoire », disait-il à ceux, nombreux qui étaient venu lui dire au revoir. « Je pars avec la tristesse, pas seulement de le quitter, mais de mesurer qu’il est beaucoup trop méconnu. S’il y a un vœu que je forme, c’est que ce département si riche qui s’inscrit dans tant de siècles d’histoire, plein de talents, gagne la place qu’il mérite. J’ai appris qu’en Anjou on chassait en meute, mais ça ne suffit pas. Si je peux vous donner un conseil, continuez à chasser en meute, mais mordez un peu plus ! ».
 
François Burdeyron, que d’aucuns considéraient comme un original, à cent lieues de la posture de ses 80 prédécesseurs est appelé à Paris, sa ville d’origine, Place Beauvau, dans une institution nouvelle pour s’occuper de l’évaluation des préfets. « C’est une excellente idée de nommer quelqu’un pour soutenir les préfets, car le préfet est souvent seul et personne ne lui dit vraiment si ce qu’il fait est bien. Avoir un collègue pour l’écouter, l’aider c’est plutôt bien. Je ne serais pas un bœuf carotte, ni un confesseur, mais plutôt un accompagnateur et un soutien ».
 
François Burdeyron n’exclut pas l’idée de revenir à Angers, pour se promener, mais aussi pour l’inauguration du Centre d’activité Foch, dont il a posé, il y a quelques jours, la première pierre.
 





Yannick Sourisseau
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1.Posté par nonangevin le 11/10/2015 18:27 | Alerter
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S’il y a un vœu que je forme, c’est que ce département si riche qui s’inscrit dans tant de siècles d’histoire, plein de talents, gagne la place qu’il mérite. J’ai appris qu’en Anjou on chassait en meute, mais ça ne suffit pas. Si je peux vous donner un conseil, continuez à chasser en meute, mais mordez un peu plus ! ».

Encore un non angevin pour faire ce triste constat tout à fait réaliste. Un constat de plus (dirons les mauvaises langues) qui ne servira pas grand chose, à croire que ce peuple...















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