[VIDEO] Fabien Rebours, vert de rage !


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers, le 06/09/2013 - 11:57 / modifié le 09/09/2013 - 19:48


A 44 ans, il est le président des commerçants de Maine-et-Loire et le gérant de la sandwicherie « Le Lézard Vert » à Angers. Il ne décolère pas contre la mairie…



Fabien Rebours est le co-gérant de la sandwicherie Le Lézard Vert, rue Lenepveu à Angers.
Fabien Rebours est le co-gérant de la sandwicherie Le Lézard Vert, rue Lenepveu à Angers.
Jusqu’en 2005, Fabien Rebours est un homme heureux et épanoui. Commerçant dans l’âme, ce fils de cadre commercial a déjà géré avec son associé, Hervé Goumain, deux affaires dans le Saumurois. Son dynamisme, son franc-parler, son envie d’aller de l’avant souvent ponctués d’un sourire généreux le mène à la tête des commerçants de Saumur.

« C’était une époque formidable, se souvient-il. Nous étions unis et nous débordions d’idées pour animer la ville en lien avec la municipalité ». Une alliance jugée « nécessaire et primordiale » selon lui. Mais attaché à la ville centre, ses rues piétonnes, sa place du Ralliement, sa Maine…, Fabien Rebours quitte Saumur pour s’installer à Angers. « J’habitais ici et j’en ai eu marre de faire la route tous les jours », ajoute-t-il.

En 2005, il y ouvre deux boutiques de prêt-à-porter : Elite, rue Saint-Aubin et Spago, rue Lenepveu. Et là, surprise ! Cette nouvelle vie commerciale, ces nouveaux défis sont vite freinés par le manque d’enthousiasme d’une ville trop calme, selon lui, qui « délaisse totalement ses commerçants ». Le jeu des petites phrases politiques laisse encore aujourd’hui des traces indélébiles. « Lorsque vous rencontrez Jean-Claude Antonini, alors maire d’Angers, et qu’il vous lance tout de go : “Les commerçants d’aujourd’hui ne sont pas les commerçants de demain”, vous prenez une sacré claque », avoue-t-il. La messe est dite et Fabien Rebours s’en fait une raison : son épanouissement économique n’aura comme levier que son seul acharnement.

[VIDEO] FABIEN REBOURS S'ENGAGE POUR LES MUNICIPALES A ANGERS


"Ils ont voulu nous péter les genoux"

Malheureusement, la crise de 2008 arrive à grands pas et il est contraint de fermer ses deux boutiques. « Avec mon associé, nous avons lâché Elite et créé le Lézard Vert à la place de Spago, rue Lenepveu », raconte-t-il. Un nouvel élan dans la restauration rapide. En plein cœur de ville, l’affaire marche bien, la clientèle se fidélise mais, dès 2011, les rapports avec les élus d’Angers ternissent à nouveau les envies de Fabien Rebours.

« Ils ne voulaient pas de nous, lâche-t-il. Et ils ont voulu nous péter les genoux ! » Les « affaires » – vente de crêpes lors de Soleil d’hiver, taxe trottoir, stationnement hors-prix, ouverture du dimanche… – se succèdent avec comme dénominateur commun, un seul homme, l’adjoint au commerce de la ville d’Angers, Jacques Motteau. Encore aujourd’hui, les plaies sont béantes. L’élu, pourtant ancien commerçant angevin, est au centre du courroux de Rebours. « Il nous a harcelés avec une réelle volonté de nuire », clame-t-il sans retenue.

La riposte sera de taille. Comme à Saumur à la grande époque, le commerçant réussit à fédérer autour de lui. Près de 120 confrères angevins lui emboîtent le pas début 2013. Pieds de grue et manifs face à la mairie, blocage du tramway place du Ralliement…, les actions contre la municipalité se multiplient et poussent le maire en personne, Frédéric Béatse, à faire machine arrière sur le dossier épineux de la taxe trottoir.

Adjoint au commerce ?

« Toutefois, ils ont tenté de nous intimider, nous reprochant d’être récupéré politiquement ou encore le manque de cohérence de notre mouvement », insiste Fabien Rebours. Sans doute blessé dans son orgueil, le commerçant riposte et se fait élire président du GEC (Groupement d’Entente du Commerce) en février dernier. « Cette structure créée en 1937 fédère les commerçants indépendants du Maine-et-Loire, qu’ils soient franchisés ou non, soit un potentiel de 5 500 commerces et 1 200 emplois », annonce-t-il fièrement.

Une réponse claire pour un rapport d’égal à égal. Le gérant n’en garde pas moins la tête froide. Il se dit volontaire, passionné par son travail, « sans grande passion à côté, si ce n’est les fêtes entre amis ou en famille » et surtout disponible pour rejoindre l’équipe « la plus dynamique et novatrice en matière d’emploi et de commerce à l’échelle d’une ville comme Angers ».

D’ailleurs, il ne cache pas sa préférence à l’approche des élections municipales de 2014. Pour lui, ce sera Christophe Béchu, le candidat déclaré, – même s’il avoue « n’avoir rien contre Béatse, plutôt sympathique et humain » –, et ne refusera pas un poste d’adjoint au commerce ! Le message a le don d’être limpide à l’aune des frasques du passé. Car, vert de rage, Fabien Rebours restera à jamais le « caillou dans la chaussure de Motteau », conclut-il.

[BIO EXPRESS]

[VIDEO] Fabien Rebours, vert de rage !
1969. Naissance à Carhaix (29), le 22 avril.

1974. Arrivée à Angers.

1990. Rencontre avec Hervé Goumain, viticulteur à Saumur.

1993. Créé sa première entreprise à Parnay, France Viniture.

2001. Ouvre sa première boutique à Saumur, Déco-Design et devient président des commerçants.

2005. Retour à Angers avec l’ouverture de deux magasins : Elite, rue Saint-Aubin et, Spago, rue Lenepveu.

2008. Lancement du Lézard Vert.

2013. Est élu président départemental des commerçants (GEC).








1.Posté par Pierre Sauloup le 06/09/2013 12:07 | Alerter
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Mais il va encore plus vite que Béchu lui !! futur colistier ?

2.Posté par jo lindor le 07/09/2013 08:17 | Alerter
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Fabien c mon petit cousin , c le meilleur !

3.Posté par Février alain le 07/09/2013 17:50 | Alerter
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Bonjour monsieur,

Il est évident de constater qu'au fil de ces dernières années, l'avidité de cette municipalité angevine a pris l'habitude d'imposer, de punir, de taxer ou d'investir dans des équipements voués à l'escalade des déficits publics. Le nouveau-maire, Frédéric Béatse et le président d'ALM - Angers Loire-Valley, Jean-Claude Antonini, ils ont pris l'habitude d'entretenir la confusion des participations financières dans les financements croisés souvent imparfaits et sous-évalués !. Le...















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