[VIDEOS] Tempo Rives 2013, un nouveau melting pot musical cet été


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers, le Samedi 13 Juillet 2013 à 08:29


Le grand raout musical et estival angevin revient en bord de Maine dès ce vendredi soir et jusqu'au 20 août. L'occasion de prendre du plaisir et de découvrir une programmation riche et éclectique. Du rock à la chanson française en passant par le funk et la fanfare déjantée, il y en aura pour tous les goûts, cale de la Savatte, lors de cette 5e édition de Tempo Rives !



Shibusa Shirazu Orchestra, le 6 août, cale de la Savatte, l'un des temps forts de Tempo Rives 2013.
Shibusa Shirazu Orchestra, le 6 août, cale de la Savatte, l'un des temps forts de Tempo Rives 2013.
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Cinq ans déjà ! Cinq étés que les rives de la Maine à Angers s'animent aux sons métissés et colorées du festival musical Tempo Rives. Impulsé par la ville d'Angers, ce grand raout estival revient cette année avec onze concerts gratuits du 13 juillet au 20 août, boosté par une programmation riche et éclectique à souhait.

Du funk franchouillard de Juan Rozoff à la chanson rebelle des Barbarins Fourchus en passant la fanfare nippone Shibusa Shiruza Orchestra – l'un des temps forts du festival – et le songwritter new-yorkais Firewater, cette moisson s'annonce propice aux déhanchements et autres délires festifs. De quoi ravir le premier magistrat de la ville, Frédéric Béatse qui, tout sourire, ne cache pas, un mois avant le coup d'envoi, une réelle fierté face à "l'attachement des Angevins à ce festival lié notamment à la qualité de la programmation".

Même enthousiasme chez Rachel Capron, adjointe au maire et "grande prêtresse" des musiques actuelles à la sauce angevine. "Nous allons aussi mettre en avant lors de ce Tempo Rives les valeurs montantes angevines, explique-t-elle. Chaque première partie sera assurée par des groupes locaux qui ont été sélectionnés lors d'un tremplin organisé en mars dernier". Enfin, autre nouveauté lors de cette édition 2013, Tempo Rives fait son entrée à la maison d'arrêt d'Angers avec un concert exceptionnel des Barbarins Fourchus, le 31 juillet. Une première depuis la création du festival.

En attendant le lancement, Angers Mag vous présente le ligne-up 2013, vidéo à l'appui :

Juan Rozoff, le 13 juillet à 23 h 30

Frenchy et funky ! Juan Rozoof incarne le bâtisseur de funk à la française. Un génie du groove qui livre sur scène une énergie qualitative et généreuse. L'ambiance devrait être chaude, cale de la Savatte, vers 23 h 30 à l'issue du traditionnel feu d'artifices du 14-Juillet.

"Ceux qui ont eu l'occasion de le croiser sur scène en ont encore des fourmis dans les jambes, lance Didier Granet, le programmeur de Tempo Rives. Et même lorsqu’il s’aventure vers la soul ou la chanson groove, c’est le coeur qui s’accélère et l’âme qui danse. Incontournable !"

Slow Joe & the Ginger Accident, le 18 juillet à 21 heures

Slow Joe, ancien junkie indien de soixante-huit ans a été découvert par le guitariste lyonnais Cédric de la Chapelle en 2007. Celui-ci forme le groupe The Ginger Accident pour accompagner la voix si particulière de Slow Joe, chanteur de rue instinctif, qui compense son manque de technique par un feeling brut. En 2009, il quitte l’Inde pour la première fois et monte sur scène aux Transmusicales de Rennes.

Les sept titres de l’album Slow Joe Meets The Ginger Accident en 2010 sont le premier témoignage d’un rhythm ‘n’ blues soul aux accents garage. La fine équipe remet ça en octobre 2011 avec Sunny Side Up, nouvel exercice de rhythm ‘n’ blues garage au service d’une voix unique. Une belle découverte à ne pas manquer cale de la Savatte.

Première partie à 20 heures assurée par le groupe angevin Ajnendriya qui prend racine dans des musiques rock et traverse la culture post-hippie.

Birth of Joy, le 23 juillet à 21 heures

Appuyées sur un batteur qui doit autant à la folie de Keith Moon qu’à la frappe de John Bonham, traversées d’un infatigable orgue Hammond, et éventrées de riffs dantesques, les chansons de ces Néerlandais évoquent des rencontres inespérées entre Led Zeppelin et The Queens Of The Stone Age, The Seeds et Fu Manchu, le tout placé sous le saint patronage des Doors.

Ce psychédélisme stoner évoque les plus belles heures d’un désert californien perdu en plein brouillard acide. "Sans oublier un chanteur au coffre et charisme impressionnants,
sorte de Jim Morrison du XXIe siècle
", ajoute Didier Granet.

Première partie à 20 heures assurée par le groupe angevin Bud McMuffin, un duo "blues rock énergique".

Warsaw Village Band, le 18 juillet à 21 heures

Polonais d'origine, ils sont six jeunes musiciens souhaitant faire revivre la musique traditionnelle polonaise, sans produire de la « folk plastique », comme ils le définissent eux-mêmes. Jouant d’un style musical qu’ils nomment « Hardcore folk », ils font revivre la mémoire musicale de leurs racines ethniques (folklores slaves, scandinaves et aborigènes du nord) pour transmettre cet héritage aux nouvelles
générations.

C’est au gré des rencontres, en parcourant le pays que Warsaw Village Band a appris la musique traditionnelle qui survit uniquement dans l’esprit de quelques anciens. Et c’est avec plaisir qu’on les surprendra se frayant un chemin dans des embardées free-jazz faites de transes, illuminées par des polyphonies comme tombées d’un rêve. Magique tout simplement !

Première partie à 20 heures assurée par Terminal 12, un univers musical hybride aux effluves de vodka russe, de fièvre du samedi soir et de rock alternatif

Les Barbarins Fourchus, le 30 juillet à 21 heures

Les Barbarins Fourchus revendiquent des héritages aussi variés que Vian, Ferré, Prévert ou Tati, Zavatta, Gréco ou Fellini, Mad Professor, Orson Welles, Frehel, Talking Heads, Stravinsky ou les Clash !!! Mais leurs sources viennent aussi de leurs expériences circassiennes et théâtrales. Elles leur permettent de construire une réelle dramaturgie musicale portant un imaginaire déglingué, écorché, nostalgique et moderne, engagé, doux, critique et provocateur.

En purs descendants modernes du boulevard du crime et des fêtes populaires, ils colportent des histoires intemporelles sur des musiques inventives, jamais figées, portant des verbes irréguliers à la poésie farouche mêlant quotidien et histoires intemporelles. "Pas totalement méconnus des Angevins, Les Barbarins Fourchus ont parfois ouvert les portes de leur univers à certains membres de la compagnie Jo Bithume", annonce Didier Granet.

Première partie à 20 heures assurée par Insan Zoo, un groupe angevin sans frontière, à la fois world music, pop ou électro

Lindigo, le 1er août à 21 heures

Emmené par son charismatique leader Olivier Araste, le groupe réunionnais Lindigo diffuse depuis 1999 un maloya tourné vers Madagascar, ancré dans les héritages du passé, mais aussi résolument contemporain. Aujourd’hui, ils reviennent avec un quatrième album, signe d’une évolution manifeste : embarquez pour le « Maloya Power » !

Ce quatrième opus s’ouvre à de nouvelles sonorités picorées au gré des voyages de la troupe au Brésil et en Europe. Réalisé par Fixi du groupe Java, l’album enregistré dans les vibrations de la cour d’un ami garde un pied fondamental dans la tradition mais porte son regard vers l’ailleurs. Une explosion de sons, de rythmes et d’énergie que le chanteur de la ”Caz a nou” a rodé pour nous. Un show dont seul Lindigo possède le power !

Première partie à 20 heures assurée par Steppin’, cinq Angevins passionnés de groove, désireux d’explorer les contours du jazz-funk.

Shibusa Shirazu Orchestra, le 6 août à 21 heures

Si les Skatalites avaient rencontré Sun Ra et jouaient le répertoire d’un Frank Zappa et d’un Fletcher Henderson alors le résultat aurait peut-être donné un univers sonore à la Shibusa Shirazu Orchestra. Le Shibusa Shirazu Orchestra, c’est une foutraque fiesta de sons insensés, une espèce d’ovni sonore qui vous mène sur une autre planète.

Guitares fuzz funky et cuivres totalement allumés, basse électrochoc et rythmes latinos, le combo du bassiste japonais Daisuke Fuwa marie avec délice les contraires, la pop nippone et la fièvre balkanique. Quitte à s’élancer dans de fulgurants vertiges, des improvisations débridées susceptibles de dérider les danseurs Butô et les acteurs du théâtre Nô conviés sur scène !

"C'est une véritable folie communicative, ils sont plus de 30 sur scène, musiciens, chanteurs, danseurs, annonce le programmateur de Tempo Rives. C'est sans conteste le temps fort du festival".

Première partie à 20 heures assurée par Yan Hart-Lemonnier qui, à l’aide de quelques synthétiseurs old school, d’une Gameboy vacillante et d’effets bricolés, propose une musique electro lo-fi et rigolarde.

Firewater, le 8 août à 21 heures

En 1997, Tod, ex-leadeur de Cop Shoot Cop, trébuche sur un carton de disques Klezmer dans un vieux magasin russe de NYC. Il décide de combiner le mystère des mélodies d’Europe de l’est et l’énergie de sa première passion le Punk Rock. Collectif musical, Firewater a accueilli Oren Kaplan (Gogol Bordello), Tamir Muskat (Balkan Beat Box).

En 2005, Tod décide de fuir NYC après la réélection de GW Bush. Son voyage durera 3 ans à travers l’Inde, le Pakistan, l’Iran, la Turquie, Israël... Armé d’un micro, il enregistre ses rencontres musicales, qui feront la base du nouvel album The Golden Hour, enregistré avec Tamir Muskat (batteur de Balkan Beat Box et ex-Firewater) à la production.

Première partie à 20 heures assurée par Thylacine, deux anciens des Beaux-Arts qui allient musique électronique et la performance des images.

Baloji, le 13 août à 21 heures (place de l'Europe)

C’est désormais rentré dans les mœurs. Chaque année, le festival Tempo Rives décentralise l’une de ses dates du mois d’août sur la place de l’Europe au cœur du quartier Monplaisir. Et pour la seconde année, l’artiste est choisi en lien avec les habitants du quartier. Cette année, c’est l’artiste pluriel Baloji (Rap-Hip-hop-Soul-Jazz) qui a été choisi.

Né au Congo en 1978, Baloji suit son père en Belgique à l’âge de 4 ans. En 2004, il reçoit un courrier du Congo de sa mère naturelle qui évoquait sa première enfance, sa vraie date de naissance et aussi cet amant d’un soir qui est son père. Son premier album solo, Hôtel Impala, est ainsi une réponse à la lettre de sa mère, où il raconte l’histoire de sa vie. Un album salué pour les passerelles établies entre Brel et IAM et ses accents autobiographiques.

L’artiste met deux ans à peaufiner son opus suivant, Kinshasa Succursale, qui sort en novembre 2010. Baloji reprend entre autres le fameux « Indépendance Cha-Cha » de Grand Kalle sous le titre « Le Jour d’après » et revisite le « I’m Goin’ Home » de Marvin Gaye avec le rappeur voyageur Amp Fiddler.

Première partie à 20 heures assurée par Le Souffle du Larsen qui distille une Fusion Rock’n Beat Box à cheval entre la poésie féministe et le yaourt impulsif.

The Lemon Queen, le 15 août à 21 heures

C'est une chance pour eux. Suite à une annulation, The Lemon Queen, groupe électro-pop angevin, vainqueur du tremplin l'Ampli cet hiver, assurera en ce jour d'Assomption – tout un symbole ! – la tête d'affiche, ce jeudi 15 août.

Dans la lignée des Pony Pony Run Run, le quatuor angevin déjoue les préceptes du temps et entremêle avec une contagieuse jouissance les influences d’une new wave intarissable, d’un rock FM aussi nostalgique qu’héroïque et d’un électro tout simplement exaltant.

"Avec ses productions anachroniques et habilles, ses mélodies accrocheuses et une incontestable énergie, le quatuor nous livre un cocktail infaillible et bienfaisant", précise Didier Granet.

Mazalda Turbo Clap Station, le 20 août à 21 heures

Inspirée des Sound-Systems de rue indiens, la Turbo Clap Station est un engin de fête ! L’exploration sonore est sans précédent, l’aventure est envoutante voire parfois déconcertante. Les quinze sources de sons, les cinquante haut-parleurs-trompes font résonner une musique inspirée par le monde. Le groove intersidéral vous plonge dans les danses tribales d’une planète inconnue jusqu’ici.

Le dance-floor psychédélique, mixé en direct par un ingénieur du son «illuminé» et sa console home-made, opère sur les plus jeunes comme sur les plus érudits... le public est alors plongé dans un son nouveau, une bulle sonore, un effet 3D sensoriel !! La scénographie lumineuse rappelle les enseignes asiatiques ou les décors chimiques périurbains. Les corps et les coeurs se laissent
porter, hypnotiser, vibrer jusqu’au bout de la nuit !

Une belle soirée (nuit) de clôture en perspective.

Première partie à 20 heures assurée par Elias Delaunay & The PaïPaï Jazz Band, une formation Jazz Quartet, qui présente un répertoire de compositions originales, mêlant improvisation et musique écrite, entre tradition et évolution


Les Mixtapes de l'apéro…

Tous les jeudis du festival – et le mardi 20 août – sur le parvis du Quai, le Bar du Forum propose un apéro musical avec "Les Mixtapes de l’Apéro". "Avant tout concert de qualité, une préparation auditive à la hauteur du show est une obligation", avoue le programmateur.
Les Mixtapes de l’apéro, montées par un collectif de deejays sélectionnera la crème des grooves à l’heure de l’apéritif et proposera des mixs mêlant funk, afrobeat, latin-soul, boogalooo, psyché, cumbia, hip-hop...












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